Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

La Saône polluée par les phtalates de la colle ?

Nous avons vu une pollution de la rivière du Nizerand par l’usine de fabrication de colles industrielles. Mais la Saône située quelques km en aval est-elle polluée?

Normalement le fort débit de la rivière entraîne une dilution, donc plus de pollution visible. Cependant il ne faut pas oublier que l’usine rejette ses déchets dangereux dans la rivière depuis 1972 (38 ans).

D’après un responsable du site, l’usine utilise des centaines de substances chimiques pour la fabrication des colles, mais la société refuse de donner les noms de tous ces produits. Dans les études réglementaires ICPE (Installations Classées pour la Protection de l’Environnement), Hl et ses prédécesseurs n’ont jamais donné au Préfet la liste des produits, pour la simple raison qu’ils affirment ne rejeter aucun produit dans l’eau (faux, regardez les autres articles de ce blog).

Seuls les gros stockages sont mentionnés dans les études d’impact. En 1972, il y avait une cuve de 12 000 l de dibutylphlalate. En 1989, il y avait une cuve de 30 000 l  de phlalate de di-octyle ou DOP ou DEPH ou di(2-éthylhexyl) phtalate. Ces produits sont dangereux pour la santé. Ces phtalates rendent les hommes stériles et peuvent provoquer des cancers : preuves sur http://telematin.france2.fr/?page=recherche&motcle=phtalate&theme=&id_mot

Donc, il suffit de consulter les analyses des réseaux européens RCS et CO des sédiments de la Saône en amont et en aval de l’usine de colle.

En amont, il n’y a aucune détection de  phtalates (DEPH) dans les sédiments de la Saône : vérification à St Symphorien d’Ancelle à 20 km en amont du rejet d’Hl et à Ouroux-sur-Saône à 80 km en amont.

En aval, les sédiments de Saône sont contaminés par les phtalates (DEPH). 948 µg/kg à Saint-Bernard à 8 km en aval. 1033 µg/kg à Lyon à 28 km en aval.

Rien en amont, pollution en aval, on peut donc soupçonner l’usine exploitée actuellement par Hl d’avoir pollué la Saône. Plus de 200 000 personnes boivent l’eau de la Saône après un transit par les sédiments de la  Saône. Ces perturbateurs endocriniens sont toxiques à des doses infirmes. Cette pollution pourrait donc avoir un impact négatif sur la santé des 200 000 usagers, plus des consommateurs de produits agroalimentaires fabriqués avec l’eau. Plusieurs centaines de millions de personnes ont peut-être été exposées juste au moment où il ne fallait pas les exposer : quand ils étaient bébés.

Précision : la gravité des faits vient que les rejets dans les eaux superficielles et souterraines sont illégaux. Voir le site officiel : Rejets industriel , taper Hl dans la recherche, puis choisir le site de Villefranche-sur-Saône. L’usine n’a aucune autorisation de rejet dans le milieu aqueux. Par contre, d’autres usines ont des « autorisations de polluer les eaux », par exemple le site Hl de Châlons-en-Champagne qui rejette directement dans l’eau du cadmium, du nickel et du plomb. De plus, par une recherche par polluant, on vérifie bien qu’aucun des 30 établissements français autorisés à rejeter du DEPH dans l’eau n’est situé dans la vallée de la Saône.

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11 septembre 2010 - Posted by | Colles, Eau, Eau Villefranche, Phtalates |

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