Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Illégalité du traitement de l’eau par mélange à Villefranche

A Villefranche-sur-Saône, la CAVIL et VEOLIA utilisent le traitement de l’eau par mélange et dilution pour respecter les limites de qualité aux robinets des usagers. Ce traitement est-il légal?

Code de la Santé Publique
Les mesures prises pour mettre en oeuvre la présente section ne doivent pas entraîner, directement ou indirectement :

– une dégradation de la qualité, telle que constatée à la date d’entrée en vigueur de ces mesures, des eaux destinées à la consommation humaine qui a une incidence sur la santé des personnes ;

– un accroissement de la pollution des eaux brutes utilisées pour la production d’eau destinée à la consommation humaine. »

La présente section est Section 1 : Eaux destinées à la consommation humaine à l’exclusion des eaux minérales naturelles. C’est à dire principalement le respect des limites de qualité aux robinets des usagers. Donc, pour respecter les « normes », il est interdit de dégrader la qualité de l’eau avec une incidence sur la santé des personnes.

Et que fait VEOLIA? Pour respecter les normes aux robinets (respect effectif en 2010, après une dizaine d’années de dépassement), VEOLIA mélange « mathématiquement » l’eau de 13 puits. VEOLIA crée donc volontairement un cocktail de polluants, qui détériore considérablement la qualité réelle de l’eau, avec une incidence négative sur la santé des personnes. L’effet cocktail est une certitude scientifique, que toutes les expériences prouvent. A Villefranche, on mélange des pesticides, des perturbateurs endocriniens de la Saône, des nitrates, des HAP, des solvants chlorés… Les expériences prouvent qu’un mélange de 3 polluants peut augmenter la toxicité d’un facteur 100, par rapport aux 3 polluants pris séparément.

Donc, le traitement par mélange de l’eau de la CAVIL est illégal. Nous demandons à la CAVIL l’arrêt de ce mélange, et d’autres méthodes pour rendre l’eau « potable » : traitements des pollutions à la source, barrières hydrauliques pour les solvants chlorés, traitements aux charbons actifs…

Législation sur les déchets

D’après l’arrêté du 15/03/2006 fixant la liste des déchets admissibles en décharge : « Il est interdit de procéder à une dilution ou à un mélange des déchets dans le seul but de satisfaire aux critères d’admission. ». Ce principe est général dans toute la législation sur les déchets. La dilution et le mélange pour respecter des normes sont assimilés à de la tricherie, ils sont donc interdits.

Il est clair que les solvants chlorés présents dans l’eau de Villefranche sont des déchets. Il ne s’agit pas d’une pollution accidentelle, mais d’industriels qui ont volontairement rejetés les solvants dans le Nizerand et la nappe phréatique, pour s’en débarrasser gratuitement au lieu de payer un coûteux recyclage. Donc, une deuxième fois, le traitement par mélange de l’eau de la CAVIL doit être interdit, car la dilution et le mélange de déchets pour satisfaire à une norme sont interdits.

Si l’Etat autorise le traitement de l’eau par mélange à Villefranche, certains industriels français n’auront plus de souci avec leurs déchets liquides. Il suffit de rejeter les produits toxiques en amont de captages d’eau potable en vérifiant le respect des limites de qualité (99 % des produits industriels n’ont aucune limite de qualité, donc c’est pratique, exemple de la récente pollution de l’eau du robinet de Villefranche au 112-trichloroéthane). Bien sûr, s’il n’y a pas de captage en aval, les polluants vont s’accumuler dans la nappe, et les pollueurs vont être obligés de payer une dépollution de nappe. Les captages permettent de faire disparaitre les polluants, et donc de polluer à nouveau. Le recyclage des produits toxiques industriels dans le robinet des usagers serait légal. Et avec les grands mélanges des interconnexions illimitées, le potentiel de recyclage est immense.

D’après IFEN 2005, le total des captages des eaux destinées à la consommation humaine est de 6,3 km3/an. Donc en respectant la norme de 10 microg/l pour le trichloréthylène et le tétrachloréthylène, on peut en toute légalité recycler 16 tonnes par an de solvants dans les robinets des usagers. En appliquant la méthode officielle d’évaluation sanitaire du ministère français de la santé, cela correspond 10 000 cancers en toute légalité, plus tous les autres cancers dus aux produits sans normes.

Il est donc totalement aberrant de dire que l’eau de la CAVIL, qui a respecté en 2010 les limites de qualité au robinet, est parfaite, ce que vient de nous répéter le maire d’Arnas, responsable de l’environnement à la CAVIL donc de l’eau potable à la CAVIL.

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26 juin 2011 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Mélange - Dilution, Qualité de l'eau potable | Laisser un commentaire

L’aberration de l’interconnexion Villefranche-Anse

Les autorités (élus, CAVIL, ARS-DDASS) nous expliquent que l’eau de Villefranche est sécurisée par une interconnexion avec les captages d’Anse (qui sont en fait sur les communes d’Ambérieux et de Quincieux, champ captant de Saône-Turdine). Nous, simples citoyens et usagers, sommes respectueux de cette autorité, et sommes contents de savoir que l’eau du robinet est sécurisée par un tuyau entre Villefranche et Anse.

Sur le site de la CAVIL : http://www.cavil.fr/index.php?rubrique=176

« L’eau de la Communauté d’agglomération peut également approvisionner le syndicat Saône-Turdine, dans le cadre d’un plan de secours intercommunal. Dans cet esprit, les sites de Beauregard et d’Anse (Champ captant de Saône-Turdine) viennent en appui l’un de l’autre, en cas d’incident ou de pollution de l’un des deux. Un entretien régulier est effectué.

Chaque semaine, Beauregard et Anse se livrent respectivement 2 000 m3 d’eau pour vérifier le bon fonctionnement du système. »

Le problème commence quand on regarde où sont les captages. Sur une carte, on constate que tous les puits de Villefranche-sur-Saône, Arnas, Ambérieux-d’Azergues et Quincieux sont en bordure de la Saône. Le pourcentage d’eau de Saône envoyée dans le réseau d’eau « potable » varie en fonction du débit pompé, mais en général 50 % de l’eau pompée vient de la rivière. Donc, s’il y a une pollution de la Saône par des hydrocarbures, ou un produit toxique échappé d’un accident d’une usine chimique en amont, tous les champs captants seront pollués en même temps.  Une pollution sur les puits de Villefranche touchera Ambérieux quelques heures plus tard (7 km de distance). Où est la sécurisation ? Quel est l’efficacité du « plan de secours » de la CAVIL ? Une fois de plus, les autorités semblent nous tromper. Si ce n’est pas de la sécurisation, à quoi donc sert ce tuyau?

Début de réponse dans un couloir de la CAVIL où un plan du réseau d’eau est affiché. Bizarre, il y a 2 tuyaux entre la ville et le champ captant. En suivant le dessin d’un tuyau, un côté va en direction d’Anse, et l’autre passe à côté de l’usine de traitement d’eau, du bassin de mélange des eaux en amont de l’usine, et vient se connecter directement sur l’eau brute des 14 puits de Villefranche-Arnas. Lors de l’enquête publique des périmètres de protection des captages d’Ambérieux, nous voyons sur un plan que l’autre côté du tuyau est connecté directement l’eau brute des puits d’Ambérieux-Quincieux, puis c’est marqué en toutes lettres « l’interconnexion est faite sur de l’eau brute » non traitée, donc sur de l’eau non potable. Normalement, les interconnexions de sécurisation en France et dans le monde sont faites sur de l’eau traitée et potable. La situation de Villefranche-Anse est aberrante. S’il y a une pollution par des hydrocarbures sur un puits de Villefranche, l’usine de traitement d’eau (bassins, filtres à sables…) va être polluée, et il faudra des jours, des semaines pour la remettre en état. Donc, l’interconnexion ne servira à rien, car l’eau non potable d’Anse arrive en amont de l’usine. 60 000 habitants seront privés d’eau du robinet pendant des jours, alors qu’ils ont payé avec leurs impôts, leurs factures d’eau un coûteux tuyau de « sécurisation ». Là, les autorités trompent réellement les consommateurs d’eau, ils ont trahi notre confiance. Toujours, à quoi sert ce tuyau?

Preuve de l'interconnexion sur l'eau brute (rapport annuel CAVIL eau 2009). L'échange d'eau de 2000 m3 par semaine est fait en amont du bassin de "traitement de l'eau par mélange" (appelé bâche d'exhaure sur la figure). En prime, un mensonge de plus de la CAVIL : il y a 3 puits à drains rayonnants (P7, P10 et P11), et non 2.

Réponse dans une lettre envoyée par l’ARS (ex DDASS) à VEOLIA-Villefranche, le 12 février 2009 suite au dépassement de la norme des solvants chlorés sur l’eau distribuée du 5 février 2009 : l’ARS propose plusieurs solutions pour résoudre le problème, dont « l’achat d’eau au SMEP Saône-Turdine », en fait plutôt une augmentation des échanges d’eau entre Villefranche et Anse car il y a pas d’achat d’eau. Villefranche va augmenter ses envois d’eau polluée aux solvants chlorés, pesticides, HAP, perturbateurs endocriniens, chlorures… dans les robinets des 120 000 usagers de Saône-Turdine (il faudrait leurs demander ce qu’il pense de cette solution de traitement de la pollution de l’eau de Villefranche), en échange Villefranche va recevoir de l’eau moins polluée aux solvants chlorés d’Anse, et ainsi « respecter la norme aux robinets de usagers ». Cette solution du « traitement des pollutions par mélange ou dilution » est honteuse. Il est évident que la raison de l’interconnexion sur l’eau brute (et non sur l’eau traitée) est de mélanger l’eau des 2 champs captants, qui sont pollués de manière différente (dérogations pour distribuer une eau non conforme pour l’atrazine sur Saône-Turdine, alors que les dépassements sur Villefranche sont sur l’oxadixyl et les solvants chlorés, eau non conforme toujours distribuée sans aucune dérogation par la CAVIL). Il faut rappeler que 100 % des analyses de l’ARS sont faites en aval du bassin de mélange de 500 m3, même les « prétendues analyses sur l’eau brute de Villefranche », donc sur l’eau mélangée avec Anse quand l’interconnexion a fonctionné avant (2 000 m3 par semaine). Ce « grand mélange » de dizaines de puits répartis actuellement sur 14 km de bord de Saône, et bientôt sur 50 km (interconnexions prévues avec Lyon et Belleville-Beaujeu), est sans limite. Les autorités arriveront toujours à respecter les normes au robinet, en augmentant sans fin les mélanges et dilutions des polluants, mais en oubliant totalement « l’effet cocktail ».

Nous demandons donc la transformation de cette interconnexion pour la réaliser sur l’eau traitée, travaux très peu coûteux, il n’y a que quelques mètres de tuyaux à poser coté Villefranche-sur-Saône.

26 juin 2011 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Qualité de l'eau potable | Laisser un commentaire

Périmètres de protection non respectés à Villefranche (encore)

En juin 2010, nous avions constaté 5 infractions graves à la réglementation des périmètres de protection de Villefranche-sur-Saône (arrêté préfectoral n°2009-1954 du 25 février 2009). Qu’ont fait depuis, la CAVIL, nos élus pour faire respecter la réglementation : RIEN. Car en juin 2011, ça recommence. Nous avons pris comme preuves de nombreuses photos. En voici quelques-unes.

Plantation illégale de maïs dans le périmètre de protection immédiate des captages de la CAVIL à Arnas (20/06/2011)

Plantation illégale de salades dans le périmètre de protection immédiate des captages de la CAVIL à Villefranche-sur-Saône. Les cultures maraîchères s'étendent à perte de vue en amont. Au fond, on voit les premiers bâtiments de la zone industrielle qui pollue les captages avec des solvants chlorés (20/06/2011)

Epandage de pesticides à l'intérieur des périmètres de protection de Villefranche. En aval, des captages qui alimentent 60 000 personnes et une usine de fabrication d'aliments pour bébés, que font nos "responsables" pour éviter cela?

https://leau.wordpress.com/2010/08/29/arrete-prefectoral-non-respecte-et-tromperie-des-usagers/

23 juin 2011 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Pesticides, Qualité de l'eau potable | 2 commentaires

Evolution de la qualité de l’eau captée à Villefranche (1)

L’eau du robinet de Villefranche est un mélange de plusieurs dizaines de puits de captages. Ces puits, repartis sur des kilomètres, sont pollués de manière différente. Le « traitement de l’eau par mélange » permet de faire disparaître les polluants des analyses, en les faisant passer en dessous du seuil de quantification du laboratoire. Donc, on ne peut pas connaître l’évolution de l’eau captée avec les analyses officielles de l’ARS (ex-DDASS) qui sont toutes (eaux brutes et eaux traitées) faites sur ce mélange. Pour connaître l’évolution de la qualité de la nappe phréatique, les analyses puits par puits sont nécessaires. Elles sont réalisées lors d’études particulières ou par le délégataire. Voici quelques courbes d’évolution de la qualité de l’eau des puits :

Oxadixyl dans le puits 5 de Villefranche

Comme les dépassements de la norme dans l’eau distribuée sont moins nombreux, les autorités disent que la pollution par le pesticide Oxadixyl diminue. La courbe précédente prouve que cela est faux, la pollution a même tendance à augmenter dans le P5. En fait, c’est VEOLIA qui se perfectionne dans l’art du mélange. Les « traitements par mélange » sont faits de manière « scientifique ».

Tétrachloroéthylène dans le puits 5

Idem pour le tétrachloréthylène dans le puits 5 qui augmente de 2005 à 2010, avec une brusque montée en 2008.  L’absence de dépassement de la limite de qualité en 2010 est donc due à l’amélioration de la technique de mélange, et non à l’amélioration de la qualité de l’eau captée.

Nitrates dans le puits 7 à Villefranche

Les nitrates aussi ont tendances à augmenter dans le puits 7.

Conclusion : la qualité de l’eau captée continue de dégrader actuellement. L’inaction des pouvoirs publics depuis 40 ans est la cause de la mauvaise qualité de l’eau du robinet dans le Beaujolais. Le « traitement de l’eau par mélange » augmente la toxicité de l’eau du robinet par effet cocktail, il est donc illégal. Nous demandons à la CAVIL l’arrêt des mélanges d’eau, entre les champs captants de Villefranche et Anse-Ambérieu, et entre les 14 puits de Villefranche-Arnas.

22 juin 2011 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Pesticides, Qualité de l'eau potable, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

Le port de Villefranche pollue notre eau « potable », absence de dérogation…

Malgré le refus de la CAVIL d’accès à un document public (rapport du délégataire VEOLIA 2010), un usager après une journée de « bataille » a réussi à consulter le fameux document le 16 juin. En page 62, on voit que l’eau brute du puits n°4 est toujours supérieure à la norme : 252 mg/l de chlorures, alors que la norme pour les chlorures est de 200 mg/l. Les premières analyses des chlorures datent de 2009, toutes supérieures à la norme d’après le rapport du délégataire 2009 (consulté pour la première fois le 16 juin 2011, depuis juillet 2010 la CAVIL refusait aux usagers la consultation de ce rapport, et n’a fourni au public le rapport annuel « qualité et prix de l’eau » qu’en novembre 2010, rapport « vide » sans les analyses non conformes du puits n°4, rappel : les dates légales de mise à disposition du public, avec affichage obligatoire bien sûr jamais fait par la CAVIL, sont le 15 juin pour le rapport de VEOLIA, et le 15 juillet pour le rapport annuel sur l’eau).

En page 54 du rapport, VEOLIA affirme que la norme des chlorures sur l’eau brute est une « référence de qualité ». Cela est faux, cette norme est une « limite de qualité » (facilement vérifiable dans l’annexe 2 de l’arrêté du 11 janvier 2007). En 2010, nous avons plusieurs fois signalé à la CAVIL ce mensonge de VEOLIA, déjà répété en page 36 du rapport annuel eau 2009. Donc entre le 1 juin 2011 (date légale de fourniture du rapport à la CAVIL) et le 15 juin 2011 (date légale de mise à disposition du public), le rapport aurait dû être corrigé. La CAVIL et VEOLIA ont donc « trompé » les consommateurs d’eau (délit pénal), une « petite tromperie » peut-être, mais si l’on additionne la totalité des « tromperies » et des « tromperies aggravées » sur l’eau de Villefranche depuis quelques dizaines d’années, cela fait beaucoup.

La CAVIL devrait donc faire des demandes de dérogation pour l’ensemble des dépassements des normes : des dizaines de dépassements pour les pesticides depuis 20 ans, des dépassements pour les solvants chlorés, et maintenant pour les chlorures. Tout le monde était persuadé que la CAVIL avait des dérogations officielles pour distribuer de l’eau non conforme. Or une enquête indépendante a été faite, la CAVIL et le SIEOV n’ont jamais demandé, et donc obtenu de dérogation, donc ont distribué illégalement de l’eau non conforme. Nous demandons donc une régularisation de toutes les demandes de dérogation non faites ; pesticides, solvants chlorés et chlorures. Toute demande de dérogation est bien sûr étudiée par les experts, avec les usages de l’eau (usine Blédina avec 500 millions de doses pour biberons fabriqués par an avec cette eau). Cette étude par des experts serait très gênante pour la CAVIL et VEOLIA, donc ils préfèrent distribuer illégalement une eau non conforme en espérant que ça passe et que personne n’agira en justice.

D’où vient la pollution aux chlorures? Comme l’a indiqué un bureau d’étude de la CAVIL en 2009, et comme cela est absolument évident, les activités de négoce de sel du port de la Chambre de Commerce sont à l’origine de la pollution. Des dizaines de milliers de tonnes de sel sont stockés à l’air libre à quelques mètres du canal en liaison avec la Saône, sans aucune protection pour éviter une pollution de l’eau. Depuis la découverte du dépassement de la norme en 2009, des mesures auraient dû être prises pour protéger les captages, où rien n’a été fait. Pire, en mars 2011, le port a été rempli à ras bord de dizaines de milliers de tonnes de sel qui restent depuis cette date à l’air libre (comme il n’a pas neigé, ni gelé en mars 2011). Chaque nouvelle pluie pollue donc la Saône, puis les nappes phréatiques captées pour l’eau potable. Le port stocke également d’autres marchandises, d’énormes tas de nitrate d’ammonium (produit qui a explosé à Toulouse), et a des locaux d’entreprises polluantes (dépollution…), donc peut être aussi à l’origine de la pollution au 112-trichloroéthane. Une extension du port en direction des captages est même prévue par la CCI. Le problème du dépassement de la norme est enterré probablement pour ne pas gêner cette extension.

Stockage de dizaines de milliers de tonnes de sel sans protection qui pollue au-dessus de la norme le captage d'eau potable de Villefranche. Photo du 20 juin 2011 du sel apporté en mars 2011, et qui restera jusqu'à l'hiver 2012 s'il neige, ou bien plus s'il ne neige pas. Un scandale : à chaque pluie, les chlorures vont polluer la Saône et les nappes phréatiques captées pour l'eau potable

Voir également : https://leau.wordpress.com/2010/06/17/nouvelle-pollution-de-leau-a-villefranche-chlorures/

Dans le rapport Eau CAVIL 2009, il est écrit : « Les 3 non-conformités (Référence de qualité) concernent le paramètre Chlorures sur le Puits 4. Une analyse et un suivi plus spécifique de l’évolution de ce paramètre au niveau du champs captant de Beauregard sera réalisé en 2010. » En 2010, une seule analyse a été faite, donc pour la CAVIL « 1 > 3 », comme « 4 m = 1,5 m » pour la chute d’eau du Nizerand. Une nouvelle fois, la CAVIL a trompé les consommateurs d’eau, qui ont cru, en lisant le rapport 2009, que la CAVIL allait s’occuper du dépassement de la norme sur les chlorures.

20 juin 2011 Posted by | Chlorure, Eau, Eau Villefranche | Laisser un commentaire

46 T d’aluminium dans l’eau de Villefranche en 2010

Incroyable : en 2010 VEOLIA a déclaré avoir mis 46 tonnes de sulfate d’alumine dans l’eau de Villefranche (recensement européen REACH). Cela ferait environ 7 tonnes d’élement pur « Aluminium-Al ».Rappel : ce traitement de l’eau à l’aluminium est totalement inutile depuis des années : https://leau.wordpress.com/2008/07/14/le-scandale-de-laluminium-dans-leau-de-la-cavil/

En 2010, la concentration moyenne en manganèse du mélange des 13-14 puits et 2 champs captants (interconnexion avec Anse-Ambérieu) a été de 51,9 microg/l, soit 1,9 microg/l au-dessus de la référence de qualité (risque de trouble de l’eau distribuée, aucun risque pour la santé à cette concentration car le manganèse est un oligo-élément, et à cette concentration on est bien en dessous de la dose journalière recommandée). Le syndicat voisin d’Anse a supprimé l’aluminium sans problème, et l’usine arrive bien à l’éliminer le manganèse (aération, ozone et filtre à sable).

Pour supprimer 1 microg/l de manganèse non toxique, VEOLIA ajoute 30 microg/l d’aluminium toxique dans l’eau distribuée (concentration moyenne sur l’eau traitée, page 41 du rapport du délégataire 2010, pas d’aluminium sur l’eau brute, page 39 du rapport). Sans oublier les pointes d’aluminium dans l’eau distribuée supérieures à 100 microg/l, fréquentes depuis 1984 : 156 µg/l d’aluminium dissous le 07/03/2008, 130 microg/l en 2003…

Rappel : l’aluminium dissous dans l’eau est dangereux pour la santé. Une dizaine de maladies, dont la maladie d’Alzheimer, serait due à l’aluminium. Cet aluminium est retrouvé dans l’eau du robinet de 60 000 usagers et dans les produits alimentaires fabriqués avec l’eau, pains des boulangeries, céréales pour bébés …

Extrait du rapport Huss du Conseil de l’Europe « Les risques sanitaires des métaux lourds et d’autres métaux » :

23.

Effets soupçonnés ou prouvés de métaux sur la santé humaine (liste non-exhaustive):

Métal

Maladies organiques

Effets neurologiques et psychiatriques

Aluminium

Douleurs articulaires, décalcification des os, anémie

Démence, Alzheimer, Parkinson, Encéphalopathie avec des perturbations de mémoire, de concentration et de mobilité

Alors, pourquoi mettre de l’aluminium dans l’eau : car cela fait faire des bénéfices à VEOLIA, sans l’aluminium le prix de l’eau baisserait (les 46 tonnes coûtent cher bien sûr), et pour le producteur d’aluminium (46 tonnes ce n’est pas un marché négligeable).

Autre question : où vont les déchets d’aluminium chargés des polluants enlevés à l’eau?   Il n’y a pas un mot dans le rapport du délégataire 2010 (et dans les précédents), sur la filière de traitement des déchets, sur les bons d’enlèvements…

De nouveau, nous demandons à la CAVIL l’arrêt immédiat du traitement inutile à l’aluminium. Début 2011, le Président de la CAVIL nous a dit qu’il étudiait la question. Assez d’études, maintenant il faut agir pour améliorer la qualité de l’eau distribuée.

18 juin 2011 Posted by | Aluminium, Eau, Eau Villefranche, Qualité de l'eau potable | Laisser un commentaire

Appel aux élus des 60 000 usagers de l’eau de Villefranche

Le service de santé de la Préfecture (ARS, ex DDASS) a déconseillé à un usager de faire boire l’eau du robinet de Villefranche aux jeunes enfants, à cause des substances chimiques contenues dans cette eau : solvants chlorés, pesticides-nitrates, aluminium… (Le Patriote du 09/06/2011, page 4).
Les élus locaux, responsables de la distribution de l’eau, doivent donc clarifier cette situation :
• Soit les représentants du Préfet ont commis une erreur et se rétractent.
• Soit l’ensemble des 60 000 usagers doivent être informés immédiatement de ce conseil de ne pas faire boire l’eau du robinet aux jeunes enfants.
Certains élus (M. Perrut, M. Picard, M. Mandon) ont affirmé lors de réunions publiques que l’eau de Villefranche était potable, c’est-à-dire d’après la définition légale (Code de la Santé Publique, articles L1321-1 et R1321-2) sans danger potentiel pour la santé de tous, y compris des jeunes enfants.  Or l’ARS a clairement mis en doute la potabilité de l’eau : pas de réponse franchement affirmative à la question d’une eau sans danger, « eau globalement potable » c’est-à-dire non potable d’après la définition légale.
La santé, donc la vie ou la mort de nos enfants, est en jeu (rappel : les dangers pour les enfants sont uniquement à long terme, par exemple décéder d’un cancer dans 20 ans ou être stérile à l’âge adulte). Les élus ne peuvent continuer sur la voie actuelle : « tout va bien, rassurez-vous ». Ils doivent prendre leurs responsabilités et conseiller aux parents de ne pas donner à boire l’eau du robinet aux jeunes enfants.

A tous les usagers, membres ou non du collectif : faite passer cet appel à tous les élus, des majorités municipales ou des oppositions, pour obtenir une position claire sur ce point important.

9 juin 2011 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

Le collectif beaujolais des usagers de l’eau demande à Monsieur Perrut que la ville de Villefranche et la communauté d’agglomération portent plainte contre X pour la pollution de l’eau du robinet aux solvants chlorés

L’eau du robinet de Villefranche-sur-Saône est polluée depuis des dizaines années, avec des impacts potentiels sur la santé de 60 000 usagers. D’après les analyses officielles, plus de 100 toxiques sont présents dans l’eau alimentant directement les captages : Saône, Nizerand, nappe sous la zone industrielle, un gigantesque cocktail de polluants menaçant la santé publique.

La pollution concerne les solvants chlorés mais aussi les pesticides, les hydrocarbures aromatiques, le mercure, l’aluminium, le manganèse et le sel. Au total 24 micropolluants et 23 pesticides ont déjà été détectés dans les puits de captage ou le réseau d’eau du robinet. Les premières analyses au-dessus de la valeur guide prouvant la pollution de l’eau distribuée par les solvants chlorés datent des années 80. Une directive européenne de 1980 obligeait alors la collectivité à rechercher l’origine de cette pollution et à résoudre le problème. Cette recherche n’a démarré qu’avec la révision des périmètres de protection en 1992. Malgré une dizaine d’études réalisées, les sites industriels responsables de la pollution ne sont toujours pas identifiés. Actuellement la pollution continue. En février 2009, l’eau distribuée à Villefranche a été supérieure à la limite de qualité. D’avis d’expert, si l’on en prend les moyens, il faut 3 mois pour retrouver les pollueurs de l’eau de Villefranche aux solvants chlorés. Cette recherche sans fin, qui dure depuis 19 ans, est donc anormale.

Le 23 mai 2011, le collectif a donc rencontré Monsieur Perrut, député-maire de Villefranche-sur-Saône, et a demandé à la ville de Villefranche ainsi qu’à la communauté d’agglomération (CAVIL) de porter plainte contre X pour la pollution de son eau par les solvants chlorés. En effet, cette pollution a déjà entrainé de nombreuses dépenses directes notamment en études, forages et analyses d’eau. Les coûts à venir pour la collectivité (construction d’une unité de traitement de l’eau de plusieurs millions d’euros) et pour les usagers (frais médicaux dus aux dizaines d’années de consommation d’une eau polluée) seront élevés.

Il apparait que seule la justice aura l’autorité nécessaire pour faire aboutir la recherche effective de l’origine des pollutions aux solvants chlorés et permettre d’appliquer le principe pollueur payeur.

Nous citons l’exemple de la ville d’Avignon, qui en février 2011 a porté plainte contre X pour une pollution de la nappe phréatique aux solvants chlorés sur son territoire.

Le collectif informera prochainement sur le résultat de la démarche engagée.

Site du collectif       Communiqué de presse

Communiqué de la ville d’Avignon

5 juin 2011 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Qualité de l'eau potable, Tétrachloréthylène, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

   

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