Qualité de l’eau dans le Rhône

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Hl (6) : poissons morts de la pollution

Le 25 juillet 2007, 3 poissons morts ont été retrouvés en aval du rejet industriel illégal du tuyau Eaux Pluviales de la rue Grange Morin à Arnas. Une truite dans la vasque même du rejet, une autre truite quelques dizaines de mètres en aval et un petit poisson 250 m en aval. Aucun poisson mort n’a été trouvé en amont du rejet. Le débit du Nizerand le 25/07/2007 était important pour la saison : 100 l/s environ.

Le 25/07/2007 à 12h, truite morte sous le rejet de colle de National Starch, 2 autres poissons morts en aval, procès verbal de l'ONEMA le lendemain

Le 25/07/2007 à 12h, truite morte juste sous le rejet de colle de National Starch

Truite morte dans la vasque du rejet industriel (25/07/2007)

Truite morte dans la vasque du rejet industriel (25/07/2007)

 

Deuxième truite morte quelques dizaines de mètres en aval du rejet industriel
Deuxième truite morte quelques dizaines de mètres en aval du rejet industriel
Petit poisson mort trouvé 250 m en aval du rejet (emporté par le courant)
Petit poisson mort trouvé 250 m en aval du rejet (emporté par le courant)

J’ai essayé de faire constater les poissons morts. Comme pour les rejets polluants, aucune autorité locale n’a voulu se déplacer. En insistant, j’ai réussi à faire venir une personne de l’ONEMA. Malheureusement le lendemain, deux des poissons avaient disparu. Il restait la truite dans la vasque. Le procès-verbal, réalisé par l’ONEMA, a été envoyé à la CAVIL.

Honnêtement, je croyais le problème réglé, et que l’industriel ne recommencerait pas à rejeter de la colle dans le Nizerand. Mais constatant que les rejets de colle continuaient le 29 juillet 2009, j’ai déposé une plainte contre X devant le Procureur de la République de Villefranche le 30 juillet 2009 pour destruction du poisson (Article L432-2 du code de l’environnement). Une autre plainte similaire a été déposée par un habitant de Villefranche-sur-Saône.

Article L432-2 du code de l’environnement
« Le fait de jeter, déverser ou laisser écouler dans les eaux mentionnées à l’article L. 431-3, directement ou indirectement, des substances quelconques dont l’action ou les réactions ont détruit le poisson ou nui à sa nutrition, à sa reproduction ou à sa valeur alimentaire, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 18 000 euros d’amende. »
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24 août 2009 - Posted by | Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais

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