Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

L’eau du Rhône dans les captages du Grand Lyon

La preuve de l’alimentation volontaire de la nappe phréatique, donc des puits de captages d’eau potable, avec l’eau du Rhône (on voit l’ampleur de la tromperie du consommateur quand on lui explique que l’eau du robinet vient d’une rivière souterraine de 800 m3/s en provenance directe des glaciers alpins, sans rapport avec l’eau du Rhône) :

http://cemadoc.cemagref.fr/exl-php/cadcgp.php?QUERY=1&VUE=p_recherche_publication&MODELE=vues/p_recherche_publication/home.html&CLE=DOC_REF&CLEVALEUR=PUB00026384

Rapport n° PUB00014645 du CEMAGREF

« Depuis quelques années, des proliférations d`algues sont apparues sur les bassins de ré-alimentation en eau de la nappe phréatique située au Nord-Est de Lyon, sur le champ captant de Crépieux-Charmy. Désormais, l`influence de ces algues sur la qualité de l`eau est bien connue, ainsi que les grandes caractéristiques de leur mode de développement. Les impacts négatifs de ces algues sur la qualité de l`eau, destinée à l`alimentation humaine nécessitent l`initiation d`une réflexion afin de mettre en place de nouveaux moyens de gestion des bassins visant à contrôler ces populations végétales. »

En plus de tous les polluants du Rhône (pesticides, HAP, PCB, mercure, perturbateurs endocriniens..), il y a aussi les algues qui ont des impacts négatifs sur la qualité de l’eau distribuée.

Une photo où on voit les bassins d’infiltration de l’eau du Rhône vers les puits de captages d’eau destinée à l’alimentation humaine.

Champ captant de Crépieux Charmy

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27 mars 2010 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône | 2 commentaires

Publicité mensongère à Lyon

La campagne de publicité du Grand Lyon vise à tromper les consommateurs, en leur donnant de fausses informations sur la qualité et l’origine de l’eau du robinet. Vouloir faire boire l’eau du robinet du Grand Lyon, et inciter à la mettre dans le biberon des bébés, est grave. Si personne ne réagit maintenant, il n’y aura plus aucune limite au mensonge sanitaire en France.

Il est nécessaire de réagir, et d’engager des plaintes pour publicité mensongère et tromperie des consommateurs. Contacter moi, plus nous serons nombreux, plus les actions seront efficaces.

Quiz sur l'eau de Lyon 1

La tromperie est lourde. Quand on clique sur la bonne réponse (la nappe phréatique du Rhône est une réserve souterraine résultant de l’infiltration du Rhône), on voit du rouge, puis du vert et « Bravo » quand on choisit la mauvaise réponse, totalement absurde : « la nappe est une rivière souterraine provenant directement du glacier du Rhône en Suisse »!

26 mars 2010 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône | Laisser un commentaire

Mensonges sur l’eau à Lyon (retour)

Cet article a été publié une première fois le 13 août 2009. Puis j’ai été optimiste, en me disant que c’était de l’histoire ancienne (1998), que de tels mensonges étaient impossibles aujourd’hui, et j’ai supprimé l’article. Entre temps, j’avais pu discuter avec des responsables du Grand Lyon et de VEOLIA à Lyon, qui m’avaient avoué que l’eau du robinet était bien l’eau du Rhône. Et puis à l’occasion de la journée mondiale de l’eau, une campagne de communication de 100 000 euros est lancée sur la Grand’O de Lyon reprenant tous les vieux mensonges sur l’eau de Lyon. Donc, voici le texte de l’été 2009 :

« Il y a une dizaine d’années (1998), j’ai été invité chez un élu du Grand Lyon (COURLY). Cet élu était membre de la commission qui gère l’eau potable d’un million d’habitants.

Etant hydrogéologue, la conversation s’est donc portée sur les captages et la qualité de l’eau à Lyon. J’ai eu droit à un véritable délire sur la prétendue bonne qualité de l’eau distribuée dans le Grand Lyon. L’eau était excellente, et de meilleure qualité qu’une célèbre eau minérale captée dans une ville près du lac Léman…

Doucement, je lui précise que l’eau de Lyon est polluée par des solvants chlorés, et que dans certains puits du champ captant de Crépieux-Charmy, l’eau est dix fois au dessus des normes (1 µg/l par solvant de 1980 à 2003). Aucune réponse, car l’élu n’a aucune compétence en environnement ou en gestion de l’eau potable.

Puis j’ajoute que la plupart de l’eau captée est l’eau du Rhône, avec un temps de transfert de quelques heures à quelques jours entre le Rhône et l’eau potable, que l’eau du Rhône est fortement polluée par tous les pesticides déversés dans la plaine de l’Ain, les rejets de toutes les industries lourdes dans la vallée du Rhône et toutes les rejets d’eaux usées des villes de la vallée.

Là, il réagit fortement en disant:

  1. que je ne dis pas la vérité,
  2. qu’il vient de visiter le champ captant de Crépieux-Charmy avec VEOLIA (Compagnie Générale de Eaux à l’époque),
  3. que l’eau de Lyon est d’excellente qualité, et l’une des meilleures de France
  4. que VEOLIA  a affirmé aux élus l’absence totale de relation entre le Rhône et les puits de captage d’eau,
  5. que, d’après VEOLIA,  l’eau bue par les 1 000 000 d’habitants du Grand Lyon provient directement des Alpes, sans aucun transit par le Rhône

Je lui demande comment cela est possible car les puits de captage sont juste à coté du fleuve Rhône. Il me répond qu’il n’est pas technicien, mais que VEOLIA lui a affirmé que l’eau captée par Lyon passait sous la Dombes en provenance du Mont Blanc, et que l’eau polluée du Rhône n’alimentait à 0% l’eau potable.

La discussion sur l’eau s’arrête là. Il conclut en disant qu’il croit entièrement les affirmations d’une grande multinationale spécialisée dans l’eau potable, et que je ne dis que des mensonges.

La vérité, tous les professionnels la connaissent :

  • Les un million d’habitants du Grand Lyon boivent à 90 % environ l’eau du Rhône, légèrement filtrée par des alluvions, distribuée sans aucun traitement (à part une légère chloration) aux usagers,  le restant provenant d’une nappe locale très polluée par des solvants chlorés (tétrachloréthylène…)
  • Il n’y a aucune alimentation en provenant des Alpes et du Mont Blanc (affirmation mensongère), à part par l’intermédiaire du Rhône.
  • L’eau de Lyon est polluée par les solvants chlorés, les pesticides du Rhône, les HAP (et PCB?)  du Rhône,  les perturbateurs endocriniens du Rhône
  • Il est faux de dire que l’eau distribuée sans traitement est d’excellente qualité.
  • Quand on fait boire l’eau d’un fleuve aussi pollué, le minimum sera d’informer les usagers (et non de leur mentir), et traiter l’eau par des charbons actifs. Par exemple, Genève puisse son eau potable dans le Lac Léman, bien en amont de Lyon, et traite son eau par des filtres à sable et des charbons actifs, et a une eau bien moins chère qu’à Lyon.

Le problème, c’est le mensonge de l’entreprise privée qui gère l’eau du Grand Lyon qui donne de fausses informations aux élus qui décident et votent l’avenir de l’eau à Lyon. Comment l’eau peut être bien gérée par les élus, s’ils ont des informations fausses à la base?

A Lyon, comme à Villefranche-sur-Saône, le sujet des relations entre les cours d’eau et les puits de captage est tabou. En 1973, un journaliste avait osé aborder le sujet pour expliquer la mauvaise qualité de l’eau distribuée à Villefranche. La ville de Villefranche et VEOLIA (Compagnie Générale des Eaux à l’époque) avaient réagit fortement, et fait taire la presse : “il n’y a aucune relation entre la Saône et l’eau captée” (mensonge toujours). »

21 mars 2010 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, Potabilité, Tétrachloréthylène | 2 commentaires

Grand’O de Lyon ?

Je viens de tomber sur le site de Grand’O de Lyon : http://www.grandodelyon.org/

Vraiment étonnant, on apprend que l’eau de Lyon c’est :

100 % qualité : Ils parlent peut-être de la mauvaise qualité de l’eau du robinet.  Rappel : l’eau de Lyon est principalement l’eau du Rhône (1), l’un des fleuves les plus pollués de France : 37 pesticides en amont du captage de l’eau, une pollution au PCB bien connue, des HAP, du mercure, des perturbateurs endocriniens…

Les captages sont en plus pollués par la nappe de l’est lyonnais, qui rajoute des métaux lourds et des solvants chlorés dans l’eau du robinet : tétrachloréthylène, tétrachlorure de carbone, trichloroéthane…

Par exemple, l’eau du robinet le 3 décembre 2009 : tétrachloréthylène = 1,1 µg/l, phénantrène (HAP) = 0,021 µg/l, plus bien d’autres polluants.

Cette eau polluée est distribuée sans aucun traitement (Lyon est donc si pauvre que ça), à part du chlore qui rajoutent des produits cancérigènes et perturbateurs endocriniens dans l’eau, par exemple le chloroforme.

100 % économique : ont-ils compté le coût des conséquences potentielles sur la santé des polluants présents dans la Grand’O de Lyon ?

100 % durable : l’eau de 1,1 million d’habitants du Grand Lyon est légèrement filtrée par le sable entre le Rhône et les puits de captage. A chaque seconde, ce filtre se remplit et les polluants (mercure, pesticides, HAP, PCB, perturbateurs endocriniens…) s’accumulent dans la nappe, et progressent lentement vers l’eau du robinet. Déjà, les HAP (cancérigènes) polluent la Grand’O de Lyon. Dans l’avenir, de plus en plus de contaminants vont polluer la grande eau de Lyon, avec des relargages brusques de produits toxiques (phénomène bien connu).

Une chose est certaine : l’eau du robinet de Lyon n’est pas durable.

Dans le dossier de presse remis par le Grand Lyon aux journalistes, c’est le grand délire. On y apprend que la Grand’O de Lyon est l’eau des glaciers alpins (je ne vois pas où pourraient être ces glaciers).

« L’eau des Alpes nous arrive en suivant le Rhône, par une nappe phréatique ayant le même débit que le fleuve, soit 800 m3/seconde. Elle est constituée de massifs de sables et de graviers filtrants, qui la dépolluent et la minéralise au fur et à mesure de son avancée. » 

Tout cela n’est que mensonge. L’eau de Lyon est principalement l’eau du Rhône (1), fleuve très pollué.

(1) L’eau du Rhône s’infiltre dans les berges du fleuve ou dans les berges des 3 canaux artificiels autour du champ captant, ou dans les bassins d’infiltration construits par le Grand Lyon au milieu du champ captant. L’eau transite ensuite dans les sables et graviers, puis elle est pompée dans les puits de captage, et envoyée dans le réseau d’eau potable après un ajout de chlore. Une petite partie de l’eau pompée ne vient pas du Rhône, mais de la nappe de l’est lyonnais (couloir de Meyzieu). Cette nappe, polluée par les solvants chlorés, apporte du tétrachloroéthylène dans l’eau du robinet.

19 mars 2010 Posted by | Eau, Eau Lyon, Micropolluants, Pesticides, Polluants, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

   

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