Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Ces polluants qui menacent notre fertilité et notre santé – 20 octobre 2011

Conférence du Professeur René HABERT, Toxicologue de la Reproduction, Université Paris VII, Directeur de Laboratoire CEA/INSERM

Cinéma « Les 400 Coups » 60 rue de la Barmondière 69400 Villefranche-sur-Saône
Conférence- Débat   Jeudi  20 octobre 2011
Organisée par le Collectif beaujolais des usagers de l’eau

Les effets des polluants sur la reproduction et en particulier sur la reproduction masculine sont les mieux documentés actuellement car les chercheurs de ce domaine ont tiré la sonnette d’alarme il y a une quinzaine d’années. Ce n’est que depuis quelques années qu’on prend conscience que toutes les fonctions sont affectées (diabète, obésité, croissance et développement de l’enfant, cancers, allergies, déficits immunitaires….).

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21 juillet 2011 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

Pollution au tétrachloréthylène à Foix

Le respect des limites de qualité ne doit pas être le seul objectif des élus : la preuve avec la récente pollution à Foix de l’eau du robinet.

En juin 2010, plusieurs analyses prouvaient la pollution du captage et de l’eau distribuée à Foix par le tétrachloréthylène : 3,6 microg/l le 7 juin 2010 dans le puits de captage, confirmé par 3,5 microg/l au robinet des usagers le 14 juin 2010. Cependant comme la limite de qualité était respectée, l’analyse est passée « CONFORME », sans la moindre remarque de la DDASS dans les « conclusions sanitaires ».

Résultat : pendant un an, aucune analyse des solvants chlorés n’est réalisée à Foix. Et catastrophe, le 23 mai 2011, une analyse sur l’eau distribuée montre une énorme pollution de 120 microg/l, bien supérieure à la limite de qualité de 10 microg/l et à la recommandation de l’OMS. Donc pendant une durée indéterminée, mais que l’on peut estimer à 6 mois, la santé de 8000 usagers a été menacée. Cela aurait-il pu être évité?

Bien sûr que oui. Si les premières détections du polluant en juin 2010 avaient donné l’alerte, des mesures simples et très peu coûteuses auraient permis d’éviter un risque inutile aux usagers, par exemple l’analyse du tétrachloréthylène (PCE) tous les mois avec les prélèvements classiques bactériologiques et chimiques (coût 20 euros environ pour protéger la santé de 8000 usagers). La pollution de juin 2010 étant supérieure à la valeur guide de la directive européenne de 1980 (1 microg/l pour le tétrachloréthylène), une recherche de l’origine de la pollution aurait pu être menée, avec un arrêt de la pollution en septembre 2010 qui aurait évité tout dépassement de la « norme » au captage. MAIS RIEN N’A ETE FAIT.

Les conséquences peuvent être graves pour la santé des consommateurs, mais de manière certaine pour leur porte-monnaie. Pour rétablir la distribution de l’eau potable, le traitement de l’eau polluée va coûter 25 000 euros par mois.

Pour éviter ce lamentable exemple, il faudrait, comme aux USA, des objectifs de qualité et de vraies normes strictes pour l’eau potable. Aux USA, l’objectif maximal fédéral est 0 microg/l pour le PCE, donc aucune autorité ne peut se dire être satisfaite de la qualité de l’eau quand on a quelques microg/l comme à Villefranche-sur-Saône, Belleville, Lyon… En France, pour les élus, les limites de qualité sont des « objectifs de qualité », et les vraies normes sont les recommandations de l’OMS (très élevées, pour le tétrachloréthylène, il s’agit d’une norme de toxicité aigüe, le risque de cancer a été « oublié »).

Dans le Rhône, le même risque qu’à Foix existe. Pour exemple à Belleville, la pollution aux solvants chlorés est connue depuis 2002, et aucune action pour arrêter cette pollution n’a été menée, car « les normes sont respectées ». A Lyon, des témoins ont vu des fûts de 200 l remplis de déchets polluants enterrés près du champ captant de Crépieux-Charmy. Avec la rouille, ces fûts peuvent un jour se percer, et polluer brusquement l’eau d’un million d’habitants.  A Villefranche, le sel prouve que le port pollue les captages. Un transport de produits dangereux sur la plateforme multimodale du port peut donc polluer brusquement l’eau distribuée par la CAVIL (là encore, la pollution au-dessus de la limite de qualité pour le sel a été totalement « enterrée »).

1 juillet 2011 Posted by | Eau, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

   

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