Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Illégalité du traitement de l’eau par mélange à Villefranche

A Villefranche-sur-Saône, la CAVIL et VEOLIA utilisent le traitement de l’eau par mélange et dilution pour respecter les limites de qualité aux robinets des usagers. Ce traitement est-il légal?

Code de la Santé Publique
Les mesures prises pour mettre en oeuvre la présente section ne doivent pas entraîner, directement ou indirectement :

– une dégradation de la qualité, telle que constatée à la date d’entrée en vigueur de ces mesures, des eaux destinées à la consommation humaine qui a une incidence sur la santé des personnes ;

– un accroissement de la pollution des eaux brutes utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine. »

La présente section est Section 1 : Eaux destinées à la consommation humaine à l’exclusion des eaux minérales naturelles. C’est à dire principalement le respect des limites de qualité aux robinets des usagers. Donc, pour respecter les « normes », il est interdit de dégrader la qualité de l’eau avec une incidence sur la santé des personnes.

Et que fait VEOLIA? Pour respecter les normes aux robinets (respect effectif en 2010, après une dizaine d’années de dépassement), VEOLIA mélange « mathématiquement » l’eau de 13 puits. VEOLIA crée donc volontairement un cocktail de polluants, qui détériore considérablement la qualité réelle de l’eau, avec une incidence négative sur la santé des personnes. L’effet cocktail est une certitude scientifique, que toutes les expériences prouvent. A Villefranche, on mélange des pesticides, des perturbateurs endocriniens de la Saône, des nitrates, des HAP, des solvants chlorés… Les expériences prouvent qu’un mélange de 3 polluants peut augmenter la toxicité d’un facteur 100, par rapport aux 3 polluants pris séparément.

Donc, le traitement par mélange de l’eau de la CAVIL est illégal. Nous demandons à la CAVIL l’arrêt de ce mélange, et d’autres méthodes pour rendre l’eau « potable » : traitements des pollutions à la source, barrières hydrauliques pour les solvants chlorés, traitements aux charbons actifs…

Législation sur les déchets

D’après l’arrêté du 15/03/2006 fixant la liste des déchets admissibles en décharge : « Il est interdit de procéder à une dilution ou à un mélange des déchets dans le seul but de satisfaire aux critères d’admission. ». Ce principe est général dans toute la législation sur les déchets. La dilution et le mélange pour respecter des normes sont assimilés à de la tricherie, ils sont donc interdits.

Il est clair que les solvants chlorés présents dans l’eau de Villefranche sont des déchets. Il ne s’agit pas d’une pollution accidentelle, mais d’industriels qui ont volontairement rejetés les solvants dans le Nizerand et la nappe phréatique, pour s’en débarrasser gratuitement au lieu de payer un coûteux recyclage. Donc, une deuxième fois, le traitement par mélange de l’eau de la CAVIL doit être interdit, car la dilution et le mélange de déchets pour satisfaire à une norme sont interdits.

Si l’Etat autorise le traitement de l’eau par mélange à Villefranche, certains industriels français n’auront plus de souci avec leurs déchets liquides. Il suffit de rejeter les produits toxiques en amont de captages d’eau potable en vérifiant le respect des limites de qualité (99 % des produits industriels n’ont aucune limite de qualité, donc c’est pratique, exemple de la récente pollution de l’eau du robinet de Villefranche au 112-trichloroéthane). Bien sûr, s’il n’y a pas de captage en aval, les polluants vont s’accumuler dans la nappe, et les pollueurs vont être obligés de payer une dépollution de nappe. Les captages permettent de faire disparaitre les polluants, et donc de polluer à nouveau. Le recyclage des produits toxiques industriels dans le robinet des usagers serait légal. Et avec les grands mélanges des interconnexions illimitées, le potentiel de recyclage est immense.

D’après IFEN 2005, le total des captages des eaux destinées à la consommation humaine est de 6,3 km3/an. Donc en respectant la norme de 10 microg/l pour le trichloréthylène et le tétrachloréthylène, on peut en toute légalité recycler 16 tonnes par an de solvants dans les robinets des usagers. En appliquant la méthode officielle d’évaluation sanitaire du ministère français de la santé, cela correspond 10 000 cancers en toute légalité, plus tous les autres cancers dus aux produits sans normes.

Il est donc totalement aberrant de dire que l’eau de la CAVIL, qui a respecté en 2010 les limites de qualité au robinet, est parfaite, ce que vient de nous répéter le maire d’Arnas, responsable de l’environnement à la CAVIL donc de l’eau potable à la CAVIL.

Publicités

26 juin 2011 - Posted by | Eau, Eau Villefranche, Mélange - Dilution, Qualité de l'eau potable

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :