Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Conférence Marc Laimé avec photographies des pollutions

Les cinq premières minutes de la conférence du 10 décembre 2009, organisée par le collectif beaujolais des usagers de l’eau, à Villefranche-sur-Saône

Le blog de Marc Laimé : Les eaux glacées du calcul égoïte http://www.eauxglacees.com/

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12 décembre 2009 Posted by | Arnas, Colles, Eau, Eau Villefranche, Qualité de l'eau potable, Uncategorized | Laisser un commentaire

Nouveaux déchets illégaux à Arnas

Le samedi 26 septembre, un reportage pour la télévision a eu lieu pour montrer des pollutions des captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône. Ils ne se sont déplacés pour rien, malgré des années de luttes pour stopper les pollutions illégales, la pollution continue de plus belle, sans action efficace des pouvoirs publics.

En passant devant l’ancien site Rt, visiblement exploité actuellement par la société Er, voila ce que nous avons vu :

Déchets DIB non triés illégaux, supérieurs aux 20 m3 autorisés

Déchets DIB non triés illégaux, supérieurs aux 20 m3 autorisés

La quantité de déchets illégaux est impossible à voir de la rue, car la plupart est cachée à l’intérieur des hangars délabrés.

Autre information (non vérifiée) : les déchets hospitaliers de la ville de Lyon (nombreux problèmes environnementaux, dont la radioactivité) seraient incinérés Villefanche-sur-Saône. Pourquoi, alors qu’il y a deux incinérateurs autour de Lyon?

27 septembre 2009 Posted by | Arnas, Eau, Pollueurs, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Un commentaire

Questions à la CAVIL sur REGEMAT (9)

Dans l’article du Progrès du 10 septembre, la CAVIL ne donne aucune réponse sur REGEMAT. Je pose donc de manière claire et ouverte des questions à la CAVIL.

Combien va coûter à la CAVIL, aux usagers de l’eau et aux contribuables les pollutions de REGEMAT à Arnas et Anse?

A Arnas, le coût de la dépollution du site va être considérable.  Il y a un an, une entreprise a commencé le tri et l’évacuation des déchets. Un quart des déchets à peine ont été traités. Nous savons seulement que le coût du broyage sur place du bois trié est de 10 €/tonne.

A Anse, plus de 200 000 m3 (360 000 tonnes) de déchets « inertes » REGEMAT vont être déplacés par le Syndicat Mixte du Bordelan pour libérer (en partie !)  le lit de la Saône. Le Syndicat, c’est 20% CAVIL, 50 % Conseil général, 30 % commune d’Anse. Le coût pour la CAVIL et les contribuables du Conseil général va être énorme.

Etant donné les coûts élevés, pourquoi la CAVIL n’a-t-elle pas engagé des actions en Responsabilité Civile pour faire payer les responsables du désastre REGEMAT.

14 septembre 2009 Posted by | Anse, Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

REGEMAT (6) : photos Google des « TAS » de déchets non triés à Arnas

Photographie aérienne de l’IGN du site d’Arnas avant l’arrivée de REGEMAT en 2003 : le terrain est propre sans déchet. Le site est occupé par l’entreprise CMC Couturier.

Site d'Arnas en 2003 avant l'arrivée de REGEMAT : propre sans déchet

Site d'Arnas en 2003 avant l'arrivée de REGEMAT : propre sans déchet

1,5 ans après l’arrêté d’autorisation, l’extérieur des bâtiments est à moitié plein de déchets :
Site REGEMAT au 31 décembre 2005 : rempli à moitié de déchets
Site REGEMAT au 31 décembre 2005 : rempli à moitié de déchets

Photo prise quelques mois après la faillite de REGEMAT, le site est rempli au maximum de déchets (les bâtiments sont également remplis de déchets non triés sur 5 mètres de haut)

Site REGEMAT au 20 avril 2007 : rempli à ras bord de déchets non triés
Site REGEMAT au 20 avril 2007 : rempli à ras bord de déchets non triés

Ces photographies prouvent le caractère frauduleux des stockages de déchets non triés. Trois ans est le temps qu’il a fallu à Regemat pour remplir le site de dizaines de milliers de m3 de déchets industriels banals (DIB). L’entreprise n’a jamais eu l’intention de recycler ces déchets. Elle a déposé son bilan que le site était plein, et qu’elle ne pouvait plus recevoir d’argent pour le faux recyclage.

Voici les engagements de REGEMAT devant le Préfet, pour obtenir son autorisation d’exploiter :
  • Emprise du site : REGEMAT ne l’a pas respecté, les bâtiments à l’est du site ont également été remplis de déchets non banals (cartouches de toner, bidons de produits chimiques, déchets non identifiés…).
  • Stockage de 900 m3 de déchets triés, avec des murets en parpaings à l’intérieur, des détecteurs de fumées, des parois béton de 4 m de hauteur minimale : REGEMAT n’a rien respecté : plusieurs dizaines de milliers de m3 de déchets non triés, pas de murets, pas de parois béton…

 

Engagements de REGEMAT sur le stockage extérieur (rien n'a été fait)

Engagements de REGEMAT sur le stockage extérieur (rien n'a été fait)

 

25 août 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

REGEMAT (5) : déchets non triés enlevés à Arnas

Si le dépôt de plaintes du 30 juillet ne semble avoir aucun effet sur l’industriel qui rejette de la colle dans le Nizerand (nouveau rejet le 17 août), sur l’ancien site REGEMAT, les choses bougent.

Aujourd’hui vers 12h, nous avons vu arriver une pelle et un camion, qui ont fini d’évacuer du site le nouveau tas de déchets non triés (illégal car 20 m3 au maximum sont autorisés sur le site). Cela est un point positif.

19/08/2009 : Enlévement de déchets non triés (tas illégal de carton, plastique, sacs poubelles non ouverts, tuyaux) sur l'ancien site REGEMAT

19/08/2009 : Enlèvement de déchets non triés (tas illégal de carton, plastique, sacs poubelles non ouverts, tuyaux) sur l'ancien site REGEMAT

19 août 2009 Posted by | Arnas, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

REGEMAT (3) : photographies du 29/07/2009 à ARNAS

Ces photographies ont été prises aujourd’hui 29 juillet 2009, 1,5 ans après les photographies précédentes. L’état du site est toujours lamentable. De nouveaux déchets arrivent : DIB (Déchets Industriels Banals) non triés, déchets divers du bâtiment… Les cartouches d’encre s’écoulent toujours vers la nappe phréatique captée pour l’eau potable.
Les 1000 m3 de cartouches d'encre (toner) toujours là

Les 1000 m3 de cartouches d'encre (toner) sont toujours là

Les cartouches d'encre dehors sont lessivées par les pluies, tuent les arbustes à coté et polluent notre eau potable

Les cartouches d'encre dehors sont lessivées par les pluies, tuent les arbustes à coté et polluent notre eau potable

Que font les personnes qui ont un pouvoir de police (maires d’Arnas et de Villefranche-sur-Saône, DRIRE)?

Agrandissement sur l'amiante qui s'échappe du bâtiment des cartouches d'encre

Agrandissement sur des plaques avec fibres du bâtiment des cartouches d'encre

 

Le giganteste tas de déchets est toujours là (à l'arrière plan, Metaleurop)

Le gigantesque tas de déchets est toujours là (à l'arrière plan, Metaleurop)

Tourjours le même tas de déchets totalement illégaux

Toujours le même tas de déchets totalement illégaux

Tas de déchets illégaux non triés (bois, plastique, bidon, tissu, métal...), avec devant une belle plaque d'amiante en train de se décomposer, et donc de polluer l'air de Villefranche

Tas de déchets illégaux non triés (bois, plastique, bidon, tissu, métal...), avec devant une plaque avec fibres en train de se décomposer

Le tas fait entre 5 et 6 mètres de haut.

Le polystyrène a été poussé au fond. L'entreprise qui a repris le site (EPUR) compte-elle en rajouter?

Le polystyrène a été poussé au fond. L'entreprise qui a repris le site (EPUR) compte-elle en rajouter?

Bien caché derrière un bâtiment un nouveau tas de déchets non triés (totalement illégal) : plastiques, bois, sacs poubelles neufs non ouverts, cartons

Bien caché derrière un bâtiment un nouveau tas de déchets non triés (totalement illégal) : plastiques, bois, sacs poubelles neufs non ouverts, cartons

Nouveau tas de déchets non triés apporté par EPUR (il n’y avait rien à cet endroit à la faillite de REGEMAT). Cela est totalement illégal, car l’arrêté préfectoral de mai 2003 est toujours en vigueur, et seulement 20 m3 de déchets non triés sont autorisés.

Vue du haut du nouveau tas, caché derrière le mur et le bâtiment (5 m de haut)

Vue du haut du nouveau tas, caché derrière le mur et le bâtiment (5 m de haut)

D'autres nouveaux tas sur le site (déchets divers)

D'autres nouveaux tas sur le site (déchets divers)

Haie d'arbustes probablement morts (au milieu de la photo) à cause de la pollution de l'encre qui s'écoule sur leurs racines

Haie d'arbustes probablement morts (au milieu de la photo) à cause de la pollution de l'encre qui s'écoule sur leurs racines

29 juillet 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

REGEMAT (2) : photographies de la pollution à Arnas

Ces photographies ont été prises en décembre 2007, un an après la faillite de REGEMAT. L’état (catastrophique) du site nous a été indiqué par un industriel qui venait de visiter le terrain pour l’acheter, et qui voulait un avis sur la situation actuelle. Il ne croyait pas les informations données par la DRIRE : « le site n’est pas pollué », TOUT VA BIEN.
Panneau REGEMAT : le site de tri et de recyclage s'est transformé en décharge illégalle de déchets divers

Panneau REGEMAT : le site de tri et de recyclage s'est transformé en décharge illégale de déchets divers

Le « beau » panneau REGEMAT : le recyclage n’a pas eu lieu. En totale illégalité, REGEMAT a rempli à ras bord le site de déchets divers et interdits.

On appréciera la publicité mensogère : « REGEMAT, LA DEUXIEME VIE DES MATERIAUX ».

Porte cassée du hangar principal rempli de déchets non triés

Porte cassée du hangar principal rempli de déchets non triés

Intérieur du hangar principal, on voit les déchets non triés de la photo précédente

Intérieur du hangar principal, on voit les déchets non triés de la photo précédente

 

Photo depuis la porte du hangar, des déchets illégaux non triés remplissent le hangar (20 m2 seulement était autorisé par la Préfecture, et devait être trié dans la journée)
Photo depuis la porte du hangar, des déchets illégaux non triés remplissent le hangar (20 m2 seulement était autorisé par la Préfecture, et devait être trié dans la journée)

Photographie prise depuis la porte du hangar. Des déchets illégaux non triés remplissent le hangar. 20 m3 seulement était autorisé par la Préfecture, et devait être trié dans la journée. Estimation des déchets dans ce hangar : 7 500 m3. Soit 7 480 m3 déposés illégalement!  

Les déchets : du matériel électronique, des livres, du plastique, du carton, des bidons, des plaques d'isolation, des sacs poubelles non ouverts : 7 500 m3 comme cela

Les déchets : du matériel électronique, des livres, du plastique, du carton, des bidons, des plaques d'isolation, des sacs poubelles non ouverts : 7 500 m3 comme cela

 

Le fond du hangar de 2 500 m2 : les déchets non triés sont entassés jusqu'au plafond  : 6 m de haut

Le fond du hangar de 2 500 m2 : les déchets non triés sont entassés jusqu'au plafond : 6 m de haut

Un autre hangar rempli de bidon de produits chimiques, solvants, de pots de peinture, de tuyaux du BTP...

Un autre hangar rempli de bidons de produits chimiques, solvants, de pots de peinture, de tuyaux du BTP...

Un autre hangar rempli de 1 000 m3  de cartouches de toner usagées

Un autre hangar rempli de 1 000 m3 de cartouches de toner usagées

Le toit est percé de toute part. L'encre et les solvants coulent sur le sol intérieur et extérieur, puis polluent la nappe phréatique qui alimente les 60000 habitants de Villefranche et du Beaujolais

Le toit est percé de toute part. L'encre et les solvants coulent sur le sol intérieur et extérieur, puis polluent la nappe phréatique qui alimente les 60000 habitants de Villefranche et du Beaujolais

Quelques centaines de m3 de déchets inconnus : des rubans de couleur (stockage informatique?). De toutes manières, comme les cartouches de tonners, déchets totalement interdits sur le site d'après l'arrêté préfectoral.

Quelques centaines de m3 de déchets inconnus : des rubans de couleur (stockage informatique?). De toutes manières, comme les cartouches de toner, déchets totalement interdits sur le site d'après l'arrêté préfectoral.

 

Déchets divers (bidons, tuyaux, pneu) mélangés avec les cartouches d'encre

Déchets divers (bidons, tuyaux, pneus) mélangés avec les cartouches d'encre

Un hangar rempli de polystyrène, un autre matériau interdit par l'arrêté préfectoral

Un hangar rempli de polystyrène, un autre matériau interdit par l'arrêté préfectoral

Giganteste tas de bois et de déchets divers (platiques, platre...) à l'extérieur

Gigantesque tas de bois et de déchets divers (plastiques, plâtre...) à l'extérieur.

37 500 m3 de déchets extérieurs non triés (bois principalement) ont été estimés. La hauteur des tas est supérieure à 5 m

37 500 m3 de déchets extérieurs non triés (bois principalement) ont été estimés. La hauteur des tas est supérieure à 5 m

Les eaux des 7500 m2 des tas de bois sont infiltrées directement dans la nappe phrétique captée pour l'eau potable. Cela dans la plus totale illégalité.

Les eaux des 7500 m2 des tas de bois sont infiltrées directement dans la nappe phréatique captée pour l'eau potable. Cela dans la plus totale illégalité.

Le tuyau des eaux pluviales chargées en produits de traitement de bois (pesticides, métaux lourds...) qui va polluer notre eau potable

Le tuyau des eaux pluviales chargées en produits de traitement de bois (pesticides, métaux lourds...) qui va polluer notre eau potable

La fameuse haie d'arbustes morts (sur la droite) située près de la fosse d'infiltration. D'après un expert en environnement de Paris, les arbustes sont morts à cause de la pollution des eaux de la fosse. D'après la DRIRE, cela est faux, les arbustes sont morts à cause de l'arrachage des racines par le creusement de la fosse (hypothèse absurde)

La fameuse haie d'arbustes morts (sur la droite) située près de la fosse d'infiltration. D'après un expert en environnement de Paris, les arbustes sont morts à cause de la pollution des eaux de la fosse. D'après la DRIRE, cela est faux, les arbustes sont morts à cause de l'arrachage des racines par le creusement de la fosse (hypothèse absurde)

Quand on voit ces photos, on ne peut qu’être choqué par tant d’actes illégaux, dangereux pour l’environnement, la sécurité publique (en cas d’incendie 50000 m3 de déchets inflammables abandonnés sur le site), la santé humaine (pollution des captages d’eau potable situés juste en dessous du site). Cela s’est réalisé en un peu plus de 3 ans : arrêté préfectoral de centre de tri en mai 2003 et faillite de REGEMAT en décembre 2006.

En 2003, REGEMAT était déjà une entreprise condamnée qui vivait sur des activités illégales de remblais non autorisés à Anse (plusieurs millions de tonnes de déchets dit ‘inertes » déposés à Anse), et non sur du recyclage. Le stockage illégal de déchets à Arnas est donc une escroquerie aux déchets.
Pourquoi les pouvoirs de police ne sont-ils pas intervenus? REGEMAT a déposé son bilan quand le site était plein de déchets non triés ou illégaux.
  • Madame le Maire d’ARNAS qui a le pouvoir de la police des déchets.
  • La DRIRE, responsable de la police des installations classées.
  • Monsieur le Maire de Villefranche qui doit protéger les captages d’eau potable situés sur sa commune.

29 juillet 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT | Laisser un commentaire

REGEMAT (1) : gigantesque escroquerie aux déchets qui va polluer encore plus notre eau « potable »

Suite à une visite de terrain du 25/05/2009, je suis allé le 15/07/2009 consulter le dossier REGEMAT d’ARNAS à la Préfecture.

Extrait de l’Arrêté Préfectoral du 14 mai 2003 : « Arrêté autorisant la société REGEMAT à exploiter un centre de transit et de tri de déchets industriels banals situé zone industrielle Nord d’ARNAS »

« 7.5.3 – En aucun cas, les quantités stockées ne doivent pas être supérieures aux valeurs précisées ci-dessous :
• déchets industriels banals non triés : Voir point 7.6.3
• emballages en papier, carton : 32 tonnes
• emballages en matière plastique : 24 tonnes
• emballages en bois : 8 tonnes
• plastiques : 30 tonnes
• papiers – cartons : 40 tonnes
• métaux et alliages : 10 tonnes
• bois et palettes en bois : 32 tonnes
• refus de tri : 6 tonnes »

« 7.6.3 – Pour les déchets industriels banals, excepté un stock tampon d’une capacité maximum autorisée de 20 m3 et qui devra être trié dans un délai maximum de 24 heures et sauf situation exceptionnelle que l’exploitant devra doivent justifier, tous les déchets réceptionnés doivent être triés en totalité le jour même. »

« 4.4.2 – Eaux pluviales
Les eaux pluviales de toiture sont rejetées directement au réseau collectif eaux pluviales.
Les autres eaux pluviales comprenant en particulier les eaux de ruissellement provenant des aires ayant reçues accidentellement des hydrocarbures et autres polluants, doivent être traitées par des dispositifs capables de retenir ces produits avant rejet au réseau collectif eaux pluviales. »

Lors de la liquidation de la SARL REGEMAT en décembre 2006, il y avait :
• 45 000 m3 de déchets industriels banals non triés, dont 7 500 m3 cachés dans le hangar principal, et 37 500 m3, constitués principalement de bois, cachés derrière le site en plein air. Les eaux pluviales de ce dernier dépôt, chargées en pesticides et métaux toxiques des traitements du bois, sont envoyées dans la nappe phréatique dans une grande fosse d’infiltration, et donc rejoignent les captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône alimentant 60 000 personnes.
• 1 000 m3 de cartouches de toner usagées, dans un local délabré au toit percé, avec l’encre et les solvants s’écoulant dans le sol et la nappe phréatique.
• 600 m3 de polystyrène
• 240 m3 de bidon en plastique
Cette estimation des déchets illégaux sur le site REGEMAT d’Arnas a été faite en décembre 2007, suite à la demande de renseignement d’un industriel qui souhaitait acheter le site, et qui ne croyait les affirmations de la DRIRE disant que le site n’était pas pollué, et qu’il n’y avait pas de problème sur ce site.

Le stockage de cartouches de toners usagées est illégal car il ne s’agit pas d’un déchet industriel banal (DIB), et le site REGEMAT est un centre de tri, sans stockage autorisé au-dessus des limites de l’arrêté préfectoral.
Le stockage permanant des 45000 m3 de DIB non trié est illégal, car seulement 20 m3 était autorisé devant être trié dans un délai maximum de 24 heures était autorisé.

L’infiltration directe dans la nappe phréatique captée pour l’eau potable des eaux pluviales polluées, par les produits de traitement de bois, les solvants et les métaux lourds des cartouches de toner, est illégale. En effet, d’après l’article 4.2.2 de l’AP, ces eaux pluviales polluées « doivent être traitées par des dispositifs capables de retenir ces produits avant rejet au réseau collectif eaux pluviales ».

En plus de la pollution chronique des captages d’eau potable par lessivage des déchets, il y a un risque accidentel de pollution des captages en cas d’incendie des déchets non triés. Le stockage illégal est également une mise en danger de la vie d’autrui par les conséquences énormes d’un incendie des déchets : panique des habitants de la CAVIL, fumées toxiques des plastiques dans Villefranche, risques de propagation de l’incendie aux usines chimiques proches : centrale d’enrobé, National Starch, Métaleurop, C2P…, risques d’explosion des usines chimiques…

L’affaire REGEMAT est grave. Les activités illégales du site vont entrainer une importante pollution de la nappe phréatique, et de nos captages d’eau potable juste en aval.
Il s’agit d’une gigantesque escroquerie aux déchets. Les clients de REGEMAT ont payé un recyclage des DIB, des cartouches de tonner conformément à la loi et aux règles de l’art. REGEMAT a de plus reçu d’importantes subventions de l’ADEME pour ce recyclage.
Au lieu de recycler, REGEMAT n’a fait que stocker les DIB en les cachant dans de gigantesques hangars.

Extraits de l’arrêté préfectoral :

Regemat_AP_mai_2003

18 juillet 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

   

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