Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

L’ARBUE à la foire miel-bio de Chazay-d’Azergues

L’Association Rhône Beaujolais des Usagers de l’eau, ARBUE, sera présente à la foire au Miel et Produits Biologiques à Chazay-d’Azergues,  le 16 mars 2013 de 14h30 à 19h et le 17 mars 2013 de 9h à 19h (salle n°1 St Exupéry). Cette manifestation est organisée par l’association ALTERN’INFO.

L’ARBUE présentera sur son stand :

  • Une solution globale pour l’eau potable dans le Pays Beaujolais.
  • L’exemple du captage pollué d’Anse, avec les dilutions et mélanges nécessaires pour envoyer cette eau au robinet des usagers.

Des membres présenteront des conférences (1er étage salle n°1) :

  • Bruno Ducluzaux : « L’eau du robinet est-elle bio? » le samedi 16 mars à 14h30
  • Vincent Meyer : « Prévention du cancer par l’alimentation » le dimanche 17 mars à 16h30

9 mars 2013 Posted by | Eau, Eau Rhône, Mélange - Dilution, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

« Tous cobayes ? »

« Mercredi 24 octobre 2012 à 20h00 : rencontre ‘Tous cobayes ?’ de Jean-Paul Jaud. En présence du réalisateur et de la députée européenne Corinne Lepage, co-fondatrice du CRIIGEN qui a participé à l’étude du Pr Seralini.

Projection suivie d’un débat.

Billets en prévente aux caisses du cinéma.

http://www.facebook.com/events/108933919265978/

Cinéma Comoedia   http://www.facebook.com/cinemacomoedia

13 avenue Berthelot, Lyon, FR. »

22 octobre 2012 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

L’ARBUE écrit à Mrs Perrut et Picard

L’Association Rhône Beaujolais des Usagers de l’Eau a envoyé des lettres à Monsieur Perrut (Député-Maire de Villefranche-sur-Saône) et à Monsieur Picard (Président de la Communauté d’Agglomération de Villefranche-sur-Saône – CAVIL) pour leur demander d’agir pour protéger la santé des usagers de l’eau. En particulier, l’association renouvelle sa demande d’arrêter de faire boire l’eau polluée du robinet aux enfants dans les écoles, crèches et établissements scolaires. La protection de nos enfants et des générations futures doit être une priorité pour ces collectivités qui prétendent être pour le développement durable.
Lettre à Monsieur Perrut
Lettre à Monsieur Picard

13 octobre 2012 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Potabilité, Qualité de l'eau potable, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

L’eau sur Radio Calade, lundi 14 mai à 18h30

Lundi 14 mai de 18h30 à 19h00, Radio Calade réalise une émission sur l’eau avec Bruno Ducluzaux, président de l’Association Rhône Beaujolais des Usagers de l’Eau – ARBUE

Les sujets abordés seront :

  • La qualité de l’eau du robinet à Villefranche et en Calade : origine, pollutions de l’eau, contrôle, traitement…
  • Cette eau est-elle potable et que faire pour protéger notre santé?
  • La création et les actions futures de l’association ARBUE
  • Nouvelle usine de traitement de l’eau et déplacement du Nizerand

Pour écouter Radio Calade en direct sur internet : http://www.radio-calade.fr/direct/lecteur.html

12 mai 2012 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

Signez la pétition pour une amélioration de la qualité de l’eau

http://www.petitionpublique.fr/?pi=ARBUE

Pétition de l’Association Rhône Beaujolais des Usagers de l’Eau – ARBUE :

  « Pour une amélioration de la qualité de l’eau sans surcoût pour le consommateur en Beaujolais »

« Depuis des décennies, l’eau distribuée dans le réseau public de l’agglomération de Villefranche sur Saône présente une qualité dégradée pouvant provoquer des risques sur la santé humaine à long terme.
Elle présente en effet de manière chronique des polluants issus des activités agricoles et industrielles du bassin versant : pesticides et solvants chlorés. Ces polluants, présents de manière anormale, ont conduit l’Etat français, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, à classer notre captage à Beauregard sur la liste des 507 champs captants prioritaires (c’est-à-dire les plus pollués parmi plus de 35 000 champs captants en France).
Le principe « pollueur-payeur » appliqué en France est défini de la manière suivante dans le Code de l’Environnement (article L110-1) : « les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur. »
Nous demandons aux responsables du service public de l’eau de prendre des mesures efficaces immédiates pour identifier les responsables des pollutions et pour supprimer définitivement la présence de molécules toxiques dans l’eau distribuée. Nous demandons que les solutions techniques mises en œuvre soient prises en charge par les pollueurs et n’aient aucun impact financier sur la facture du consommateur et du contribuable, qui ne sont en rien responsables de la pollution.
Retrouvez toutes les informations sur la qualité de l’eau dans le Beaujolais sur le site : http://eaubeaujolais.wordpress.com/ »

Tout le monde peut signer car nous sommes tous concernés.

Les habitants du Beaujolais, même ceux qui ne boivent jamais l’eau du robinet, car les principaux polluants sont les solvants chlorés qui entraînent un risque de cancer par pollution de l’air intérieur des habitations, en particulier lors des douches et de bains, et tout le monde est obligé de se laver avec l’eau du robinet.

Les habitants du monde entier car le principal client de l’eau de Villefranche est l’usine BLEDINA, qui fabrique des céréales infantiles vendues dans de nombreux pays, en particulier en France et en Afrique (marques Blédina, Phosphatine et Gallia) et des cracottes – craquinettes. La technique de fabrication (vérifiée plusieurs fois ces dernières années) consiste à verser l’eau brute du robinet sans le moindre traitement dans la marmite. Bien sûr le produit fini est conforme « aux normes », mais les normes sont uniquement sur 0,0001% des produits chimiques connus (65 millions actuellement). Le gigantesque cocktail de polluants à faible dose de l’eau captée à Villefranche-Arnas se retrouve donc en partie dans les produits finis.

4 février 2012 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Qualité de l'eau potable, Villefranche-Beaujolais | , , | Laisser un commentaire

Nouveau sabotage de l’eau de Villefranche

J’ai constaté hier que VEOLIA (sa filiale SADE) a commencé (et presque terminé) l’installation des tuyaux de transfert des égouts de la vallée de Louattes vers la vallée du Nizerand. Ce transfert intervallées des eaux usées va donc dégrader un peu plus la qualité de l’eau distribuée à 60 000 usagers et à l’usine de fabrication d’aliment pour bébés. En effet, environ 30 % de l’eau distribuée provient du Nizerand (mesures fournies au Tribunal Administratif). De plus, la récente étude BAC de la CAVIL prouve que le Bassin d’Alimentation des Captages de Villefranche est principalement la vallée du Nizerand.

Carte du Bassin d'Alimentation des Captages de Villefranche avec le projet de transfert des eaux usées de l'extérieur vers l'intérieur du BAC

L’inconcevable risque d’être fait : transférer les eaux usées de l’extérieur de la zone d’action du BAC officiel du Préfet (Arrêté Préfectoral de délimitation) vers l’intérieur de zone sensible des captages de Villefranche. La pollution de nos captages par les polluants des égouts de Louattes va donc augmenter fortement (30 % de l’eau que nous buvons vient du Nizerand où les eaux polluées vont être rejetées).

Dans le monde entier, les hommes font tout leur possible pour éviter de boire leurs égouts. Ici dans le Beaujolais, c’est le contraire : depuis 10 ans, la CCBNM concentre les égouts de son territoire vers la vallée du Nizerand. Tous les marchés publics sont attribués à VEOLIA (tuyaux ici, construction et exploitation de la station d’épuration), d’où des soupçons de corruption car tous ces travaux sont évidemment contraires à l’intérêt général. De plus, l’attribution de ces marchés à VEOLIA est IMMORALE, car cette entreprise exploite aussi les captages de Villefranche. VEOLIA va donc gagner de l’argent en polluant l’eau (par les égouts de la CCBNM) et en dépolluant ensuite la même eau (usine de traitement de l’eau du robinet).

Une lettre avait été envoyée au Sous-Préfet en mai 2010 sur ce sujet : aucune suite alors que la station d’épuration a un fonctionnement illégal (jugement du Tribunal Administratif de 2009).

Rappel : une station d’épuration retient les matières solides (fécales et papier) et une partie des polluants fixés sur les particules solides, mais n’épure pas chimiquement les eaux du restant des polluants dissous non visibles (ceux qui polluent l’eau du robinet : pesticides, résidus médicamenteux, hormones, nitrates, solvants…). Au contraire, ses grands bassins sont des réacteurs chimiques qui produisent des produits cancérigènes non présents dans les eaux non traitées. Par exemple, la station du Nizerand, où vont aller les eaux de Louattes, est une véritable usine à fabriquer des nitrates. Des mesures de VEOLIA en décembre 2008 prouve que la quantité de nitrates est multipliée par 5 entre l’entrée et la sortie de la station « d‘épuration ».

J’appelle tous les usagers, citoyens, élus à se mobiliser pour empêcher cette nouvelle pollution des captages de Villefranche.

Travaux de la SADE en cours au 19 janvier 2012

19 janvier 2012 Posted by | Assainissement CCBNM, Eau, Eau Villefranche, Nizerand, Qualité de l'eau potable | , | Laisser un commentaire

2011 in review

Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 14 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 5 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

1 janvier 2012 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

Nouvelle dégradation de la qualité de l’eau à Villefranche

Les dernières analyses de l’eau du robinet sont inquiétantes. Après la détection d’un pesticide interdit dans l’eau brute (monuron en mars 2011), un pesticide interdit vient d’être détecté dans l’eau du robinet distribuée aux usagers : 30 ng/l de simazine le 9 juin 2011. Comme pour d’autres analyses proches, une forte suspicion d’un usage illégal de simazine existe. La simazine a été interdite en 2003, et ne peut pas réapparaître sans raison dans l’eau distribuée.

Pour la pollution aux HAP (qui a démarré en 2007 dans l’eau du robinet), un nouveau seuil vient d’être franchi le 2 juillet 2011 avec 4 HAP en même temps détectés dans l’eau distribuée avec une concentration totale 107 ng/l.

En plus, le pesticide présent depuis longtemps ne baisse pas : 82 ng/l d’oxadixyl dans l’eau du robinet le 4 août 2011. Le 2 décembre 2010, la concentration totale en pesticides dans l’eau distribuée avait atteint 154 ng/l.

Le 4 août 2011, la pollution de l’eau du robinet au trichloréthylène a atteint 1 100 ng/l (tétrachloréthylène : 3 700 ng/l). Cette nouvelle pollution est inquiétante car le trichloréthylène est un cancérigène à toxicité sans seuil, une seule molécule dans l’eau du robinet peut causer un cancer, puis la mort d’un usager. De plus, l’Agence américaine de protection de l’environnement (EPA) vient de reconnaître, officiellement, que le trichloréthylène (TCE) est un produit «cancérigène chez l’humain par toutes les voies d’exposition». Auparavant (1987), le produit était classé comme «cancérigène probable». Le TCE y est aussi reconnu comme pouvant causer des maladies autres que le cancer.

Et toujours, l’efficacité du traitement de l’eau est douteuse, le 9 juin 2011 on avait 40 µg/l ( 40 000 ng/l) d’aluminium et 17 µg/l de manganèse dans l’eau du robinet. La concentration en manganèse de l’eau brute est autour de 50 µg/l (le traitement à l’aluminium sert à enlever le manganèse), donc le gestionnaire privé rajoute dans l’eau plus d’aluminium neurotoxique, qu’il n’enlève de manganèse, oligoélément bon pour la santé. L’année dernière, le président de la CAVIL avait dit qu’il « étudiait » la suppression de l’aluminium, qu’attend-il?

L’évolution du nombre de pesticides détectés lors d’une même analyse dans un puits de captage (P3) montre également la forte dégradation de la qualité de l’eau captée depuis 2008.

Nombre de pesticides dans l'eau du puits 3 à Villefranche

25 octobre 2011 Posted by | Aluminium, Eau, Eau Villefranche, HAP, Pesticides, Qualité de l'eau potable | Laisser un commentaire

Un pesticide interdit retrouvé dans l’eau de Villefranche

Le 9 mars 2011, deux nouveaux pesticides ont été détectés pour la première fois dans un puits de captage sur la commune de Villefranche-sur-Saône, dont le MONURON.

Or le monuron est désherbant INTERDIT EN FRANCE depuis 1994.

L’évaluation de la toxicité de ce pesticide est inquiétante (extrait d’une thèse universitaire). De toute façon, s’il a été interdit en 1994, c’est qu’il doit être particulièrement toxique.

« Le monuron pourrait de plus présenter des propriétés carcinogènes, mais l’insuffisance des études sur cet aspect n’autorise aucune affirmation. Peu de publications sont disponibles sur la toxicité des métabolites. Toutefois, certains produits potentiels de dégradation sont connus pour leurs risques carcinogènes (dérivés phénoliques, anilines). La mise en évidence de propriétés phytosanitaire supérieure ou égale à celle du pesticide pour certains composés résultant de N-déalkylation entraîne une interrogation quant aux risques pour l’homme [21]. »

Actuellement le monuron est fabriqué en Chine. Or de récentes enquêtes de la presse et de la télévision prouvent des trafics illégaux de pesticides interdits, provenant de Chine et utilisés en France.

D’où vient le monuron trouvé sur la commune de Villefranche-sur-Saône?

Cette molécule n’a jamais été détectée dans la Saône et dans le Nizerand (eau, sédiments, matières en suspension et bryophytes) :

http://eaubeaujolais.wordpress.com/liste-des-polluants/

Ces deux rivières alimentent à 80 % environ l’eau des captages de la CAVIL. Donc le monuron devrait venir des 20 % d’alimentation restante, la nappe phréatique en amont (à l’ouest) du champ captant. La moitié est occupée par la zone industrielle d’Arnas (pas d’utilisation de ce pesticide), et l’autre moitié par les périmètres de protection, qui sont en fait une vaste zone de culture intensive, où les pesticides sont utilisés à tout va.

Epandage de pesticides à l’intérieur des périmètres de protection de Villefranche.

(quand on voit cette photo, on imagine la dose qu’il doit rester dans les légumes vendus à coté dans les grandes surfaces et les marchés locaux : double peine pour les habitants du Beaujolais, eau et légumes aux pesticides)

A l’intérieur des périmètres de protection, on a une vaste zone de culture de céréales au nord (blé-orge et maïs, le monuron n’est pas adapté à ces cultures) et une immense zone de cultures maraîchères au sud. La substance interdite pourrait donc provenir d’une utilisation en maraîchage.

Plantations maraîchères dans le périmètre de protection immédiate des captages (20/06/2011)

Cultures intensives à l'intérieur du périmètre de protection immédiate (15/08/2010)

De plus, le monuron a été quantifié dans le puits n°3 avec une concentration de 30 ng/l. Or le P3 est l’un des puits les moins exposés et les plus protégés des 14 puits du champ captant, car il est l’un des plus éloignés de la Saône et des cultures intensives. Quelle aurait été la pollution du monuron si l’analyse avait été réalisée dans le P4, P6 (arrêté) ou P7 (drains)? Probablement bien plus importante, et supérieure à la norme de 100 ng/l.

Champ captant de Beauregard : implantation du P3 et extension du PPI non respectée

Quand?

En 1994 (date de l’interdiction du monuron), une étude agropédologique complète a été réalisée par la Chambre d’Agriculture du Rhône, sur les activités agricoles à l’intérieur des périmètres de protection. Une liste impressionnante (plusieurs dizaines)  des pesticides maraîchers utilisés dans les périmètres  est donnée. Le monuron n’est pas dans cette liste. Donc le monuron retrouvé en 2011 dans le P3 ne provient pas d’une activité légale avant 1994. Il devrait provenir d’un épandage récent en 2010 ou 2011. De plus, l’absence totale de détection avant 2011 dans tous les milieux suggère une utilisation récente donc illégale.

Les responsabilités du Maire :

  • La distribution de l’eau potable (même s’il y a une communauté, un syndicat ou un exploitant privé, le Maire reste toujours le principal responsable pénal en cas de problème).
  • Protection des captages d’eau potable située sur sa commune (même s’il n’alimente pas sa commune) : ici le P3 est sur la commune de Villefranche-sur-Saône et alimente la même commune.
  • Information sur la qualité de l’eau du robinet : la détection d’un pesticide interdit depuis 17 ans dans un puits de captage d’eau du robinet est une information indispensable pour les usagers et les citoyens. Pourquoi ne pas utiliser le fabuleux procédé vanté par Veolia aux usagers qui permet de « contacter 100 000 foyers en moins d’une heure »?
  • La santé des usagers….

Cette nouvelle pollution fait donc partie des responsabilités du Député-Maire de Villefranche-sur-Saône. Je lui demande d’éclaircir cette affaire, et toutes les autres citées dans ce blog. Comme l’on déjà fait des usagers (mais « classement sans suite »), je lui demande de porter plainte pour toutes les pollutions, et pour cette pollution illégale au monuron. Le minimum serait la réalisation immédiate (tout retard entraîne la disparition des preuves) d’une vraie enquête judiciaire et douanière, avec des analyses du monuron et de ses produits de dégradations (dérivés phénoliques, anilines, composés résultant de N-déalkylation).

Article L1324-4
Modifié par Loi n°2004-806 du 9 août 2004 – art. 70 JORF 11 août 2004

« Le fait de dégrader des ouvrages publics destinés à recevoir ou à conduire  des eaux d’alimentation ou de laisser introduire des matières susceptibles de  nuire à la salubrité, dans l’eau de source, des fontaines, des puits, des  citernes, conduites, aqueducs, réservoirs d’eau servant à l’alimentation  publique, est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45000 euros d’amende. »

Article L1324-3
Modifié par LOI  n°2009-526 du 12 mai 2009 – art. 125

« I.-Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 Euros d’amende le fait :

De ne pas se conformer aux dispositions relatives à l’interdiction et à la réglementation des activités, travaux, dépôts et installations, dans les périmètres de protection mentionnés aux articles L. 1322-3 à L. 1322-7 ; »

9 octobre 2011 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Monuron, Pesticides, Qualité de l'eau potable | Un commentaire

Deux nouveaux pesticides dans l’eau de Villefranche (encore et toujours)

Début 2011, 2 nouveaux pesticides ont été détectés dans l’eau de Villefranche-sur-Saône : l’isoproturon et le monuron.

On atteint le nombre de 25 pesticides détectés dans un même réseau d’eau potable (puits et distribution), probablement un triste record mondial.

Liste des 25 pesticides et produits de dégradation de pesticides : atrazine, atrazine-déséthyl, atrazine-déisopropyl, bentazone, dichloropropène-2,3, diuron, terbuthylazine-hydro, métolachlor, oxadixyl, simazine, simazine-hydroxy, tébutame, asulame, 2,6-dichlorobenzamide, linuron, métoxuron, bromacile, 2-hydroxy-atrazine, deisopropyl-déséthyl-atrazine, lenacile, terbuthylazine-déséthyl, carbofuran, chlortoluron,  isoproturon (09/03/2011), monuron (09/03/2011).

Lors de la dernière analyse du 06/07/2011,  il y avait 11 pesticides différents dans l’eau brute,  plus 6 solvants chlorés, plus 8 métaux lourds ou toxiques (dont Plomb dans l’eau brute, Aluminium dans l’eau traitée…). Rappel : 25 solvants chlorés et micropolluants différents ont été détectés dans l’eau de Villefranche, là encore un record.

L’isoproturon est un désherbant des céréales. Le monuron est un pesticide interdit en France depuis 1994 : désherbant sélectif des cultures d’asperges, donc utilisé en maraîchage. La question se pose de l’origine de ces nouveaux pesticides. Viennent-ils des cultures illégales de céréales et de légumes à l’intérieur du périmètre de protection immédiate (PPI) des captages? Ce serait grave pour nos élus (qui ne font rien pour arrêter les déversements de pesticides dans le PPI) et pour les personnes qui utiliseraient des pesticides interdits.

Quelques photos des cultures illégales en 2010 et 2011 dans le PPI : céréales et légumes, qui utilisent justement les nouveaux pesticides détectés en 2011.

https://leau.wordpress.com/2011/06/23/perimetres-de-protection-non-respectes-a-villefranche-encore/

https://leau.wordpress.com/2010/08/29/arrete-prefectoral-non-respecte-et-tromperie-des-usagers/

8 octobre 2011 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Monuron, Pesticides, Qualité de l'eau potable | Laisser un commentaire

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