Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

REGEMAT (6) : photos Google des « TAS » de déchets non triés à Arnas

Photographie aérienne de l’IGN du site d’Arnas avant l’arrivée de REGEMAT en 2003 : le terrain est propre sans déchet. Le site est occupé par l’entreprise CMC Couturier.

Site d'Arnas en 2003 avant l'arrivée de REGEMAT : propre sans déchet

Site d'Arnas en 2003 avant l'arrivée de REGEMAT : propre sans déchet

1,5 ans après l’arrêté d’autorisation, l’extérieur des bâtiments est à moitié plein de déchets :
Site REGEMAT au 31 décembre 2005 : rempli à moitié de déchets
Site REGEMAT au 31 décembre 2005 : rempli à moitié de déchets

Photo prise quelques mois après la faillite de REGEMAT, le site est rempli au maximum de déchets (les bâtiments sont également remplis de déchets non triés sur 5 mètres de haut)

Site REGEMAT au 20 avril 2007 : rempli à ras bord de déchets non triés
Site REGEMAT au 20 avril 2007 : rempli à ras bord de déchets non triés

Ces photographies prouvent le caractère frauduleux des stockages de déchets non triés. Trois ans est le temps qu’il a fallu à Regemat pour remplir le site de dizaines de milliers de m3 de déchets industriels banals (DIB). L’entreprise n’a jamais eu l’intention de recycler ces déchets. Elle a déposé son bilan que le site était plein, et qu’elle ne pouvait plus recevoir d’argent pour le faux recyclage.

Voici les engagements de REGEMAT devant le Préfet, pour obtenir son autorisation d’exploiter :
  • Emprise du site : REGEMAT ne l’a pas respecté, les bâtiments à l’est du site ont également été remplis de déchets non banals (cartouches de toner, bidons de produits chimiques, déchets non identifiés…).
  • Stockage de 900 m3 de déchets triés, avec des murets en parpaings à l’intérieur, des détecteurs de fumées, des parois béton de 4 m de hauteur minimale : REGEMAT n’a rien respecté : plusieurs dizaines de milliers de m3 de déchets non triés, pas de murets, pas de parois béton…

 

Engagements de REGEMAT sur le stockage extérieur (rien n'a été fait)

Engagements de REGEMAT sur le stockage extérieur (rien n'a été fait)

 

25 août 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Hl (6) : poissons morts de la pollution

Le 25 juillet 2007, 3 poissons morts ont été retrouvés en aval du rejet industriel illégal du tuyau Eaux Pluviales de la rue Grange Morin à Arnas. Une truite dans la vasque même du rejet, une autre truite quelques dizaines de mètres en aval et un petit poisson 250 m en aval. Aucun poisson mort n’a été trouvé en amont du rejet. Le débit du Nizerand le 25/07/2007 était important pour la saison : 100 l/s environ.

Le 25/07/2007 à 12h, truite morte sous le rejet de colle de National Starch, 2 autres poissons morts en aval, procès verbal de l'ONEMA le lendemain

Le 25/07/2007 à 12h, truite morte juste sous le rejet de colle de National Starch

Truite morte dans la vasque du rejet industriel (25/07/2007)

Truite morte dans la vasque du rejet industriel (25/07/2007)

 

Deuxième truite morte quelques dizaines de mètres en aval du rejet industriel
Deuxième truite morte quelques dizaines de mètres en aval du rejet industriel
Petit poisson mort trouvé 250 m en aval du rejet (emporté par le courant)
Petit poisson mort trouvé 250 m en aval du rejet (emporté par le courant)

J’ai essayé de faire constater les poissons morts. Comme pour les rejets polluants, aucune autorité locale n’a voulu se déplacer. En insistant, j’ai réussi à faire venir une personne de l’ONEMA. Malheureusement le lendemain, deux des poissons avaient disparu. Il restait la truite dans la vasque. Le procès-verbal, réalisé par l’ONEMA, a été envoyé à la CAVIL.

Honnêtement, je croyais le problème réglé, et que l’industriel ne recommencerait pas à rejeter de la colle dans le Nizerand. Mais constatant que les rejets de colle continuaient le 29 juillet 2009, j’ai déposé une plainte contre X devant le Procureur de la République de Villefranche le 30 juillet 2009 pour destruction du poisson (Article L432-2 du code de l’environnement). Une autre plainte similaire a été déposée par un habitant de Villefranche-sur-Saône.

Article L432-2 du code de l’environnement
« Le fait de jeter, déverser ou laisser écouler dans les eaux mentionnées à l’article L. 431-3, directement ou indirectement, des substances quelconques dont l’action ou les réactions ont détruit le poisson ou nui à sa nutrition, à sa reproduction ou à sa valeur alimentaire, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 18 000 euros d’amende. »

24 août 2009 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

HL (5) : pollutions de 2006

En 2006, l’usine de fabrication de colles industrielles s’appelait N S. Aujourd’hui, le nom a changé : Hl, mais le nouvel exploitant est toujours responsable des pollutions anciennes, et continue les mêmes pratiques industrielles de pollution (nouveaux rejets de colles du 29 juillet et 17 août 2009). Il devra donc réparer les dommages causés depuis 36 ans à l’environnement, à la rivière du Nizerand, aux sols, à la nappe phréatique, aux captages d’eau potable, à la santé des 60000 usagers de l’eau, et des consommateurs des produits agroalimentaires fabriqués à partir de l’eau du robinet : pain de toutes les boulangeries de la région (le pain, c’est plus de 30 % d’eau) , pain BIO (près de Villefranche-sur-Saône, un agrément pour la fabrication de pain BIO en utilisant l’eau du robinet a été donné), aliments pour bébés (plus de 50 % d’eau dans la préparation des céréales infantiles)…

Les 24 et 29 octobre 2006, des pollutions par la colle du Nizerand ont été constatées (pas de photos).

Les premières photos datent du 3 novembre 2006.

Pollution du Nizerand le 3 novembre 2006 à 16h00, substance flottante

Pollution du Nizerand le 3 novembre 2006 à 16h00, substance flottante

Acculumation de colle en aval immédiat du rejet

Accumulation de polluants en aval immédiat du rejet « Eaux Pluviales » de la rue Grange Morin (photo ep_morin_0611_01.jpg)

Le 10 novembre 2006 à 11h00, toujours le même triste spectacle : pollutions aux colles flottantes dans le lit du Nizerand à sec

Le 10/11/2006 11h46, en aval du rejet, le Nizerand est uniquement l'égout des pollutions industrielles (à sec en amont)

Pour connaitre la pollution de la nappe phréatique en aval des rejets pollués, un prélèvement d’eau a été réalisé le 10/11/2006 à 11h00 dans une résurgence du lit du Nizerand à 300 m en aval. L’analyse des hydrocarbures aromatiques a donné : Styrène = 0,80 µg/l et 4-isopropyltoluène (p-cumène) = 0,79 µg/l. Le styrène est bien un composant de nombreuses colles industrielles. Dans le dossier d’étude d’impact de l’arrêté du 27 avril 2009, un composé à base de styrène est mentionné dans le dossier. Le p-cumène a été détecté dans un échantillon d’eau polluée par la colle (analyse de 2007). Les rejets de colles industrielles pollueraient donc la nappe phréatique superficielle sur au moins 300 m.Résurgence de la nappe phréatique superficielle en aval des rejets de colles

23 août 2009 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Qualité de l’eau du Grand Lyon : 37 pesticides dans le Rhône

Plus d’un million d’habitants du département du Rhône boivent l’eau en provenance du champ captant de Crépieux-Charmy, alimenté principalement par l’eau du fleuve Rhône. L’eau distribuée est brute sans aucun traitement (à part l’ajout de chlore). En 2006, d’après les rapports du Grand Lyon,  93 % de l’eau du Grand Lyon provenait de Crépieux-Charmy, soit 1 100 000 habitants consommant une eau en provenance du fleuve Rhône.

La qualité de l’eau du Grand Lyon est donc dépendante de l’eau du Rhône. La station de mesure de la qualité la plus proche est située au pont de Jons. Voici la (longue) liste des pesticides détectés dans le Rhône par les analyses officielles du réseau européen RCS-RCO (Réseau de Contrôle de Surveillance et Réseau de Contrôle Opérationnel). 

Alachlore : max 0,06 µg/l le 16/05/1997, produits de dégradation non analysés (10 à 100 fois le produit brut)

Acétochlore : traces le 03/06/2008, produits de dégradation non analysés (10 à 100 fois le produit brut)

Aminotriazole : nombreuses détections, max 0,59 µg/l le 04/03/2008, 6 fois la norme de l’eau potable

AMPA (produit de dégradation du glyphosate) : nombreuses détections, max 0,51 µg/l  le 14/12/2004, 5 fois la norme de l’eau potable

Anthraquinone : 0,07 µg/l  le 19/11/2003

Atrazine déséthyl (produit de dégradation de l’atrazine) : 0,17 µg/l  le 13/03/2002

Atrazine : 1,4 µg/l  le 19/06/2001, 14 fois la norme de l’eau potable

Carbendazime : nombreuses détections, max 0,34 µg/l  le 02/06/2005, 3 fois la norme de l’eau potable

Carbofuran : max 0,02 µg/l  le 23/05/2007

Chlortoluron : 0,05 µg/l  le 14/11/2001

Cyprodinil : 0,18 µg/l  le 11/12/2001

Diclofop méthyl : 0,59 µg/l  le 18/08/1999, 6 fois la norme de l’eau potable

Diméthénamide : 0,05 µg/l

Diuron : 0,05 µg/l

Ethofumésate : 0,11 µg/l

Glyphosate : max 0,56 µg/l, 6 fois la norme de l’eau potable

HCH gamma : 0,02 µg/l

Isoproturon : 0,23 µg/l, traces en 2009

Mécoprop : 0,04 µg/l  le 19/07/2006, traces en 2009

Métalaxyl : nombreuses détections, max 0,06 µg/l

Métazachlore : traces

Métolachlore : nombreuses détections, max 0,2 µg/l  le 19/06/2001, 2 fois la norme de l’eau potable, produits de dégradation non analysés (10 à 100 fois le produit brut)

Monolinuron : 0,3 µg/l

Norflurazon : 0,28 µg/l  le 19/06/2001

Oxadixyl : 0,13 µg/l le 19/06/2001

Piperonil butoxide : 0,04 µg/l, traces en 2009

Simazine : nombreuses détections, max 0,1 µg/l

Tébutame : 0,03 µg/l

Terbuthylazine : 0,1 µg/l

Terbutryne : 0,04 µg/l

2 4 MCPA  : 0,03 µg/l

Dans la station plus en amont (près de Lagnieu), d’autres pesticides ont été détectés :

Foséthyl aluminium : 1,1 µg/l  le 19/06/2008, 11 fois la norme de l’eau potable

Hexazinone : 0,64 µg/l  le 09/05/2006, 6 fois la norme de l’eau potable

Oxadiazon : 0,06 µg/l  le 11/05/2005

Terbuthylazine hydroxy : traces le 28/08/2008

2 6 Dichlorobenzamide : 0,03 µg/l  le 21/02/2008, produit de dégradation du Dichlobenil

 Détections supplémentaires dans l’Ain près de la confluence avec le Rhône :

Glufosinate-ammonium : 0,11 µg/l  le 06/02/2006

 

Au total,  37 pesticides différents ont été détectés dans le Rhône par les analyses officielles en amont des captages du Grand Lyon.

Le Rhône a un débit moyen de 600 m3/s à Lyon, pour un prélèvement pour l’eau potable de 3,3 m3/s (100 000 000 m3/an). Le prélèvement d’eau du Grand Lyon représente 0,55 % du débit du Rhône. Quand le Rhône est pollué par un pesticide à 0,5 µg/l, cela signifie qu’il transporte 26 kg de pesticides par jour, quantité largement suffisante pour contaminer l’eau de 1,1 million d’habitants au dessus de la norme de l’eau potable (0,1 µg/l). Certains prétendus « experts » du Grand Lyon disent qu’à cause du fort débit pompé, l’eau de Lyon ne pourra jamais être polluée : cela est faux.

Certains de ces  37  pesticides, plus leurs produits de dégradation, se retrouvent donc aux robinets des lyonnais. Le minimum serait de les informer (hors rien n’est fait, à part de dire que l’eau est d’excellente qualité, et l’une des meilleures de France : faux d’après les analyses précédentes).

 Un traitement de l’eau distribuée aux charbons actifs serait une solution provisoire.  Le prix de l’eau est très élevé à Lyon, un tel prix devrait inclure un traitement de l’eau. A 3 € TTC le m3, distribuer un eau sans traitement est anormal (2,99 € TTC exactement pour une consommation de 120 m3/an).

La solution définitive devrait être d’aller chercher l’eau ailleurs, et d’arrêter de faire boire aux lyonnais l’eau du Rhône (cela dure depuis 150 ans). Il faudrait reprendre les projets du 19° siècle, qui ont été abandonnés car la Compagnie Générale des Eaux (VEOLIA aujourd’hui) a toujours proposé aux lyonnais de boire l’eau du Rhône.

22 août 2009 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, Pesticides | Un commentaire

HL (4) : mains collées en 2007

Cela s’est passé en juillet 2007.

L’eau rejetée par le tuyau EP de la rue Grange Morin paraissait alors propre et claire : de l’eau normale. Pour me nettoyer les mains, je les ai plongées dans l’eau. Sentant quelque chose d’anormal, j’ai joint les doigts des 2 mains. Mes 2 mains sont alors restées collées ensemble. J’ai eu du mal à séparer les 2 mains, et ensuite à enlever la colle.

Cela fait une troisième sorte de colle rejetée dans la rivière. La pollution dans le réseau EP est donc une pratique courante de l’usine polluante. Rappelons :

  • Que l’usine a démarré en 1973, depuis 36 ans des rejets de colles ont lieu dans le Nizerand.
  • Que la pollution par les produits chimiques des colles se retrouve dans les captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône, soit par l’intermédiaire de la nappe phréatique, soit directement par le Nizerand, la Saône et les drains des P10 et P11 : 8 à 12 heures de temps de transfert entre le rejet polluant de l’usine et les captages d’eau portable.
  • Que les polluants n’ont été recherchés dans l’eau potable. Si on ne recherche pas, on ne peut pas les trouver, donc l’eau est potable d’après la DDASS. En 2007, la DDASS, qui avait toutes les informations sur les rejets, a cru l’industriel (il ne rejette rien), et a parlé d' »allégations » pour dénigrer les observations et les photos de ce blog.
  • Que les captages de Villefranche alimentent en « eau potable » 60000 personnes, et une usine de fabrication d’aliments à mettre dans les biberons des bébés : moitié du marché français, des dizaines de pays dans le monde consomment les aliments de l’usine de Villefranche-sur-Saône, seule usine de production au niveau mondial (pour les produits fabriqués à Villefranche) du groupe alimentaire.

22 août 2009 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

REGEMAT (5) : déchets non triés enlevés à Arnas

Si le dépôt de plaintes du 30 juillet ne semble avoir aucun effet sur l’industriel qui rejette de la colle dans le Nizerand (nouveau rejet le 17 août), sur l’ancien site REGEMAT, les choses bougent.

Aujourd’hui vers 12h, nous avons vu arriver une pelle et un camion, qui ont fini d’évacuer du site le nouveau tas de déchets non triés (illégal car 20 m3 au maximum sont autorisés sur le site). Cela est un point positif.

19/08/2009 : Enlévement de déchets non triés (tas illégal de carton, plastique, sacs poubelles non ouverts, tuyaux) sur l'ancien site REGEMAT

19/08/2009 : Enlèvement de déchets non triés (tas illégal de carton, plastique, sacs poubelles non ouverts, tuyaux) sur l'ancien site REGEMAT

19 août 2009 Posted by | Arnas, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Le Nizerand devient un pur égout de la CCBNM

Depuis quelques jours, le Nizerand est à sec en amont du rejet de la STEP illégale de la CCBNM. L’eau du Nizerand est à 100 % l’égout de la CCBNM, épuré des matières en suspension, mais contenant de nombreuses substances toxiques et polluantes : nitrates (fabriqués par la STEP), composés azotés, perturbateurs endocriniens, résidus de médicaments, pesticides…

Le 17/08/2009 à 10h00, le Nizerand est à sec en amont du rejet de la STEP de la CCBNM

Le 17/08/2009 à 10h00, le Nizerand est à sec en amont du rejet de la STEP de la CCBNM

Sur la photo, on voit le tuyau de rejet. Lors de l’enquête publique, le dossier affirmait qu’un diffuseur allait être installé pour limiter les impacts sur la rivière. Comme d’habitude, les citoyens ont été trompés, la CCBNM n’a rien installé.

En aval, tous ces toxiques s’infiltrent entièrement dans la nappe phréatique du Nizerand, nappe avant 2008 non polluée, réserve d’eau pour la CCBNM et les générations futures. Le système d’assainissement de la CCBNM est un véritable sabotage environnemental.

Le Nizerand à sec 600 m en aval du rejet de la STEP. Les égouts de la CCBNM polluent directement une nappe phréatique, non polluée avant 2008 : sabotage environnemental

Le Nizerand à sec 600 m en aval du rejet de la STEP. Les égouts de la CCBNM polluent directement une nappe phréatique, non polluée avant 2008 : sabotage environnemental

En tant que citoyen, je suis révolté par ce que la CCBNM a fait. Elle a détruit un ancien système d’assainissement excellent, et qui fonctionnait parfaitement. Par exemple, toutes les anciennes STEP du Nizerand et du Morgon rejetaient leurs eaux à des endroits qui n’étaient JAMAIS à sec (même en 2003 et avant). Les rejets étaient implantés au mètre près en aval des sources importantes, pour optimiser l’autoépuration des rivières. Les concepteurs de l’ancien assainissement étaient des gens intelligents qui connaissaient bien le terrain, et leur métier. Le résultat : toutes les rivières avaient une qualité excellente (1A) à la sortie de la CCBNM.

A la différence de l’assainissement actuel de la CCBNM : des tuyaux partout, des stations de relevage qui concentrent les eaux usées de plusieurs vallées dans celle du Nizerand au dessus des captages de Villefranche-sur-Saône, une qualité d’eau du Nizerand actuellement dégradée (2 ou 3). En résumé, on envoie ses déchets chez les autres. Les responsables de la CCBNM avaient seulement oubliés que d’autres tuyaux remontent l’eau jusqu’à leurs habitations, et qu’actuellement ils boivent leurs propres égouts.

Comme depuis des années, je demande toujours la CCBNM de ne plus envoyer les égouts de Lacenas et de Montmelas dans la vallée du Nizerand. Les eaux usées doivent rester dans leur vallée propre, car la rivière du Nizerand n’a pas la capacité de les recevoir.

19 août 2009 Posted by | Assainissement CCBNM, Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

HL (3) : rejets de colles de 2007

En 2007, pendant plusieurs mois, nous avons suivi les rejets de colles de Nl  (aujourd’hui Hl) dans le Nizerand. Les quantités de polluants rejetées sont énormes : solvants chlorés, substances toxiques des colles… Ces toxiques sont ensuite allés polluer l’eau potable de Villefranche-sur-Saône. Mais heureusement pour la CAVIL et la DDASS, les produits rejetés par l’usine n’ont jamais été analysés dans l’eau potable (ou à des seuils de détection très élevés). Et la santé des 60000 usagers : cela visiblement n’intéresse personne.

Colle forte (couche-culotte?) rejetée dans le Nizerand par National Starch

Colle forte rejetée dans le Nizerand

La photographie a été prise le 24 avril 2007 à 16h25. J’ai récolté cette colle très forte (impossible à enlever sans acétone) dans le rejet EP de la rue Grange Morin. Plusieurs fois, ce type de colle a été vu dans le tuyau EP et dans le Nizerand en aval (elle reste collée aux galets longtemps).

le 17/07/2007, lit du Nizerand 100 m en aval du rejet EP, dépôt de colle comme en 2009

le 17/07/2007, lit du Nizerand 100 m en aval du rejet EP

Le 17/07/2007 à 11h00, rejet coloré dans le tuyau EP, le Nizerand est de la même couleur en aval, sustance inconnue probablement toxique

Le 25/07/2007 à 12h, truite morte sous le rejet de colle de National Starch, 2 autres poissons morts en aval, procès verbal de l'ONEMA le lendemain

Le 27/07/2007 à 9h40, important rejet de colles dans le Nizerand

Le 27/07/2007 à 9h40, important rejet pollué dans le Nizerand

Vidéo du début du rejet pollué (14 s) : http://www.youtube.com/watch?v=aDP95gLqkS0

18 août 2009 Posted by | Eau, Eau Rhône, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

HL (2) – Nouveaux rejets de colles et de solvants aujourd’hui

Malgré le dépôt d’une plainte le 30 juillet, un industriel de la rue Grange Morin continue toujours de rejeter de la colle dans le Nizerand.

A 10h45, le débit du rejet était faible avec un peu de colle dans la vasque dans le lit du Nizerand à sec.

A 11h00, le débit a brusquement augmenté avec une importante arrivée de colle dans l’eau.

Rejets illégaux de colles industrielles dans le Nizerand et irisations, le 17 août 2009 à 11h00

Rejets illégaux de colles industrielles dans le Nizerand et irisations, le 17 août 2009 à 11h00

VIDEO (4 s) : http://www.youtube.com/watch?v=VYjnkpO2_x8

A 16h00, accompagné de représentants de la police municipale d’Arnas et de la CAVIL, l’eau était claire mais le débit était 2 fois plus important (1 l/s pendant au moins 5 h en provenance du réseau d’eau potable de Villefranche, alors que la Préfecture est en niveau d’alerte 2 sécheresse et a demandé aux industriels d’être économes!). L’objectif de la très importante quantité d’eau propre rejetée dans la rivière était bien sûr de masquer la pollution, et de nettoyer la vasque à la sortie du tuyau (photos). Le Nizerand coulait alors sur au moins plusieurs dizaines de mètres en aval, et il avait une apparence assez propre (juste quelques irisations et morceaux de colle flottante).  Heureusement il restait de la colle contre un petit barrage fait le matin à la sortie du tuyau EP, que la police a pu voir. Le représentant de la CAVIL a confirmé qu’il ne devait y avoir que des eaux pluviales dans le réseau EP, donc que le rejet d’eau polluée ou propre était illégal.

Colles et pastilles blanches dans le tuyau

Colles et pastilles blanches dans le tuyau « EP » de la rue Grange Morin à 16h00

Reste de colles (polymérisation à la surface de l'eau?) à 18h00

Reste de colles (polymérisation à la surface de l’eau?) à 18h00

L’industriel a été au courant du dépôt de plainte, et des articles sur ce site et d’autres (eaux glacées). Qu’il recommence quelques jours plus tard, montre à quel point il se sent intouchable.

Qui est responsable? Il n’y a que 2 usines dans la rue Grange Morin, un fabriquant de colle industrielle et un fabriquant de lessive industrielle. Il parait logique que le responsable de la pollution soit le fabriquant de colle : HL. Cela est confirmé par des analyses de l’eau contenant de la colle, prélevé le 27 juillet 2007 à 9h30. On trouve comme composés volatils principalement des solvants chlorés, preuve d’une fabrication de colle et non de lessive.

Résultats de l’analyse partielle (uniquement les composés volatils, pas les phtalates, isocyanates, polymères… ) :

  • Chlorométhane = 26 µg/l
  • Chloroéthane = 26 µg/l
  • Chloroforme = 1,87 µg/l
  • 4-isopropyltoluène (p-cymène) = 0,74 µg/l
  • Ethanol = 1-5 µg/l
  • Isopropanol = 1-5 µg/l
  • 1-butanol = 1-5 µg/l

Dans la nappe souterraine, en aval du rejet, du styrène a été détecté.

Dans le dossier d’étude d’impact, 300 produits sont utilisés pour fabriquer les colles. Il y a uniquement les noms commerciaux, mais on retrouve isopropanol, styrène.

Autres composés toxiques utilisés sur le site : diisocyanate de diphénylméthane (MDI), phtalate de di-octyle : DOP, chlorobenzènes. Donc rejetés dans la rivière et la nappe pendant des années. Dans les années 70 (et 80?), il n’y avait pas de réseau d’assainissement.

Capacité de production de l’atelier « Hot Melt » : 38 000 tonnes par an de colles thermofusibles

Dans les études d’impact et les plans remis à la Préfecture (DRIRE), l’industriel affirme que toutes les eaux de process, de nettoyage et de refroidissement vont dans le réseau d’assainissement, que seules les eaux pluviales vont dans le réseau d’eau pluviale. FAUX d’après ce que l’on constate depuis des années : rejet de colle dans la rivière.

17 août 2009 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

PCB et mercure dans la Saône près de Villefranche

PCB et mercure  dans les poissons près de Villefranche

En février 2008, des analyses de 4 poissons (brochet, sandre, silure) à Quincieux (près des champs captant de Villefranche-sur-Saône) ont montré une contamination des poissons au mercure :  max 0,53 µg/g de poids frais de poisson.

On note également :

  • Concentration en Dioxine de Seveso (2.3.7.8 – TCDD, produit le plus cancérigène sur terre) de 1,19 pg-g de poids frais (Ouroux)
  • une somme des OCDD (Octa-Chloro-Dibenzo-Dioxine) maximale de 0,6 pg/g de poids frais
  • une somme des PCDC  maximale de 1,6 pg/g de poids frais
  • une somme des PCDF (dibenzo-furanes-polychlorés) maximale de 11 pg/g de poids frais
  • une somme des PCB indicateurs de 30 100 000 pg/g de matière grasse.

En amont de Villefranche, la contamination de la Saône est identique : somme des PCB indicateurs de 29 400 000 pg/g de matière grasse à Ouroux-sur-Saône.

Ces informations sont inquiétantes, car si le mercure, les PCB et les dioxines s’accumulent dans les poissons de la Saône, ils pourraient aussi s’accumuler dans les corps des 60000 habitants qui boivent l’eau de la Saône.

PCB et mercure et  dans les sédiments de  la Saône en amont de Villefranche-sur-Saône

Le 29/05/2008, une analyse des sédiments de la Saône, en amont des captages de Villefranche, à Ouroux-sur-Saône, a montré une concentration en mercure de 0,66 mg/kg de matière sèche.

La somme des PCB indicateurs est de 18,8 µg/kg de matière sèche.

En amont des puits d’eau potable de Villefranche-sur-Saône, qui captent l’eau jusqu’à 27 m de la Saône à travers les sédiments, cette contamination est inquiétante. 

14 août 2009 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Mercure, PCB | Laisser un commentaire

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