Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Hl (7) : la pollution continue

Malgré des années d’alertes aux pouvoirs de police et une plainte devant le Procureur, les rejets illégaux de colles et de produits chimiques purs dans la nappe phréatique captée par l’eau potable continuent à Arnas.

Voici des photos prises le 10 septembre 2009 à 11h45

Le 10/09/2009, la pollution continue à Arnas

Le 10/09/2009, la pollution continue à Arnas

Produit chimique pur violet rejeté dans le Nizerand à sec

Produit chimique pur violet rejeté dans le Nizerand à sec

La photo précédente montre une substance chimique violette huileuse (flotte à la surface de l’eau, nombreuses taches dans la vasque). A coté, il y avait aussi une substance huileuse jaune. Il s’agit de produits chimiques purs, qui comme la rivière Nizerand est à sec, ne peuvent que se retrouver que dans l’eau potable de 60 000 usagers.

Autour de la vasque, il y avait également, comme d’habitude, des dépôts noirs de goudron collé aux galets.

Le matin même du 10 septembre, Le Progrès publiait un article sur les plaintes contre X pour cette pollution, constatée par nous depuis 2006, mais qui dure sans aucun doute depuis la mise en service de l’usine en 1972.

Dans le journal, le directeur général de la CAVIL a dit : « Les déversements de colle sont accidentels et sont liés à un problème d’entretien ». Cela est faux, les déversements de colles ne sont pas accidentels, et ne sont pas liés à un problème d’entretien. Nous passons dans le Nizerand depuis 3 ans, ils sont réguliers, quotidiens à certaines périodes. Le rejet de colles, de produits purs dans le réseau eau pluviale est une pratique industrielle régulière qui existe probablement depuis des dizaines d’années.

« Nous avons demandé à des entreprises ciblées de mettre en place des actions correctives. »

Visiblement les gentilles demandes ne suffisent plus. Ne faudrait-il pas contraindre l’industriel à respecter son étude d’impact et son arrêté préfectoral, qui impose le rejet dans le réseau d’eau pluviale uniquement des eaux pluviales.

Une autre indication de l’origine de la pollution est donnée par les pastilles de colle « hot melt » que l’on retrouve dans le Nizerand depuis des années.  Photographie du 17 août 2009 à 16h00.

Pastilles de colle

Pastilles de colle « hot melt » en provenance de l’usine Hl

Dans l’arrêté préfectoral du 20 septembre 1979, l’usine devait respecter pour ses rejets d’eaux industrielles dans le réseau d’assainissement, les prescriptions parues au Journal Officiel du 20 juin 1953 : l’effluent devra être exempt de matières flottantes et ne pas provoquer de coloration visible dans le milieu récepteur. Le 10 septembre 2009, le rejet illégal dans la rivière ne respectait même pas les prescriptions de 1953 pour un rejet dans un réseau d’assainissement!

Publicités

13 septembre 2009 - Posted by | Colles, Eau, Eau Villefranche

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :