Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Du mercure dans l’eau potable de Villefranche

Depuis des années, je demande à la CAVIL des analyses et des études sur le mercure dans l’eau potable de Villefranche-sur-Saône et de 60000 habitants. Aucune réponse. En 2009, j’ai même proposé de faire des analyses gratuites pour la CAVIL dans le P10. La CAVIL a refusé le prélèvement de l’eau dans le P10. Qui a t il à cacher dans l’eau du P10?

Dans un rapport du Cabinet d’Etudes Marc Merlin, datant du 31/01/1980, je viens de retrouver une analyse du mercure dans l’eau distribuée à Villefranche (sans aucun traitement à cette époque). Le 21/08/1979, il y avait une concentration en mercure de 0,1 µg/l dans l’eau de Villefranche.

0,1 µg/l, ça fait beaucoup. En 39 ans, de 1970 (construction du P10) à 2009, à 4 500 000 m3 par an, cela fait 17,55 kg de mercure envoyés dans le réseau d’eau potable de Villefranche et de 60 000 usagers.

La détection de mercure dans l’eau potable de Villefranche est normale, car la Saône, qui alimente directement le P10 (27 m entre le drain du P10 et la Saône), est polluée au mercure : 0,7 µg/l le 10/12/2001 (0,1 µg/l le 03/05/2004). Les sédiments de la Saône, dans lesquels transite l’eau pour rejoindre les captages, sont également pollués par le mercure (0,73 mg/kg le 22/09/1999, 0,8 mg/kg dans les MES le 14/11/2000, 3,8 mg/kg dans les bryophytes le 05/05/2004).

Aujourd’hui, aucun risque pour la DDASS et la CAVIL de détecter du mercure dans l’eau de Villefranche-sur-Saône, car les analyses sont faites sur l’eau mélangée des puits, et avec des seuils de détection très élevés (0,5 µg/l ou 1 µg/l). Cette manière de faire les analyses est une véritable tricherie sur la qualité de l’eau. Pour déterminer correctement la qualité de l’eau, la CAVIL doit faire des analyses dans le P10, avec des seuils de détection comme en 1979 (0,1 µg/l pour le mercure).

En 1970, le P10 ou « Puits Pollueur » ou « Puits Compagnie Générale des Eaux » (VEOLIA aujourd’hui) a été réalisé dans des conditions ahurissantes, sans aucun marché, ni mise en concurrence d’entreprises. Il y a seulement eu un « troc » entre la ville de Villefranche et Véolia. Véolia construisait le puits en échange d’une prolongation de 10 ans du contrat d’affermage, sans aucune possibilité pour Villefranche de réviser ou rompre le contrat pendant 10 ans.  Véolia n’a pas respecté les prescriptions de l’hydrogéologue agréé (100 m minimum entre les drains et la Saône), et a capté l’eau à 27 m de la Saône, d’où la forte de pollution de l’eau de Villefranche depuis 1970 (manganèse, pesticides, mercure, perturbateurs endocriniens…).

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30 juillet 2009 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Mercure, Potabilité, Qualité de l'eau potable, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

L’assainissement de la CCBNM continue de polluer notre eau potable

Dans la plus totale illégalité, la Communauté de Communes Beaujolais Nizerand Morgon (CCBNM) continue de concentrer ses égouts vers nos captages d’eau potable. Le Tribunal Administratif a annulé en mars 2009, l’arrêté d’autorisation de la STEP. Les photographies ont été prises le 29 juillet 2009.

Le Nizerand en amont du rejet de la CCBNM : eau parfaitement claire et propre

Le Nizerand en amont du rejet de la CCBNM : eau parfaitement claire et propre

 Le 29 juillet 2009, le débit du Nizerand en amont du rejet de la STEP était de 1,4 l/s, une preuve de plus des faux débits donnés par la CCBNM au Préfet. Le débit d’étiage à 5 ans de la CCBNM était de 8 l/s.

Le Nizerand pollué en aval du rejet de la CCBNM : développement d'algues (?) blanches

Le Nizerand pollué en aval du rejet de la CCBNM : développement d'algues (?) blanches

 Le débit du rejet de la CCBNM était de 3,2 l/s, soit 2 fois plus que le débit du Nizerand. La qualité de l’eau du Nizerand est hors-norme (dégradation par rapport aux objectifs de qualité). Le rejet de la CCBNM est illégal.

Eau jaunâtre polluée en aval du rejet d'égouts (partiellement épurés) de la CCBNM

Eau jaunâtre polluée en aval du rejet d'égouts (partiellement épurés) de la CCBNM

 

Perte totale du Nizerand derrière le stade A. Chouffet (infiltration totale de l'eau polluée par la CCBNM dans la nappe phréatique captée pour notre eau potable)

Perte totale du Nizerand derrière le stade A. Chouffet (infiltration totale de l'eau polluée par la CCBNM dans la nappe phréatique captée pour notre eau potable)

Nizerand totalement à sec en aval de la zone industrielle. L'intégralité des pollutions de la CCBNM et des industriels s'infiltrent dans la nappe phréatique, donc rejoignent nos robinets d'eau dite potable

Nizerand totalement à sec en aval de la zone industrielle. L'intégralité des pollutions de la CCBNM et des industriels s'infiltrent dans la nappe phréatique, donc rejoignent nos robinets d'eau dite potable

De plus, la nouvelle STEP est une usine à fabriquer des nitrates, qui vont ensuite polluer la rivière et les captages d’eau potable de Villefranche. Le 13/12/2008, le flux à l’entrée de la station était de 1,3 kg/j et de 6,1 kg/j en sortie de station. Une STEP est un réacteur chimique qui fabrique de nombreux produits toxiques et cancérigènes, sans compter les pesticides, les résidus de médicaments, les hormones, qui vont se retrouver quelques jours plus tard (quand le Nizerand coule jusqu’à la Saône, et pollue donc directement le P10) au robinet des habitants de Villefranche, de la CCBNM (qui boivent leur propres égouts), et comme ingrédient pour fabriquer des aliments pour bébé.

Un fois de plus, je demande à la CCBNM l’arrêt immédiat de la concentration de ses égouts vers nos captages d’eau potable, et l’arrêt total des transferts intervallées des eaux usées. Immédiatement, la CCBNM et la commune de Lacenas doivent remettre en service l’ancienne STEP de Lacenas, dans la vallée du Morgon, donc en amont d’aucun captage d’eau potable. Les égouts de Montmelas doivent être rejetés dans la vallée du Marverand comme avant 2009 (avec la mise en place du traitement mobile en attendant la construction d’une STEP). Il n’y a aucun captage d’eau potable dans la vallée du Marverand.

29 juillet 2009 Posted by | Assainissement CCBNM, Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

HL (1) : rejets illégaux de colle dans la nappe phréatique captée pour l’eau potable

Rejet illégal de polluants dans le lit du Nizerand à sec, donc la nappe phréatique : colle, hydrocarbures, goudrons

Rejet illégal de polluants dans le lit du Nizerand à sec, donc la nappe phréatique : colle, hydrocarbures, goudrons

Lit du Nizerand à sec, la colle et les solvants chlorés restent, s'accumulent et rejoignent directement la nappe phréatique captée pour notre eau potable. En période normale, quand le Nizerand coule, la colle est nettoyée (emmenée) par la rivière.

Lit du Nizerand à sec, la colle et les solvants chlorés restent, s’accumulent et rejoignent directement la nappe phréatique captée pour notre eau potable. En période normale, quand le Nizerand coule, la colle est « nettoyée » par la rivière, en fait emmenée vers les puits de captage d’eau potable situés à quelques heures en aval (6 heures environ d’après des mesures par traçages).

La colle pure flotte dans la vasque (hot melt de Henkel ?)

La colle pure flotte dans la vasque (hot melt de Hl ?)

Produit brun (hydrocarbures?)

Produit brun (hydrocarbures?)

Insecte noyé dans la colle (hot melt de Henkel ?). En 2009, une analyse, de l'eau du Nizerand polluée par la colle ,payée par un particulier avait trouvé des solvants chlorés : Chlorométhane = 26 µg/l, Chloroéthane = 26 µg/l, Chloroforme = 1,87 µg/l.

Insecte noyé dans la colle (hot melt de Hl ?). En 2007, une analyse, de l’eau du Nizerand polluée par la colle, payée par un particulier avait trouvé des solvants chlorés : Chlorométhane = 26 µg/l, Chloroéthane = 26 µg/l, Chloroforme = 1,87 µg/l.

Goudron sur le bord de la vasque, rejeté par le collecteur d'eau pluviale de la rue Grande Morin

Goudron sur le bord de la vasque, rejeté par le collecteur d’eau pluviale de la rue Grande Morin

Le polleur qui rejette de la colle dans le Nizerand et nappe phéatique : HENKEL (anciennement National Starch, anciennement Berricol)

Le pollueur qui rejette de la colle dans le Nizerand et nappe phréatique : HL (anciennement National Starch, anciennement Berricol)

La rue Grange Morin : comme on le voit, dans cette rue en impasse, il n'y a aucun accident de camion contenant de la colle (camion n'ayant bien sûr rien à voir avec le fabriquant de colle)

La rue Grange Morin : comme on le voit, dans cette rue en impasse, il n’y a aucun accident de camion contenant de la colle

En 2007, Madame le Maire d’Arnas, qui défend ardemment ses industriels, avait dit que la colle rejetée dans le réseau « Eaux Pluviales (EP) » de la rue, puis dans le Nizerand, en 2006 et 2007, était due à des accidents de camions de colle dans la rue Grange Morin (camions n’ayant rien à voir avec National Starch).

29 juillet 2009 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

REGEMAT (3) : photographies du 29/07/2009 à ARNAS

Ces photographies ont été prises aujourd’hui 29 juillet 2009, 1,5 ans après les photographies précédentes. L’état du site est toujours lamentable. De nouveaux déchets arrivent : DIB (Déchets Industriels Banals) non triés, déchets divers du bâtiment… Les cartouches d’encre s’écoulent toujours vers la nappe phréatique captée pour l’eau potable.
Les 1000 m3 de cartouches d'encre (toner) toujours là

Les 1000 m3 de cartouches d'encre (toner) sont toujours là

Les cartouches d'encre dehors sont lessivées par les pluies, tuent les arbustes à coté et polluent notre eau potable

Les cartouches d'encre dehors sont lessivées par les pluies, tuent les arbustes à coté et polluent notre eau potable

Que font les personnes qui ont un pouvoir de police (maires d’Arnas et de Villefranche-sur-Saône, DRIRE)?

Agrandissement sur l'amiante qui s'échappe du bâtiment des cartouches d'encre

Agrandissement sur des plaques avec fibres du bâtiment des cartouches d'encre

 

Le giganteste tas de déchets est toujours là (à l'arrière plan, Metaleurop)

Le gigantesque tas de déchets est toujours là (à l'arrière plan, Metaleurop)

Tourjours le même tas de déchets totalement illégaux

Toujours le même tas de déchets totalement illégaux

Tas de déchets illégaux non triés (bois, plastique, bidon, tissu, métal...), avec devant une belle plaque d'amiante en train de se décomposer, et donc de polluer l'air de Villefranche

Tas de déchets illégaux non triés (bois, plastique, bidon, tissu, métal...), avec devant une plaque avec fibres en train de se décomposer

Le tas fait entre 5 et 6 mètres de haut.

Le polystyrène a été poussé au fond. L'entreprise qui a repris le site (EPUR) compte-elle en rajouter?

Le polystyrène a été poussé au fond. L'entreprise qui a repris le site (EPUR) compte-elle en rajouter?

Bien caché derrière un bâtiment un nouveau tas de déchets non triés (totalement illégal) : plastiques, bois, sacs poubelles neufs non ouverts, cartons

Bien caché derrière un bâtiment un nouveau tas de déchets non triés (totalement illégal) : plastiques, bois, sacs poubelles neufs non ouverts, cartons

Nouveau tas de déchets non triés apporté par EPUR (il n’y avait rien à cet endroit à la faillite de REGEMAT). Cela est totalement illégal, car l’arrêté préfectoral de mai 2003 est toujours en vigueur, et seulement 20 m3 de déchets non triés sont autorisés.

Vue du haut du nouveau tas, caché derrière le mur et le bâtiment (5 m de haut)

Vue du haut du nouveau tas, caché derrière le mur et le bâtiment (5 m de haut)

D'autres nouveaux tas sur le site (déchets divers)

D'autres nouveaux tas sur le site (déchets divers)

Haie d'arbustes probablement morts (au milieu de la photo) à cause de la pollution de l'encre qui s'écoule sur leurs racines

Haie d'arbustes probablement morts (au milieu de la photo) à cause de la pollution de l'encre qui s'écoule sur leurs racines

29 juillet 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

REGEMAT (2) : photographies de la pollution à Arnas

Ces photographies ont été prises en décembre 2007, un an après la faillite de REGEMAT. L’état (catastrophique) du site nous a été indiqué par un industriel qui venait de visiter le terrain pour l’acheter, et qui voulait un avis sur la situation actuelle. Il ne croyait pas les informations données par la DRIRE : « le site n’est pas pollué », TOUT VA BIEN.
Panneau REGEMAT : le site de tri et de recyclage s'est transformé en décharge illégalle de déchets divers

Panneau REGEMAT : le site de tri et de recyclage s'est transformé en décharge illégale de déchets divers

Le « beau » panneau REGEMAT : le recyclage n’a pas eu lieu. En totale illégalité, REGEMAT a rempli à ras bord le site de déchets divers et interdits.

On appréciera la publicité mensogère : « REGEMAT, LA DEUXIEME VIE DES MATERIAUX ».

Porte cassée du hangar principal rempli de déchets non triés

Porte cassée du hangar principal rempli de déchets non triés

Intérieur du hangar principal, on voit les déchets non triés de la photo précédente

Intérieur du hangar principal, on voit les déchets non triés de la photo précédente

 

Photo depuis la porte du hangar, des déchets illégaux non triés remplissent le hangar (20 m2 seulement était autorisé par la Préfecture, et devait être trié dans la journée)
Photo depuis la porte du hangar, des déchets illégaux non triés remplissent le hangar (20 m2 seulement était autorisé par la Préfecture, et devait être trié dans la journée)

Photographie prise depuis la porte du hangar. Des déchets illégaux non triés remplissent le hangar. 20 m3 seulement était autorisé par la Préfecture, et devait être trié dans la journée. Estimation des déchets dans ce hangar : 7 500 m3. Soit 7 480 m3 déposés illégalement!  

Les déchets : du matériel électronique, des livres, du plastique, du carton, des bidons, des plaques d'isolation, des sacs poubelles non ouverts : 7 500 m3 comme cela

Les déchets : du matériel électronique, des livres, du plastique, du carton, des bidons, des plaques d'isolation, des sacs poubelles non ouverts : 7 500 m3 comme cela

 

Le fond du hangar de 2 500 m2 : les déchets non triés sont entassés jusqu'au plafond  : 6 m de haut

Le fond du hangar de 2 500 m2 : les déchets non triés sont entassés jusqu'au plafond : 6 m de haut

Un autre hangar rempli de bidon de produits chimiques, solvants, de pots de peinture, de tuyaux du BTP...

Un autre hangar rempli de bidons de produits chimiques, solvants, de pots de peinture, de tuyaux du BTP...

Un autre hangar rempli de 1 000 m3  de cartouches de toner usagées

Un autre hangar rempli de 1 000 m3 de cartouches de toner usagées

Le toit est percé de toute part. L'encre et les solvants coulent sur le sol intérieur et extérieur, puis polluent la nappe phréatique qui alimente les 60000 habitants de Villefranche et du Beaujolais

Le toit est percé de toute part. L'encre et les solvants coulent sur le sol intérieur et extérieur, puis polluent la nappe phréatique qui alimente les 60000 habitants de Villefranche et du Beaujolais

Quelques centaines de m3 de déchets inconnus : des rubans de couleur (stockage informatique?). De toutes manières, comme les cartouches de tonners, déchets totalement interdits sur le site d'après l'arrêté préfectoral.

Quelques centaines de m3 de déchets inconnus : des rubans de couleur (stockage informatique?). De toutes manières, comme les cartouches de toner, déchets totalement interdits sur le site d'après l'arrêté préfectoral.

 

Déchets divers (bidons, tuyaux, pneu) mélangés avec les cartouches d'encre

Déchets divers (bidons, tuyaux, pneus) mélangés avec les cartouches d'encre

Un hangar rempli de polystyrène, un autre matériau interdit par l'arrêté préfectoral

Un hangar rempli de polystyrène, un autre matériau interdit par l'arrêté préfectoral

Giganteste tas de bois et de déchets divers (platiques, platre...) à l'extérieur

Gigantesque tas de bois et de déchets divers (plastiques, plâtre...) à l'extérieur.

37 500 m3 de déchets extérieurs non triés (bois principalement) ont été estimés. La hauteur des tas est supérieure à 5 m

37 500 m3 de déchets extérieurs non triés (bois principalement) ont été estimés. La hauteur des tas est supérieure à 5 m

Les eaux des 7500 m2 des tas de bois sont infiltrées directement dans la nappe phrétique captée pour l'eau potable. Cela dans la plus totale illégalité.

Les eaux des 7500 m2 des tas de bois sont infiltrées directement dans la nappe phréatique captée pour l'eau potable. Cela dans la plus totale illégalité.

Le tuyau des eaux pluviales chargées en produits de traitement de bois (pesticides, métaux lourds...) qui va polluer notre eau potable

Le tuyau des eaux pluviales chargées en produits de traitement de bois (pesticides, métaux lourds...) qui va polluer notre eau potable

La fameuse haie d'arbustes morts (sur la droite) située près de la fosse d'infiltration. D'après un expert en environnement de Paris, les arbustes sont morts à cause de la pollution des eaux de la fosse. D'après la DRIRE, cela est faux, les arbustes sont morts à cause de l'arrachage des racines par le creusement de la fosse (hypothèse absurde)

La fameuse haie d'arbustes morts (sur la droite) située près de la fosse d'infiltration. D'après un expert en environnement de Paris, les arbustes sont morts à cause de la pollution des eaux de la fosse. D'après la DRIRE, cela est faux, les arbustes sont morts à cause de l'arrachage des racines par le creusement de la fosse (hypothèse absurde)

Quand on voit ces photos, on ne peut qu’être choqué par tant d’actes illégaux, dangereux pour l’environnement, la sécurité publique (en cas d’incendie 50000 m3 de déchets inflammables abandonnés sur le site), la santé humaine (pollution des captages d’eau potable situés juste en dessous du site). Cela s’est réalisé en un peu plus de 3 ans : arrêté préfectoral de centre de tri en mai 2003 et faillite de REGEMAT en décembre 2006.

En 2003, REGEMAT était déjà une entreprise condamnée qui vivait sur des activités illégales de remblais non autorisés à Anse (plusieurs millions de tonnes de déchets dit ‘inertes » déposés à Anse), et non sur du recyclage. Le stockage illégal de déchets à Arnas est donc une escroquerie aux déchets.
Pourquoi les pouvoirs de police ne sont-ils pas intervenus? REGEMAT a déposé son bilan quand le site était plein de déchets non triés ou illégaux.
  • Madame le Maire d’ARNAS qui a le pouvoir de la police des déchets.
  • La DRIRE, responsable de la police des installations classées.
  • Monsieur le Maire de Villefranche qui doit protéger les captages d’eau potable situés sur sa commune.

29 juillet 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT | Laisser un commentaire

REGEMAT (1) : gigantesque escroquerie aux déchets qui va polluer encore plus notre eau « potable »

Suite à une visite de terrain du 25/05/2009, je suis allé le 15/07/2009 consulter le dossier REGEMAT d’ARNAS à la Préfecture.

Extrait de l’Arrêté Préfectoral du 14 mai 2003 : « Arrêté autorisant la société REGEMAT à exploiter un centre de transit et de tri de déchets industriels banals situé zone industrielle Nord d’ARNAS »

« 7.5.3 – En aucun cas, les quantités stockées ne doivent pas être supérieures aux valeurs précisées ci-dessous :
• déchets industriels banals non triés : Voir point 7.6.3
• emballages en papier, carton : 32 tonnes
• emballages en matière plastique : 24 tonnes
• emballages en bois : 8 tonnes
• plastiques : 30 tonnes
• papiers – cartons : 40 tonnes
• métaux et alliages : 10 tonnes
• bois et palettes en bois : 32 tonnes
• refus de tri : 6 tonnes »

« 7.6.3 – Pour les déchets industriels banals, excepté un stock tampon d’une capacité maximum autorisée de 20 m3 et qui devra être trié dans un délai maximum de 24 heures et sauf situation exceptionnelle que l’exploitant devra doivent justifier, tous les déchets réceptionnés doivent être triés en totalité le jour même. »

« 4.4.2 – Eaux pluviales
Les eaux pluviales de toiture sont rejetées directement au réseau collectif eaux pluviales.
Les autres eaux pluviales comprenant en particulier les eaux de ruissellement provenant des aires ayant reçues accidentellement des hydrocarbures et autres polluants, doivent être traitées par des dispositifs capables de retenir ces produits avant rejet au réseau collectif eaux pluviales. »

Lors de la liquidation de la SARL REGEMAT en décembre 2006, il y avait :
• 45 000 m3 de déchets industriels banals non triés, dont 7 500 m3 cachés dans le hangar principal, et 37 500 m3, constitués principalement de bois, cachés derrière le site en plein air. Les eaux pluviales de ce dernier dépôt, chargées en pesticides et métaux toxiques des traitements du bois, sont envoyées dans la nappe phréatique dans une grande fosse d’infiltration, et donc rejoignent les captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône alimentant 60 000 personnes.
• 1 000 m3 de cartouches de toner usagées, dans un local délabré au toit percé, avec l’encre et les solvants s’écoulant dans le sol et la nappe phréatique.
• 600 m3 de polystyrène
• 240 m3 de bidon en plastique
Cette estimation des déchets illégaux sur le site REGEMAT d’Arnas a été faite en décembre 2007, suite à la demande de renseignement d’un industriel qui souhaitait acheter le site, et qui ne croyait les affirmations de la DRIRE disant que le site n’était pas pollué, et qu’il n’y avait pas de problème sur ce site.

Le stockage de cartouches de toners usagées est illégal car il ne s’agit pas d’un déchet industriel banal (DIB), et le site REGEMAT est un centre de tri, sans stockage autorisé au-dessus des limites de l’arrêté préfectoral.
Le stockage permanant des 45000 m3 de DIB non trié est illégal, car seulement 20 m3 était autorisé devant être trié dans un délai maximum de 24 heures était autorisé.

L’infiltration directe dans la nappe phréatique captée pour l’eau potable des eaux pluviales polluées, par les produits de traitement de bois, les solvants et les métaux lourds des cartouches de toner, est illégale. En effet, d’après l’article 4.2.2 de l’AP, ces eaux pluviales polluées « doivent être traitées par des dispositifs capables de retenir ces produits avant rejet au réseau collectif eaux pluviales ».

En plus de la pollution chronique des captages d’eau potable par lessivage des déchets, il y a un risque accidentel de pollution des captages en cas d’incendie des déchets non triés. Le stockage illégal est également une mise en danger de la vie d’autrui par les conséquences énormes d’un incendie des déchets : panique des habitants de la CAVIL, fumées toxiques des plastiques dans Villefranche, risques de propagation de l’incendie aux usines chimiques proches : centrale d’enrobé, National Starch, Métaleurop, C2P…, risques d’explosion des usines chimiques…

L’affaire REGEMAT est grave. Les activités illégales du site vont entrainer une importante pollution de la nappe phréatique, et de nos captages d’eau potable juste en aval.
Il s’agit d’une gigantesque escroquerie aux déchets. Les clients de REGEMAT ont payé un recyclage des DIB, des cartouches de tonner conformément à la loi et aux règles de l’art. REGEMAT a de plus reçu d’importantes subventions de l’ADEME pour ce recyclage.
Au lieu de recycler, REGEMAT n’a fait que stocker les DIB en les cachant dans de gigantesques hangars.

Extraits de l’arrêté préfectoral :

Regemat_AP_mai_2003

18 juillet 2009 Posted by | Arnas, Eau, Eau Villefranche, REGEMAT, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

   

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