Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

L’ARBUE à la foire miel-bio de Chazay-d’Azergues

L’Association Rhône Beaujolais des Usagers de l’eau, ARBUE, sera présente à la foire au Miel et Produits Biologiques à Chazay-d’Azergues,  le 16 mars 2013 de 14h30 à 19h et le 17 mars 2013 de 9h à 19h (salle n°1 St Exupéry). Cette manifestation est organisée par l’association ALTERN’INFO.

L’ARBUE présentera sur son stand :

  • Une solution globale pour l’eau potable dans le Pays Beaujolais.
  • L’exemple du captage pollué d’Anse, avec les dilutions et mélanges nécessaires pour envoyer cette eau au robinet des usagers.

Des membres présenteront des conférences (1er étage salle n°1) :

  • Bruno Ducluzaux : « L’eau du robinet est-elle bio? » le samedi 16 mars à 14h30
  • Vincent Meyer : « Prévention du cancer par l’alimentation » le dimanche 17 mars à 16h30

9 mars 2013 Posted by | Eau, Eau Rhône, Mélange - Dilution, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Signez la pétition pour une amélioration de la qualité de l’eau

http://www.petitionpublique.fr/?pi=ARBUE

Pétition de l’Association Rhône Beaujolais des Usagers de l’Eau – ARBUE :

  « Pour une amélioration de la qualité de l’eau sans surcoût pour le consommateur en Beaujolais »

« Depuis des décennies, l’eau distribuée dans le réseau public de l’agglomération de Villefranche sur Saône présente une qualité dégradée pouvant provoquer des risques sur la santé humaine à long terme.
Elle présente en effet de manière chronique des polluants issus des activités agricoles et industrielles du bassin versant : pesticides et solvants chlorés. Ces polluants, présents de manière anormale, ont conduit l’Etat français, dans le cadre du Grenelle de l’Environnement, à classer notre captage à Beauregard sur la liste des 507 champs captants prioritaires (c’est-à-dire les plus pollués parmi plus de 35 000 champs captants en France).
Le principe « pollueur-payeur » appliqué en France est défini de la manière suivante dans le Code de l’Environnement (article L110-1) : « les frais résultant des mesures de prévention, de réduction de la pollution et de lutte contre celle-ci doivent être supportés par le pollueur. »
Nous demandons aux responsables du service public de l’eau de prendre des mesures efficaces immédiates pour identifier les responsables des pollutions et pour supprimer définitivement la présence de molécules toxiques dans l’eau distribuée. Nous demandons que les solutions techniques mises en œuvre soient prises en charge par les pollueurs et n’aient aucun impact financier sur la facture du consommateur et du contribuable, qui ne sont en rien responsables de la pollution.
Retrouvez toutes les informations sur la qualité de l’eau dans le Beaujolais sur le site : http://eaubeaujolais.wordpress.com/ »

Tout le monde peut signer car nous sommes tous concernés.

Les habitants du Beaujolais, même ceux qui ne boivent jamais l’eau du robinet, car les principaux polluants sont les solvants chlorés qui entraînent un risque de cancer par pollution de l’air intérieur des habitations, en particulier lors des douches et de bains, et tout le monde est obligé de se laver avec l’eau du robinet.

Les habitants du monde entier car le principal client de l’eau de Villefranche est l’usine BLEDINA, qui fabrique des céréales infantiles vendues dans de nombreux pays, en particulier en France et en Afrique (marques Blédina, Phosphatine et Gallia) et des cracottes – craquinettes. La technique de fabrication (vérifiée plusieurs fois ces dernières années) consiste à verser l’eau brute du robinet sans le moindre traitement dans la marmite. Bien sûr le produit fini est conforme « aux normes », mais les normes sont uniquement sur 0,0001% des produits chimiques connus (65 millions actuellement). Le gigantesque cocktail de polluants à faible dose de l’eau captée à Villefranche-Arnas se retrouve donc en partie dans les produits finis.

4 février 2012 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Qualité de l'eau potable, Villefranche-Beaujolais | , , | Laisser un commentaire

Le collectif beaujolais des usagers de l’eau demande à Monsieur Perrut que la ville de Villefranche et la communauté d’agglomération portent plainte contre X pour la pollution de l’eau du robinet aux solvants chlorés

L’eau du robinet de Villefranche-sur-Saône est polluée depuis des dizaines années, avec des impacts potentiels sur la santé de 60 000 usagers. D’après les analyses officielles, plus de 100 toxiques sont présents dans l’eau alimentant directement les captages : Saône, Nizerand, nappe sous la zone industrielle, un gigantesque cocktail de polluants menaçant la santé publique.

La pollution concerne les solvants chlorés mais aussi les pesticides, les hydrocarbures aromatiques, le mercure, l’aluminium, le manganèse et le sel. Au total 24 micropolluants et 23 pesticides ont déjà été détectés dans les puits de captage ou le réseau d’eau du robinet. Les premières analyses au-dessus de la valeur guide prouvant la pollution de l’eau distribuée par les solvants chlorés datent des années 80. Une directive européenne de 1980 obligeait alors la collectivité à rechercher l’origine de cette pollution et à résoudre le problème. Cette recherche n’a démarré qu’avec la révision des périmètres de protection en 1992. Malgré une dizaine d’études réalisées, les sites industriels responsables de la pollution ne sont toujours pas identifiés. Actuellement la pollution continue. En février 2009, l’eau distribuée à Villefranche a été supérieure à la limite de qualité. D’avis d’expert, si l’on en prend les moyens, il faut 3 mois pour retrouver les pollueurs de l’eau de Villefranche aux solvants chlorés. Cette recherche sans fin, qui dure depuis 19 ans, est donc anormale.

Le 23 mai 2011, le collectif a donc rencontré Monsieur Perrut, député-maire de Villefranche-sur-Saône, et a demandé à la ville de Villefranche ainsi qu’à la communauté d’agglomération (CAVIL) de porter plainte contre X pour la pollution de son eau par les solvants chlorés. En effet, cette pollution a déjà entrainé de nombreuses dépenses directes notamment en études, forages et analyses d’eau. Les coûts à venir pour la collectivité (construction d’une unité de traitement de l’eau de plusieurs millions d’euros) et pour les usagers (frais médicaux dus aux dizaines d’années de consommation d’une eau polluée) seront élevés.

Il apparait que seule la justice aura l’autorité nécessaire pour faire aboutir la recherche effective de l’origine des pollutions aux solvants chlorés et permettre d’appliquer le principe pollueur payeur.

Nous citons l’exemple de la ville d’Avignon, qui en février 2011 a porté plainte contre X pour une pollution de la nappe phréatique aux solvants chlorés sur son territoire.

Le collectif informera prochainement sur le résultat de la démarche engagée.

Site du collectif       Communiqué de presse

Communiqué de la ville d’Avignon

5 juin 2011 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Qualité de l'eau potable, Tétrachloréthylène, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Création d’un collectif rhodanien des usagers de l’eau

En mai 2009, quelques usagers de l’eau de Villefranche-sur-Saône ont créé le collectif beaujolais des usagers de l’eau.  Depuis nous avons constaté que :

  • La situation de l’eau est complètement bloquée à Villefranche et dans tout le Beaujolais. Les élus et l’Etat refusent d’admettre l’existence d’un grave problème de santé publique avec la distribution d’une eau du robinet polluée. Aucune action efficace des pouvoirs publics n’est menée pour résoudre le problème, à part dire « tout va bien ».
  • L’eau du robinet est polluée dans tout le département du Rhône : Villefranche, Belleville, Beaujeu, Anse et surtout le Grand Lyon (1 million d’habitants).
  • Le blocage provient en réalité de Lyon. S’ils cèdent à Villefranche (dire que cela ne va aussi bien que ça), il y aura une contagion sur Lyon. Les seuils élevés de Villefranche sont dus en réalité à la volonté de cacher la pollution de l’eau de Lyon.
  • Les mensonges sur Lyon sont énormes : « l’eau est excellente », « il n’y a pas de décharge sur le site de Crépieux-Charmy »…

Donc pour résoudre le problème de l’eau dans tout le département du Rhône, la création d’une association ou d’un collectif est nécessaire :

« Collectif rhodanien des usagers de l’eau ». Ceci n’est qu’une proposition.

24 février 2011 Posted by | Eau Lyon, Eau Rhône | Laisser un commentaire

Analyses d’eau potable truquées à Villefranche (1)

En examinant précisément les analyses d’eau potable du contrôle sanitaire à Villefranche-sur-Saône, j’ai découvert des anomalies dans les résultats. Il est clair que le contrôle officiel de l’eau est arrangé pour obtenir un respect des normes, alors que l’eau ne respecte pas les normes au robinet des usagers. Les 2 trucages trouvés sont :

  • Des résultats d’analyses qui disparaissent de la banque de données du ministère de la santé quand le pesticide oxadixyl est très au-dessus de la norme de l’eau potable. Sur les séries d’analyses de 2003 et 2004, cela est clair. Quand les concentrations en oxadixyl sur l’eau brute sont élevées (0,362 µg/l le 9 avril 2003 et 0,212 µg/l  le 10 mars 2003), aucune analyse sur l’eau distribuée n’est dans la base de données. Alors que quand l’eau brute est correcte, les analyses (bien sûr correctes) d’eau distribuée sont présentes.
  • Avant l’arrivée du préleveur d’eau du contrôle sanitaire, on fait fonctionner uniquement les puits peu pollués par l’oxadixyl. L’eau est bonne lors du contrôle, alors que normalement tous les puits fonctionnent et les usagers ont une eau polluée non conforme (il y a parfois des ratés comme en mars et avril 2003, mais on voit que l’exploitant a bien compris après). Sur le champ captant de Villefranche-Arnas, il y a 14 puits étalés sur 1 km, qui sont tous pollués de manière différente, plus une interconnexion sur l’eau brute avec Anse (Syndicat Saône Turbine) qui fonctionne régulièrement car l’eau polluée ne peut pas rester immobile. Il suffit de choisir les puits pompés au moment du contrôle pour avoir une eau conforme (ou de faire marcher l’interconnexion sur l’eau brute).

La preuve est dans l’analyse des chlorures. Les puits fortement pollués en oxadixyl ont une concentration faible en chlorures (< 40 mg/l, puits 5 à 10). Or quand la concentration en chlorure est faible, il n’y a aucune analyse d’oxadixyl sur l’eau distribuée dans la base de données du ministère de la santé (les analyses ont dû être faites, car comme elles étaient très au-dessus des normes, elles ont disparu). Quand la concentration en chlorures est élevée (on a fait fonctionner uniquement les « bons » puits avant le contrôle, puits 1 à 4), les analyses d’eau distribuée (bien sûr correctes) sont présentes dans la base de données.

Justifications : Analyses_CAVIL_MCA_TTP _2003

Ensuite dans les analyses de 2004- 2005, on observe toujours la même corrélation entre les concentrations en oxadixyl et en chlorures, c’est à dire que l’on choisit les puits pompés avant le contrôle pour obtenir de « bonnes analyses ».

En 2003-2004, sur toute une série de d’analyses « conformes », on a une concentration moyenne en chlorures de 54 mg/l, alors que 9 puits (sur 14) ont une concentration inférieure à 30 mg/l. Il y a plus qu’une ANOMALIE!

De plus, certains puits peu pollués en oxadixyl (puits 1 à 3) ont aussi une faible pollution en solvants chlorés (somme PCE + TCE < 10) et en nitrates (< 40 mg/l). En choissisant les « bons puits », on améliore aussi le contrôle sur les solvants chlorés et les nitrates.

Dépassements "officiels" en pesticides sur l'eau distribuée à Villefranche (1998-2007)

La figure officielle précédente est truquée. On voit bien des « trous » sans analyses, en particulier début 2003. Dans la réalité, les dépassements de la norme des pesticides sont permanents et bien plus importants : plus de 0,3 µg/l en avril 2003, 3 fois la norme de l’eau potable. Depuis des mois, les usagers demandent à la CAVIL où sont les dérogations pour permettre de distribuer une eau non conforme à 60 000 usagers et à l’usine Blédina, aucune réponse écrite pour l’instant. Seule réponse orale du Président de la CAVIL : ce ne sont que des « petits dépassements » sans importance.

19 février 2011 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Pesticides, Qualité de l'eau potable | Un commentaire

Limites de quantification élevées du 69

Voici un tableau réalisé par la DIREN Ile de France pour comparer les limites de quantification de différents laboratoires (sources en page 12 de http://160.92.130.117/IMG/pdf/InfoPhytos6.pdf  et Analyses_CAVIL_MCA_TTP _20060223 ).

Limites de quantification en 2006

CU : laboratoire allemand : Chemisches Untersuchungslabor d’Offenburg (limites de 2005 pour l’analyse de l’eau des rivières de l’Ile de France)

CARSO : laboratoire de Lyon (limites de 2006-2007 pour l’analyse de l’eau des rivières de l’Ile de France)

ESTA : laboratoire de Rouen (limites de 2006-2007 pour l’analyse de l’eau des rivières de l’Ile de France )

DDASS 69 : limites de quantification du contrôle sanitaire dans le département du Rhône pour l’analyse des eaux traitées et distribuées (seuils d’une analyse de l’eau de Villefranche-sur-Saône le 27/02/2006 par le laboratoire CARSO)

La qualité des analyses de l’eau du robinet du département du Rhône est totalement aberrante. Très peu de pesticides sont analysés, et à des seuils de quantification très élevés. Les limites dans le Rhône sont 5 fois plus élevées que celles du laboratoire allemand. Bien sûr, à Lyon ou Villefranche, on ne détecte pas beaucoup de pesticides!

Si les limites du labo allemand étaient appliquées pour le Grand Lyon, on trouverait beaucoup de pesticides dans l’eau du robinet des lyonnais (et on ne pourrait plus mentir en disant que « l’eau de Lyon est excellente »).

Si les limites du labo allemand étaient appliquées à Villefranche-sur-Saône, l’eau serait en permanence non potable pour la quantité totale de pesticides (norme de 0,5 µg/l). Les limites élevées de la DDASS 69 sont donc une véritable tricherie sur la qualité de l’eau. Pour le principal pesticide : l’atrazine, en 2006,  le même laboratoire CARSO a une limite de 20 ng/l pour les rivières de l’Ile de France et de 50 ng/l pour l’eau potable du Rhône. On a donc bien demandé au laboratoire de relever son seuil pour cacher la pollution de l’eau du robinet de Lyon.

Autre aberration : 12 pesticides analysés (35 %) sont des « urées substituées », hors ces substances sont détruites par le traitement à l’ozone et au chlore qui existe à Villefranche-sur-Saône. Ces analyses sont inutiles, car on est sûr à l’avance à 100 % de ne pas retrouver ces pesticides dans l’eau traitée. Cependant cela fait bien de pouvoir présenter des analyses conformes.

17 février 2011 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, Eau Villefranche, Pesticides | Laisser un commentaire

Preuves des décharges au milieu des captages d’eau de Lyon (1)

Dans un reportage sur France 3 diffusé le 10 janvier 2011, une responsable de la Direction de l’Eau du Grand Lyon a affirmé : 

« Il n’y a pas de décharge existant sur le site, et donc pas de pollution aujourd’hui au niveau de la qualité des eaux qui sont produites et distribuées qui sortent de Crépieux Charmy. »

http://rhone-alpes.france3.fr/info/grand-lyon/grand-lyon—menaces-sur-la-nappe-phreatique–66749810.html?onglet=videos

Donc les habitants de Vaulx-en-Velin, qui ont vu pendant 30 ans le site de Crépieux Charmy être une gigantesque décharge,  sont des menteurs ; les journalistes de la Tribune de Lyon et du Progrès pas très sérieux d’avoir publié des articles sur ces décharges ; et les commissaires enquêteurs n’ont pas fait correctement leur travail.

http://www.tribunedelyon.fr/index.php?actus/societe/24726-lyon-:-menaces-sur-la-nappe-phreatique

Pour trancher, il faut des preuves. Difficile car les visites sur le site sont interdites à cause de la peur des terroristes. Mais en recherchant dans la base de données Infoterre du BRGM, des preuves ont été trouvées.

Ci-dessous des coupes de sondages réalisés en 1971 au centre des puits de Charmy. Les captages d’eau forment un cercle autour de l’ancienne décharge, donc l’intégralité de la pollution de la décharge  se retrouve (s’est retrouvé) dans l’eau du robinet des lyonnais (au début seulement dans la banlieue de Lyon).

Centre de Charmy : Coupe d'un sondage dans une ancienne décharge

Charmy : autre sondage dans une décharge

Un habitant de Vaulx-en-Velin a tout vu. Le site de Charmy a été exploité pour l’extraction des graviers et du sable au début des années 1950. Juste après l’extraction, toutes ces carrières étaient remblayées de déchets divers : industriels (fûts de 200 litres plein de polluants), ménagers (ordures), démolition… Il se souvient bien de la décharge de Charmy, car les déchets industriels d’une usine de fabrication de peinture de Villeurbanne (Galia Color ?) étaient jetés dans la carrière. L’eau au fond de la carrière-décharge avait une drôle de couleur et d’odeur. A cet endroit, la nappe phréatique est donc polluée par des solvants hydrocarbonés, des solvants chlorés et des métaux lourds (plomb…). En 1971, les sondages ont touché ces déchets industriels, car l’argile n’est pas « bleue ». Le bleu, le jaune, c’est la pollution industrielle, la peinture. Il se souvient également que les déchets (os, carcasses, abats) d’un gros charcutier de Lyon (Fonbonne) étaient jetés dans cette décharge.

En dessous, il y a des « débris de toutes natures » ???

En 1957, après la fin du remplissage des décharges, la Société des Eaux de la banlieue de Lyon (devenue Compagnie Générale des Eaux, puis VEOLIA) a pris 20 hectares du site, puis 20 autres hectares, pour forer des puits de captages d’eau. On n’ose pas imaginer la quantité de solvants chlorés dans l’eau du robinet dans les années 50, 60 et 70 (à cette époque, les solvants chlorés n’étaient jamais analysés, les premières analyses montant la pollution de l’eau captée à Crépieux Charmy datent des années 80).

Le plan suivant montre qu’en 1963, il restait une ancienne petite carrière au centre de Charmy (comblée ensuite avec des déchets).

Preuve d'une ancienne carrière en 1963 (26 et 31 sont les puits les plus au sud de Charmy, actuellement toujours fortement pollués par les solvants chlorés)

Sur Crépieux, ce n’est guère mieux. En 1979, la COURLY (devenue Grand Lyon aujourd’hui) a creusé toute une série de puits de captage d’eau dans une ancienne carrière remblayée en décharge. Cette grande décharge de 60 000 m2 ou  6 hectares est située au lieu-dit la Saulée sur la carte IGN. Il y a des dizaines de coupes de creusements des puits prouvant cela. En voici quelques-unes ci-dessous.

Puits F12 creusé dans une décharge de 4,3 m de profondeur en 1979

Puits F10 creusé en 1979 dans une décharge de 4,1 m de profondeur à Crépieux

Il ne s’agit là que d’un début des preuves des décharges à l’intérieur du site de Crépieux Charmy (= à l’intérieur du périmètre de protection immédiate). La suite dans un prochain message (vous verrez l’inconcevable!).

En conclusion : comment, en une phrase, on peut dire 2 énormes mensonges (pour les preuves de la pollution de l’eau distribuée à Lyon voir : https://leau.wordpress.com/2011/01/16/preuves-de-la-pollution-de-leau-du-grand-lyon/).

5 février 2011 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

Désinformation des usagers

En accompagnement de leur facture d’eau, de nombreux français ont reçu « la lettre n°6 de VEOLIA EAU ». Ce beau dépliant en couleur contient de nombreuses affirmations mensongères sur la qualité de l’eau du robinet. Sur ce sujet touchant à la vie ou la mort des citoyens et de nos enfants, cela est  inadmissible, et VEOLIA doit corriger son dépliant, et dire la vérité à ses clients.

Le lettre n°6 de VEOLIA EAU

En première page, un enfant souriant est en train de boire de l’eau du robinet à la paille. Cette image, particulièrement communicante, est une incitation à faire boire l’eau du robinet à nos enfants. A côté de l’enfant, il est écrit : « Votre eau du robinet   À consommer sans modération ! ». Le message de VEOLIA est clair, votre eau du robinet est sûre pour tout le monde, puisque même les enfants doivent la boire.

Le premier problème de ce document publicitaire de VEOLIA est pour les usagers raccordés avec des canalisations en plomb. En effet, les documents de la DDASS sur la qualité de l’eau indiquent «  De plus, il est vivement conseillé aux enfants et aux femmes enceintes de ne pas boire l’eau du robinet ayant été en contact avec une canalisation en plomb. » La photographie de la première page est donc grave pour la santé des enfants. VEOLIA doit immédiatement corriger son erreur auprès des usagers concernés. De plus, pendant des années les documents originaux de la DDASS étaient en couleur, et l’agence VEOLIA de Villefranche-sur-Saône (70 000 usagers) envoyait une mauvaise photocopie en noir et blanc du document, quasi-illisible sur le conseil aux enfants de ne pas boire l’eau du robinet. Ensuite, pour l’année 2008, VEOLIA n’a envoyé aucun document de la DDASS, donc aucun conseil. A la place, il y avait le résultat d’un sondage sur ce que les français pensaient de la qualité de l’eau du robinet !

Ensuite, « Vous pouvez la consommer en toute sérénité ». Cette affirmation de VEOLIA est fausse. Dans les régions de Lyon, Villefranche-sur-Saône et Belleville, l’eau du robinet provient à 80 % environ de rivières très polluées, et contient donc une multitude de polluants à faibles doses. Les risques pour la santé sont réels. Donc, quand VEOLIA distribue de l’eau polluée potentiellement dangereuse pour la santé, cette multinationale devrait tout faire pour limiter les risques pour les enfants, et non les encourager à boire de l’eau du robinet.

Ensuite le paragraphe « Une eau contrôlée au quotidien » est trompeur pour les clients de VEOLIA. En effet, les « millions d’analyses chaque année » sont principalement des analyses bactériologiques sur de l’eau chlorée, et dont la teneur en chlore est contrôlée (rappel : l’eau chlorée est cancérigène). C’est à dire que ces analyses ne servent strictement à rien, à part à diluer les mauvaises analyses chimiques et pouvoir dire que l’eau distribuée est d’excellente qualité en France. Vous êtes à 100 km/h sur l’autoroute, allez-vous payer une coûteuse analyse pour savoir si votre voiture est à l’arrêt ou en marche ? Bien sûr, le respect des normes de qualité bactériologique est très important, et les analyses bactériologiques sont utiles pour les réseaux non chlorés (nombreux villages et petites villes, Mulhouse, Grenoble…).

Pour les 1,3 millions d’analyses de la part de VEOLIA, on peut s’interroger sur leur utilité quand on a vu le reportage sur France 3 «  Du poison dans l’eau du robinet » : dans le laboratoire d’analyses de VEOLIA, un responsable a dit au journaliste concernant les pesticides dans l’eau distribuée, « SI VOUS COMMENCEZ À NOUS PARLER DE VÉRITÉ, ON EST DANS LA MERDE !». VEOLIA n’a pas présenté d’excuses à ses clients, ni démenti ces propos horribles pour la santé des français.

« Des normes de qualité très strictes » Cette affirmation de VEOLIA est fausse. D’abord ces prétendues « normes » sont en réalité des valeurs guides ou des objectifs de qualité de l’eau distribuée. Il n’y a aucune norme en France, car quand une limite est dépassée, l’état accorde une « dérogation » sans restriction de consommation dans 99 % des cas (chiffre 2008, dernier paragraphe de la page 1 de la lettre). Une norme est une limite qui, quand elle est dépassée, entraine des restrictions de consommation de l’eau.

Par contre quand les prétendues « normes » sont respectées, les responsables de l’eau sont très contents, et vont jusqu’à dire que l’eau est excellente (eau du Grand Lyon gérée par VEOLIA). Les « normes » de VEOLIA sont donc en fait des objectifs de qualité pour nos responsables.

 « 54 paramètres de potabilité référencés en France ». Cette affirmation de VEOLIA est fausse. En réalité, il y a 32 « limites de qualité », en fait plutôt des objectifs ou valeurs guides. Les 22 autres paramètres sont des « références de qualité », qui n’apportent aucune contrainte sur la potabilité de l’eau.

« Normes très strictes » affirmation fausse. La preuve en comparaison avec certaines normes fédérales des Etats-Unis :

  • Tétrachloréthylène, France : objectif 10 microg/l (quand trichloréthylène < 0,5), USA : Objectif 0 microg/l, norme stricte 5 microg/l en cours de révision, proposition de nouvelle norme stricte à 0,5 microg/l ou 1 microg/l
  • Tétrachlorure de carbone (cancérigène), France : aucun objectif ou norme, USA : Objectif 0 microg/l, norme stricte 5 microg/l
  • 1,2-dichloréthane (cancérigène de l’eau du Grand Lyon), France : aucun objectif ou norme, USA : Objectif 0 microg/l, norme stricte 5 microg/l
  • Di(2-ethylhexyl) phthalate (perturbateur endocrinien),  France : aucun objectif ou norme, USA : Objectif 0 microg/l, norme stricte 6 microg/l
  • France : 32 objectifs de qualité, USA : 79 objectifs de qualité
  • France : 0 vraie norme réglementaire, USA : 80 normes réglementaires
  • Nouvelles normes en cours d’études officielles et publiques : France : 0 ( ?), USA : 118
  • Pour les pesticides, par contre, les normes aux USA sont particulièrement élevées.

Au niveau sanitaire, certaines normes françaises ne sont pas strictes, mais au contraire tellement hautes que la santé des consommateurs n’est pas protégée. Exemple : limite de qualité de 10 microg/l (ou 10 µg/l) pour le tétrachloréthylène (si absence de trichloréthylène) alors que l’absence de risque pour la santé imposerait une norme de 0,06 microg/l : 160 FOIS MOINS!

« Les normes sont établies à partir de travaux scientifiques, avec une marge de sécurité importante, afin que vous puissiez boire deux litres d’eau chaque jour durant toute votre vie ». Ces affirmations de VEOLIA sont fausses. Les normes sont établies à partir des limites de détection des appareils de mesures dans les années 1970 pour les pesticides, et pour les solvants chlorés par les mystères des couloirs du parlement européen. En 1997, l’Europe a demandé à des experts scientifiques une proposition de normes pour le tétrachloréthylène et le trichloréthylène. http://ec.europa.eu/health/scientific_committees/environmental_risks/opinions/sctee/old_committee/sctecc_out02_en.htm

Le rapport scientifique a proposé 2 µg/l pour le tétrachloréthylène (PCE) et 3 µg/l pour le trichloréthylène (TCE), avec révision des normes au cas de nouvelles données scientifiques, ce qui est arrivé quelques années plus tard, où la nouvelle norme devrait être de 0,06 µg/l pour le tétrachloréthylène. Ensuite, le parlement a voté une norme de 10 µg/l pour le tétrachloréthylène (si trichloréthylène < 0,5 µg/l). Puis la France a transformé cette norme en une sorte de valeur guide-objectif, qui n’entraine aucune restriction quand elle est dépassée (exemple des usagers et de l’usine Blédina à Villefranche-sur-Saône en février 2009).

Dans les autres pays, quand une norme est visiblement aberrante, elle n’est pas utilisée. Exemple du Canada où la norme pour le trichloréthylène est élevée, les autorisations sanitaires affirment ne jamais utiliser la norme de leur pays, et appliquer les normes et objectifs des USA : logique car les polluants ne changent pas de nature en traversant une frontière.

 « Dépassement d’une norme : vous êtes systématiquement informés par tous les moyens appropriés : affichage en mairie, information dans la presse et alerte téléphonique à votre domicile » Encore une affirmation mensongère. Pendant des années, nous avons eu des dépassements pour le pesticide oxadixyl : aucun affichage en mairie car le maire refusait de s’embêter avec cela.

En février 2009, la « norme » de 10 µg/l a été dépassée pour le tétrachloréthylène + trichloréthylène à Villefranche-sur-Saône : aucun affichage, aucune information dans la presse, aucune information dans le document de la DDASS, aucune information dans le rapport annuel de la CAVIL et de VEOLIA, ni appel téléphonique au domicile ! Au contraire, les autorités ont tout fait pour cacher le dépassement, on ne l’a appris qu’en juin 2010 lors de la publication d’un rapport de la DDASS. Aujourd’hui fin janvier 2011, toujours aucune information dans la presse sur ce dépassement, malgré des communiqués de presse envoyés par certains usagers, des rencontres avec des journalistes. L’agence VEOLIA de Villefranche va-t-elle donc utiliser sa notoriété pour que les usagers soient enfin informés ?

Il n’est jamais trop tard pour tenir ses engagements. VEOLIA « peut contacter 100 000 foyers en moins d’une heure », donc il lui faut donc moins de 20 minutes pour informer les 60 000 usagers concernés par le dépassement du 5 février 2009. Nous verrons le résultat dans une semaine.

29 janvier 2011 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Tétrachloréthylène | 2 commentaires

Preuves de la pollution de l’eau du Grand Lyon

Depuis des décennies, les autorités disent que l’eau du robinet de Lyon est excellente. La récente campagne de publicité (mensongère) de la Grand’O de Lyon affirme même que l’eau vient directement des glaciers alpins sans passer par le Rhône.

Preuve de la pollution de l’eau distribuée par le tétrachloréthylène :

Extrait de la page 44 du rapport du Grand Lyon de 2006

Avertissement : ce rapport de 2006 est un document public présenté à l’enquête publique de 2010. Nous vous conseillons de le lire dans son intégralité. L’extrait ci-dessus est donné à titre d’information pour convaincre les usagers du grave problème de l’eau du robinet à Lyon.

Cette figure montre l’énormité de la pollution de l’eau du robinet du Grand Lyon. En 2000, pour la nourrice de Charmy, la concentration moyenne en tétrachloréthylène était de 1,2 µg/l (max 4 µg/l). Pour la totalité de la production, cette concentration correspond  à une quantité de 100 kg par an de tétrachloréthylène envoyés aux robinets des usagers. Si on ajoute quelques dizaines de kg de trichloréthylène (TCE), tétrachlorure de carbone, 1,2-dichloroéthane, trichloroéthane, chloroforme …, on atteint 200 kg de solvants chlorés cancérigènes envoyés dans le réseau d’eau potable chaque année. Au total depuis 1964, on peut estimer que plusieurs tonnes de solvants chlorés ont pollué l’eau potable du Grand Lyon.

D’après la figure ci-dessous parue dans la presse, certains puits sont implantés sur d’anciennes décharges de déchets divers. Ils ont été construits à partir de 1958 (Compagnie Générale des Eaux, Veolia) et de 1964 (COURLY, Grand Lyon). La pollution aux solvants chlorés a donc dû être très importante au début, dans les années 60 et 70, plusieurs dizaines de microgramme par litre dans l’eau distribuée. Aujourd’hui la pollution aux solvants chlorés baisse, c’est normal car la plupart des produits toxiques ont déjà été envoyé dans le réseau d’eau potable, et on dilue au maximum avec les bassins d’infiltration de l’eau du Rhône vers les captages. Cette pollution globale aux tétrachloréthylène (PCE), trichloréthylène (TCE), tétrachlorure de carbone, 1,2-dichloroéthane a peut-être fait (ou fera) des morts par cancer parmi les habitants du Grand Lyon.

La pollution continue toujours : 03/12/2009, analyse du contrôle sanitaire à Vénissieux, tétrachloréthylène = 1,1 µg/l aux robinets des usagers

Pour info, il ne s’agit pas du « seuil de détection », mais du seuil de quantification du contrat commercial avec le laboratoire. Avant 1993, ce contrat avait un seuil de 0,1 µg/l. On a donc remonté les seuils pour essayer de cacher la pollution aux solvants chlorés!

Cartes des anciennes décharges

Cette carte a pour origine la version papier de l’article de journal suivant : http://www.tribunedelyon.fr/index.php?actus/societe/24726-lyon-:-menaces-sur-la-nappe-phreatique

Carte des anciennes décharges au milieu des puits de captage d'eau

Preuves de la pollution de l’eau par le tétrachlorure de carbone, le 1,2-dichloroéthane, le trichloréthylène, les pesticides (atrazine)

Extrait de la page 44 de l'avis des hydrogéologues agréés (décembre 2007)

Avertissement : cet avis des hydrogéologues agréés est un document public présenté à l’enquête publique de 2010. Nous vous conseillons de le lire dans son intégralité. L’extrait ci-dessus est donné à titre d’information pour convaincre les usagers du grave problème de l’eau du robinet à Lyon.

Rapport 2006 sur la qualité de l’eau : Tétrachlorure de carbone : 0,1 µg/l. Cette substance est très cancérigène.

Sur un seul puits près de la décharge 1, 78 détections de solvants chlorés entre 1988 et 1999, dont 2 µg/l de tétrachlorure de carbone le 26/11/1991.

Preuve de la pollution de l’eau par les HAP

Rapport 2006 sur la qualité de l’eau : Benzo (a) Pyrène : 0,002 µg/l. Cette substance est très cancérigène.

16/09/2009, analyse du contrôle sanitaire à Lyon, phénanthrène : 0,033 µg/l

03/12/2009, analyse du contrôle sanitaire à Vénissieux, phénanthrène : 0,021 µg/l

Preuve de la pollution de l’eau par les métaux lourds dans un puits situé près de la décharge 1 ci-dessus :

  • mercure : 0,1 µg/l   le 10/08/1989
  • cadmium : 1 µg/l   le 15/02/1995
  • chrome : 10 µg/l   le 08/06/1990

Ces métaux lourds proviennent certainement de l’ancienne décharge de déchets dangereux (1 sur la carte). On n’ose pas imaginer les concentrations en métaux lourds quand les puits ont été mis en service dans les années 60.

Preuve de l’alimentation directe des captages par le fleuve Rhône (et non les glaciers alpins)

Origine de l'eau distribuée dans le Grand Lyon

L’origine de l’eau bue par les lyonnais est claire :

  • Glaciers alpins : 0 %
  • Rhône : 88 %  (somme du Vieux Rhône, des canaux de Miribel et de Jonage et des bassin d’infiltration de l’eau du Rhône)
  • Nappe amont : 12 % (apport de la nappe du couloir de Décines)

16 janvier 2011 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, HAP, Pesticides, Tétrachloréthylène | Un commentaire

Nouveaux polluants dans le Rhône (principale alimentation de l’eau du Grand Lyon)

Une première liste a déjà été publiée : https://leau.wordpress.com/2009/08/22/qualite-de-leau-du-grand-lyon-37-pesticides-dans-le-rhone/

Voici la liste des nouveaux polluants détectés dans le fleuve Rhône à la station de Jons :

Pesticides :

Atrazine déisopropyl : traces dans l’eau en 2009

Dicamba : 0,04 µg/l  le 30/06/2009

Dimétachlore : traces le 09/09/2008

Dinoterbe : 0,06 µg/l   le 09/12/1998

Propoxur : traces le 30/06/2009

Propyzamide : traces le 16/02/2009

Spiroxamine : traces le 30/06/2009

Terbuthylazine déséthyl : traces le 18/08/2009

Terbuthylazine hydroxy : traces le 30/06/2009

Trichlopyr : traces le 03/12/2008

Résultat : 46 pesticides dans le Rhône en amont des captages d’eau potable du Grand Lyon. L’eau du robinet est-elle aussi excellente que cela ?

HAP :

Anthracène : 1 µg/kg en 2009

Benzo (a) Anthracène : 147 µg/kg   le 31/03/2009

Benzo (a) Pyrène : 0,006 µg/l  le 23/07/2009 (eau)

Benzo (a) Pyrène : 183 µg/kg  le 31/03/2009 (sédiment). En 2006, une analyse de l’eau distribuée chlorée à Lyon donnait une pollution au Benzo (a) Pyrène de 0,002 µg/l. Cette substance est très cancérigène.

Fluorène : 0,01 µg/l  le 09/12/1998 (eau)

Fluorène : 73 µg/kg  le 18/08/1999 (sédiment). Le 16/09/2009, une analyse de l’eau du robinet à Lyon donnait une pollution au fluorène de 0,013 µg/l

Phénanthrène : max 367 µg/kg   le 18/08/1998 (sédiment)

Phénanthrène : max 157 µg/kg   le 31/03/2009 (sédiment)

Phénanthrène : max 0,02 µg/l   le 26/05/2009 (eau). Le 16/09/2009, une analyse de l’eau du robinet à Lyon donnait une pollution au phénanthrène de 0,033 µg/l (0,021 µg/l   le 03/12/2009 à Vénissieux). La concentration au robinet est supérieure car l’eau du Rhône se charge en HAP en traversant les sédiments contaminés.

+ beaucoup d’autres HAP (16 au total)

Les correspondances entre les pollutions du Rhône aux HAP et les pollutions de l’eau du robinet à Lyon prouvent que les alluvions ne filtrent pas correctement l’eau. De plus, cela est dit clairement par le rapport de l’ARS (ex DDASS 69) de la dernière enquête publique, paragraphe 2.4 Vulnérabilité intrinsèque de la ressource : « Pour mémoire, le rôle de filtre naturel assuré par les alluvions ne joue pas pour les matières dissoutes ».

Métaux :

Antimoine : 1,5 mg/kg en 2009

Argent : 1 mg/kg  le 31/03/2009

Arsenic : 1,4 µg/l   le 23/08/2010 (eau)

Arsenic : 13 mg/ kg  le 30/06/2009 (sédiment)

Cadmium : 0,5 µg/kg en 2009

Chrome : 69,6 mg/kg  le 07/01/2009

Mercure : 0,044 mg/kg le 25/08/2009

Nickel : 5,6 µg/l   le 31/03/2009 (eau)

Nickel : 45,3 µg/kg   le 07/01/2009 (sédiment)

Plomb : 0,3 µg/l  le 06/10/2009 (eau)

Plomb : 50,6 µg/kg  le 25/08/2009 (sédiment)

Sélénium : 0,7 µg/kg  le 30/06/2009

Autres polluants :

Crésol-para : 4145 µg/l    le 25/08/2009

DEPH (Phtalates) : 1,8 µg/l   le 09/12/2008 (eau)

DEPH (Phtalates) : 3146 µg/kg   le 31/03/2009 (sédiment)

Dibutylétain : 0,01 µg/l   le 04/03/2008 (eau)

Dibutylétain : 26 µg/kg   le 13/11/2007 (sédiment)

Dioctylétain : 0,27 µg/l   le 23/09/2005

Monobutylétain : Traces dans l’eau et les sédiments en 2009

Monooctylétain : 84 µg/l   le 07/01/2009

Monophénylétain : traces  le 07/01/2009

Tributylétain : 20 µg/kg   le 25/04/2006

Trioctylétain

Triphénylétain

PCB : nombreuses détections en 2009 (12 PCB détectés au total)

Exemple : PCB 153 : 4,3 µg/kg   le 31/03/2009

Tributylphosphate : 0,09 µg/l   le 31/03/2009

Trichlorofluorométhane : 0,5 µg/l  le 30/06/2009

Trichlorotrifluoroéthane-1,1,2 : 13 µg/kg  le 11/02/200

Dichloréthylène-1,2 : 3 µg/kg   le 11/02/2000

Dichlorobenzène-1,2 : 12 µg/kg  le 03/06/2008

Dichlorobenzène-1,4 : 12 µg/kg  le 03/06/2008

Dichlorophénol-2,5 : 0,13 µg/l  le 14/11/2000

Diméthylphénol-2,4 : 0,08 µg/l   le 14/11/2000

Chloroforme (Trichlorométhane) : 17 µg/l  le 18/12/2006

Ethylbenzène : 4,5 µg/l   le 04/03/2008

Hexachlorobenzène : 5 µg/kg  le 18/08/2000

Isopropylbenzène : 0,4 µg/l  le 04/03/2008

MTBE : 120 µg/kg  le 23/01/2003

Nitrophénol-2 : 0,1 µg/l   le 14/11/2000

Nonylphénols : 1 µg/l   le 05/05/2004

Octylphénols : 0,2 µg/l   le 23/01/2003

Tétrachloréthylène : 8 µg/l   le 15/10/1994

Tétrachloréthylène : 10 µg/kg  le 05/05/2004

Tétrachlorophénol-2,3,4,6 : 75 µg/kg   18/01/1999 

Trichloréthane-1,1,1 : 2 µg/l  le 28/02/1994

Trichloréthylène

Trichlorobenzène-1,2,3

Trichlorobenzène-1,2,4

Trichlorobenzène-1,3,5

Toluène

Xylène-ortho

Xylène-para

Xylènes (o, m, p)

Conclusion : 73 micropolluants toxiques (hors pesticides) dans le Rhône en amont des captages d’eau potable du Grand Lyon. Toujours de l’eau du robinet excellente?

119 micropolluants toxiques au total dans le Rhône pour polluer l’eau du robinet d’un million d’habitants

Ces matières dissoutes ne sont pas filtrées par les alluvions entre le Rhône et les robinets des usagers (d’après la DDASS-ARS). En plus, l’eau captée se charge en nouveaux polluants en traversant les sédiments.

4 novembre 2010 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, HAP, Mercure, Pesticides, Phtalates | Laisser un commentaire

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