Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Pollution industrielle illégale dans le Nizerand (ça continue)

Depuis des années, sur la commune d’Arnas, des industriels rejettent illégalement des eaux polluées dans la rivière du Nizerand qui alimente les captages d’eau potable de Villefranche. Les autorités ne font rien pour stopper les pollutions, et protègent même les pollueurs. Nous avons rencontré le Maire d’Arnas qui nous expliqué que tout allait bien, que les lois étaient respectées sur sa commune. Les preuves du contraire dans les photos suivantes (voir aussi les anciennes photos).

Rejet illégal de colle dans le Nizerand (14/10/2010)

En été et en automne, le Nizerand est à sec, il est donc possible de voir les rejets industriels, mais en hiver, l’accès est impossible car la rivière coule. Les rejets illégaux continuent probablement en hiver.

Et en 2011, ça recommence :

Rejet illégal de la société EPUR dans le Nizerand à sec, toute la pollution s’infiltre et va rejoindre à 100 % les captages d’eau potable (21/09/2011)

En plus voici une photo du premier site d’EPUR.

Site EPUR à Arnas : décharge de citernes, fûts, récipients à ciel ouvert (24/06/2011)

C’est honteux pour notre région d’avoir un site pareil juste au-dessus de nos captages. L’activité d’EPUR n’a jamais fait l’objet d’une vraie étude d’impact, l’arrêté préfectoral date de 1982. Il faut une révision de l’arrêté préfectoral, qui ne peut aboutir qu’à la fermeture du site.

En un peu plus en aval, c’est pire. EPUR exploite un site sans autorisation préfectorale. Les photos du stockage illégal, caché derrière un mur, de déchets non triés ont déjà publié sur ce blog. Actuellement de nouveaux stockages de bois ont lieu sur le site, sans autorisation, malgré un premier incendie en mai 2011 qui a fortement pollué le Nizerand.

Deuxième site EPUR à Arnas, exploitation sans autorisation valable (24/06/2011)

Le maire d’Arnas défend EPUR en disant que l’ancien Arrêté Préfectoral de REGEMAT a été repris par EPUR. Cela est impossible car l’ancien AP s’annulait au bout de 2 ans d’inexploitation du site, or il y a eu plus de 2 ans entre la faillite de REGEMAT et l’arrivée d’EPUR sur le site (document écrit en mairie d’Arnas prouvant le délai supérieur à 2 ans).

Il est clair que les activités de la société EPUR sont totalement incompatibles avec la présence en aval d’un captage d’eau potable alimentant 60 000 personnes, plus l’usine BLEDINA. Soit EPUR, soit le captage doit déménager. Nous demandons à nos élus de prendre une décision politique dans ce sens. La pollution existante des captages étant tellement extrême, c’est bien sûr aux captages de déménager, mais les responsables de la pollution doivent payer. Les usagers ne sont pas responsables, ce sont des victimes, ils n’ont pas à payer.

Rejet industriel dans le collecteur d’eau pluviale (rue Grange Morin) de la CAVIL qui arrive dans le Nizerand à sec (21/09/2011)

Et un peu plus bas, au rejet du collecteur d’eau pluviale de la CAVIL, toujours le même spectacle depuis des dizaines d’années. Des industriels, au lieu d’envoyer leurs eaux polluées dans le réseau d’assainissement (problème car il y a des contrôles, nouveaux arrêtés préfectoraux de limitation des rejets vers la station d’épuration de VEOLIA), les rejettent illégalement dans la rivière alimentant l’eau potable (mais là il n’y a strictement aucun contrôle).

Autre rejet industriel dans le Nizerand (21/09/2011)

Un peu plus bas, toujours la même chose, des rejets industriels dans un autre réseau d’eau pluviale de la CAVIL.

Une question que l’on se pose depuis des années : quand est-ce que le Maire d’Arnas et les autorités vont-elles réagir pour faire respecter les lois dans la zone industrielle d’Arnas qui est devenue une véritable zone de non-droit?

10 octobre 2011 Posted by | Eau Villefranche, Nizerand, Pollueurs, Qualité de l'eau potable | Laisser un commentaire

Réunion PPRNI et barrage d’Anse

Le 11/02/2010, plusieurs membres du collectif beaujolais des usagers de l’eau ont assisté à la réunion publique sur les PPRNI (Plans de Prévention des Risques Naturels d’Inondation du Val de Saône). Pour l’information donnée, voir le site http://www.rhone.equipement.gouv.fr/rubrique.php3?id_rubrique=275

La crue de référence, celle qui sert à déterminer les « zones inondables », est celle de 1840, à fréquence de 140 à 150 ans. L’Etat nous a bien précisé que l’eau pouvait monter beaucoup plus haut que la crue de 1840, puisque qu’il y a des crues à fréquence 500 ans, 1000 ans, 10 000 ans. Une crue millénale n’est pas une crue qui se produit tous les 1000 ans, mais une crue qui a une probabilité 1/1000 de ce produire en 2010, 2011…

Les questions ont commencé sur les déchets ultimes illégaux déposés en zone inondable sur le site de l’Ave Maria à Arnas. Le responsable DDT a promis de demander des explications à la DRIRE. Puis une personne a précisé que les lois devaient s’appliquer à tout le monde. Inutile de dire que le particulier qui déposera quelques tonnes de terre en zone inondable pour agrandir sa terrasse se retrouvera devant le tribunal de Villefranche, avec le Procureur qui lui expliquera qu’il est un nuisible à la collectivité. Cependant à Anse, des millions de tonnes ont été déposés illégalement (par REGEMAT), sans aucune réaction de la police et de la justice.

Le responsable a répondu que l’Etat s’occupait du « problème » d’Anse, et que l’Etat agissait pour améliorer la situation : 300 000 m3 doivent être déplacés (rappel : aux frais des contribuables du Rhône et de la CAVIL, pas des responsables des dépôts des 2,6 millions de tonnes de déchets illégaux). J’ai entendu cela pendant des années par les élus d’Anse et les services de l’Etat, mais en étudiant le dossier d’enquête publique, je me suis aperçu que cela était faux. Le déplacement des 300 000 m3 ne sert pas à l’écoulement de la Saône, mais à permettre à des entreprises privées et la mairie d’Anse de remblayer de nouvelles surfaces dans le lit majeur de la Saône, et à d’y installer des nouveaux dépôts de déchets.

Avant le représentant de l’Etat avait affirmé que tout remblai était aujourd’hui interdit dans le lit majeur de Saône. Pour tout le monde, sauf pour la mairie d’Anse, les entreprises P et S, la mairie d’Arnas (la ZAC de l’Ave Maria à vocation touristique nécessite des remblais dans le lit majeur de la Saône), et V (sur l’Ave Maria, des déchets sont apportés dans la zone inondable tous les jours, des camions bâchés italiens rentrent même sur le site, inquiétude quand on sait qu’il y a des trafics illégaux de déchets toxiques en Italie). Toujours la loi à 2 vitesses.

Je suis donc intervenu par contester l’affirmation de l’utilité du déplacement des 300 000 m3.

Puis ma question (complétée depuis). D’après moi, les cartes des PPRNI ne sont pas valables, car en cas de crue historique, l’eau pourrait monter de plusieurs mètres plus hauts en amont du verrou d’Anse. Vous n’avez pas pris en compte les 2,6 millions de tonnes de déchets déposés en toute illégalité dans le lit majeur de la Saône, sur la commune d’Anse. Ces déchets forment un immense barrage, qui en cas d’obstruction de la Saône sous le pont d’Anse, avec des bateaux mer-rivières, des péniches et des barges, entrainerait une montée des eaux bien au dessus de la zone rouge à Villefranche.

L’Etat a indiqué qu’un mètre d’eau correspondait environ à 1 milliard de m3 d’eau stockée. Le barrage d’Anse pourrait stocker de 5 à 10 milliards de m3 d’eau. Si le pont d’Anse, donc le barrage casse au maximum de la crue, des milliards de m3 vont donc se déverser sur la ville de Lyon, qui seront accélérés par la vallée étroite de la Saône en amont de Lyon. Le Vieux Lyon et la Presqu’ile seraient probablement détruits.

Rappel : En 1959, 0,4 milliard de m3 d’eau ont détruit la ville de Fréjus, avec plus de 400 morts, et après un parcours de plusieurs km en plaine, donc un fort ralentissement de l’eau avant la ville.

Ces déchets illégaux vont-ils être enlevés, pour ramener la plate-forme d’Anse à la cote de la crue centennale (seule autorisée), et donc permettre l’écoulement de l’eau en cas d’événement exceptionnel ?

Ne pas faire cela, et enterrer ce dossier comme les pouvoirs publics s’apprêtent à le faire, est une atteindre aux droits des générations futures.

Le représentant de l’Etat n’a pas nié l’existence du grave problème, mais a refusé de répondre immédiatement. Il faut donc attendre la réponse.

28 février 2010 Posted by | Anse, Eau, Eau Lyon, Eau Villefranche, Pollueurs, REGEMAT | Laisser un commentaire

Nouveaux déchets illégaux à Arnas

Le samedi 26 septembre, un reportage pour la télévision a eu lieu pour montrer des pollutions des captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône. Ils ne se sont déplacés pour rien, malgré des années de luttes pour stopper les pollutions illégales, la pollution continue de plus belle, sans action efficace des pouvoirs publics.

En passant devant l’ancien site Rt, visiblement exploité actuellement par la société Er, voila ce que nous avons vu :

Déchets DIB non triés illégaux, supérieurs aux 20 m3 autorisés

Déchets DIB non triés illégaux, supérieurs aux 20 m3 autorisés

La quantité de déchets illégaux est impossible à voir de la rue, car la plupart est cachée à l’intérieur des hangars délabrés.

Autre information (non vérifiée) : les déchets hospitaliers de la ville de Lyon (nombreux problèmes environnementaux, dont la radioactivité) seraient incinérés Villefanche-sur-Saône. Pourquoi, alors qu’il y a deux incinérateurs autour de Lyon?

27 septembre 2009 Posted by | Arnas, Eau, Pollueurs, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Un commentaire

   

%d blogueurs aiment cette page :