Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Liste des polluants de l’eau de Villefranche

L’Association Rhône Beaujolais des Usagers de l’Eau (ARBUE) a actualisé la liste des polluants du réseau d’eau de Villefranche-sur-Saône (puits de captage et eau distribuéee) :

http://eaubeaujolais.wordpress.com/liste-des-polluants/

  • 27 pesticides
  • 33 micropolluants
  • 9 métaux lourds ou toxiques
  • Nouveaux polluants de 2011 : dioxine, cyanure, résidu médicamenteux (carbamazepine), perfluorés
  • Nouveaux polluants de 2012 : phtalates (DEHP), dithio carbamates
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5 janvier 2013 Posted by | Eau Villefranche, Micropolluants, Pesticides, Phtalates, Qualité de l'eau potable, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Origine et date de la pollution aux solvants chlorés de l’eau du robinet de Villefranche

Pour le tétrachloréthylène et le trichloréthylène, identifiés en 1994 comme provenant de la zone industrielle d’Arnas (étude Anjou), la pollution a dû démarrer dans les années 70, période d’installation des usines dans la zone industrielle.
Pour le tétrachlorure de carbone et le trichloroéthane-111, l’étude « Anjou » de 1994 prouve que la pollution provient de l’amont de la voie ferrée, c’est à dire des industries implantées dans la partie nord de la ville de Villefranche-sur-Saône. La pollution est ancienne, peut-être depuis les années 40-50.
Suite à la directive européenne de 1980 fixant des normes pour les solvants chlorés, la première analyse a eu lieu quelques années plus tard à Villefranche. L’eau distribuée à Villefranche était déjà contaminée au-dessus de la valeur guide de 1 microg/l par solvant chloré. Depuis cette première analyse jusqu’à aujourd’hui en 2011, 100 % des analyses de l’eau de Villefranche ont dépassé cette norme.

26 mai 2011 Posted by | Eau Villefranche, Micropolluants, Qualité de l'eau potable, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

Nouvelle pollution de l’eau de Villefranche : 112-trichloroéthane

Après la pollution au tétrachloréthylène de février 2009 au-dessus de la limite de qualité, le 3 février 2011, une pollution de 9,4 microg/l de 112-trichloroéthane a été quantifiée dans l’eau distribuée à Villefranche-sur-Saône. Ce solvant chloré n’ayant aucune limite de qualité en France, l’analyse est passée « conforme ».

Cependant pour évaluer le risque pour la santé, on peut voir les normes des autres pays, en particulier des Etats-Unis où des études sanitaires poussées sont réalisées. Au niveau fédéral (de nombreux états ont des normes plus strictes), les normes pour le 112 trichloroéthane sont :

  • 5 microg/l pour la norme fédérale stricte (celle où on interdit la consommation en cas de dépassement?).
  • 3 microg/l pour l’objectif maximal à atteindre

Donc, l’eau distribuée à Villefranche en février 2011 a été dangereuse pour la santé, mais aucune information des usagers n’a eu lieu (comme d’habitude).

Les pollutions au 112-trichloroéthane sont rares en France. Ce produit serait utilisé lors de la fabrication d’adhésifs, de tubes téflon et de laques.

Cette analyse est disponible sur le site : http://orobnat.sante.gouv.fr/orobnat/afficherPage.do?methode=menu&menuniveau1=envir&menuniveau2=eaurob&menuniveau3=dernres&menuniveau4=null&idRegion=82

De plus, en consultant le site précédent du ministère de la santé (orobnat.sante.gouv.fr), j’ai découvert une énormité. L’analyse non conforme de 5 février 2009 a été classée en analyse conforme dans la base de données du ministère de la santé (analyse sur la commune de DENICE). Denice_090205

« Conformité   Conclusions sanitaires  Eau d’alimentation conforme aux normes en vigueur pour l’ensemble des paramètres mesurés. » Alors que juste au-dessus, les analyses montrant la non-conformité sont présentes. Erreur de frappe ?, mais qui arrange les statistiques françaises sur la potabilité de l’eau.

23 mai 2011 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Micropolluants, Qualité de l'eau potable, Tétrachloréthylène | Un commentaire

Grand’O de Lyon ?

Je viens de tomber sur le site de Grand’O de Lyon : http://www.grandodelyon.org/

Vraiment étonnant, on apprend que l’eau de Lyon c’est :

100 % qualité : Ils parlent peut-être de la mauvaise qualité de l’eau du robinet.  Rappel : l’eau de Lyon est principalement l’eau du Rhône (1), l’un des fleuves les plus pollués de France : 37 pesticides en amont du captage de l’eau, une pollution au PCB bien connue, des HAP, du mercure, des perturbateurs endocriniens…

Les captages sont en plus pollués par la nappe de l’est lyonnais, qui rajoute des métaux lourds et des solvants chlorés dans l’eau du robinet : tétrachloréthylène, tétrachlorure de carbone, trichloroéthane…

Par exemple, l’eau du robinet le 3 décembre 2009 : tétrachloréthylène = 1,1 µg/l, phénantrène (HAP) = 0,021 µg/l, plus bien d’autres polluants.

Cette eau polluée est distribuée sans aucun traitement (Lyon est donc si pauvre que ça), à part du chlore qui rajoutent des produits cancérigènes et perturbateurs endocriniens dans l’eau, par exemple le chloroforme.

100 % économique : ont-ils compté le coût des conséquences potentielles sur la santé des polluants présents dans la Grand’O de Lyon ?

100 % durable : l’eau de 1,1 million d’habitants du Grand Lyon est légèrement filtrée par le sable entre le Rhône et les puits de captage. A chaque seconde, ce filtre se remplit et les polluants (mercure, pesticides, HAP, PCB, perturbateurs endocriniens…) s’accumulent dans la nappe, et progressent lentement vers l’eau du robinet. Déjà, les HAP (cancérigènes) polluent la Grand’O de Lyon. Dans l’avenir, de plus en plus de contaminants vont polluer la grande eau de Lyon, avec des relargages brusques de produits toxiques (phénomène bien connu).

Une chose est certaine : l’eau du robinet de Lyon n’est pas durable.

Dans le dossier de presse remis par le Grand Lyon aux journalistes, c’est le grand délire. On y apprend que la Grand’O de Lyon est l’eau des glaciers alpins (je ne vois pas où pourraient être ces glaciers).

« L’eau des Alpes nous arrive en suivant le Rhône, par une nappe phréatique ayant le même débit que le fleuve, soit 800 m3/seconde. Elle est constituée de massifs de sables et de graviers filtrants, qui la dépolluent et la minéralise au fur et à mesure de son avancée. » 

Tout cela n’est que mensonge. L’eau de Lyon est principalement l’eau du Rhône (1), fleuve très pollué.

(1) L’eau du Rhône s’infiltre dans les berges du fleuve ou dans les berges des 3 canaux artificiels autour du champ captant, ou dans les bassins d’infiltration construits par le Grand Lyon au milieu du champ captant. L’eau transite ensuite dans les sables et graviers, puis elle est pompée dans les puits de captage, et envoyée dans le réseau d’eau potable après un ajout de chlore. Une petite partie de l’eau pompée ne vient pas du Rhône, mais de la nappe de l’est lyonnais (couloir de Meyzieu). Cette nappe, polluée par les solvants chlorés, apporte du tétrachloroéthylène dans l’eau du robinet.

19 mars 2010 Posted by | Eau, Eau Lyon, Micropolluants, Pesticides, Polluants, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

De nouveaux HAP dans notre eau potable

Les dernières analyses du contrôle sanitaire ont montré la présence de nouveaux HAP aux robinets des usagers de Villefranche-sur-Saône et environs. HAP : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, polluants dont certains sont cancérigènes.

Le 31 juillet 2009, au centre de Villefranche (première détection de ces 2 polluants dans l’eau distribuée par la CAVIL)

  • Fluorène : 12 ng/l
  • Méthyl(2) fluoranthène : 11 ng/l

Le 30 juin 2009, à Liergues (eau distribuée par le SEOV) :

  • Fluoranthène : 14 ng/l. Phénantrène : 34 ng/l. Première détection de HAP dans l’une des 9 communes du Syndicat des Eaux de l’Ouest de Villefranche : preuve d’une nouvelle dégradation de la qualité l’eau distribuée

Il n’y a aucune norme sur ces 3 paramètres, donc l’eau est donc « conforme ». Cependant, quand il y a un HAP, il y a les autres à coté, en particulier le benzo(a)pyrène (cancérogène certain pour l’homme, groupe 1 du CIRC Centre International de Recherche sur le Cancer). Or la norme française pour le benzo(a)pyrène est 10 ng/l, et le seuil de détection du laboratoire est aussi 10 ng/l. Donc il peut y avoir ce produit dangereux à 9 ng/l (plus les actions combinées des dizaines d’autres polluants détectés dans l’eau), et l’eau est toujours « conforme ».

Déjà le 1 octobre 2007, 57 ng/l de fluoranthène avaient été détectés au robinet de la cuisine de la Chambre de Commerce (https://leau.wordpress.com/2007/12/09/les-hap-nouveaux-polluants-de-l%e2%80%99eau-distribuee-par-la-cavil/).

Au total 23 micropolluants ont été détectés dans l’eau de Villefranche : tétrachloréthylène, trichloréthylène, dichloréthylène-1,1 , trichloréthane-1,1,1 , dichloéthane-1,1 , tétrachlorure de carbone, dichlorométhane, chloroforme, benzène, xylène-méta, naphtalène, dibromoéthane-1,2 , dichloroéthane-1,2 , trichloroéthane-1,1,2 , trichlorotrifluoréthane, dichloroéthylène 1,2cis, bromoforme, dichlromonobromométhane, dibromomonodichlrométhane, fluoranthène, fluorène,  méthyl(2) fluoranthène, phénantrène (plus des hydrocarbures 11 µg/l le 06/01/2005).

A cela s’ajoutent des dysfonctionnements de l’usine de traitement d’eau exploitée par une entreprise privée, le manganèse n’est pas éliminé, et une forte concentration en aluminum est envoyée au robinet des usagers (analyses du 03/10/2008 et du 03/04/2007)

Je rappelle qu’il n’y a aucun danger à court ou moyen terme de boire ou utiliser l’eau de Villefranche. Les risques pour la santé sont uniquement à long terme (cancers, stérilité…).

27 octobre 2009 Posted by | Aluminium, Eau, Eau Villefranche, HAP, Micropolluants, Polluants, Qualité de l'eau potable | Laisser un commentaire

   

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