Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Nouvelle dégradation de la qualité de l’eau à Villefranche (encore!)

Les dernières analyses officielles montrent une forte dégradation de la qualité de l’eau distribuée aux usagers.

 

TTétrachloréthylène dans l'eau distribuée aux usagers de Villefranche-sur-Saône

Tétrachloréthylène dans l'eau distribuée aux usagers de Villefranche-sur-Saône

Le 5 février 2009, une analyse du contrôle sanitaire (= analyse DDASS) sur l »EAU DISTRIBUEE DESINFECTEE » à Villefranche-sur-Saône a donné :

  • Tétrachloréthylène : 8,5 µg/l
  • Trichloréthylène : 1,0 µg/l
  • Somme Tri + Tétra : 9,5 µg/l

Ci-dessous les différentes valeurs de références pour le tétrachloréthylène dans l’eau :

  • 0 µg/l : c’est l’objectif des experts européens dans l’eau potable (CSTE du 07/07/1994 :  « plus bas possible »)
  • 0 µg/l : d’après la circulaire du 30 mai 2006 du Ministère de la Santé, le tétrachloréthylène doit être considéré comme un produit cancérigène à toxicité sans seuil. Une molécule dans l’eau peut donc tuer un usager. Le seul objectif possible dans l’eau distribuée est donc ZERO. Sur la totalité du territoire des USA, l’objectif  est aussi de 0 µg/l dans l’eau potable.
  • 0,06 µg/l : norme de l’eau distribuée en France, absence de risque pour la santé d’après la circulaire du 30 mai 2006 du Ministère de la Santé (risque de 1/1000000)
  • 0,6 µg/l : risque de cancer de 1/100000
  • 2 µg/l : norme proposée par les experts européens en 1997, d’après les connaissances de l’époque, à réviser d’après les experts à chaque nouvelle donnée scientifique (nouvelle Valeur Toxicologique de Référence en 2001 : 0,06 µg/l)
  • 10 µg/l : « limite de qualité » pour la somme « tétrachloréthylène + trichloréthylène » en France. Cette limite est très supérieure à l’absence de risque pour la santé. D’après l’article R 1321-2 du Code de la Santé Publique, elle ne doit donc pas être utilisée.

Le 5 février 2009, l’eau distribuée aux habitants de Villefranche était 140 fois au dessus de la norme de potabilité. Cela signifie que le risque de cancer pour les usagers est 140 fois au dessus de la normale

Concernant  les pesticides, seulement 25 substances actives et 4 produits de dégradation, sont analysés dans l’eau distribuée. Et en plus, les seuils de détection sont élevés. Depuis 20 ans, aucune analyse plus complète n’est connue sur l’eau distribuée à 60 000 usagers. Et bien sûr, on ne trouve pas grand chose : 93 ng/l du pesticide oxadixyl. Comment peut-on vérifier les limites de qualité de 100 ng/l par pesticides et 500 ng/l pour la somme des pesticides quand on fait des analyses aussi limitées sur l’eau distribuée?  Rappel : 21 pesticides différents ont déjà été détectés dans l’eau du réseau par des laboratoires indépendants. Les analyses DDASS ne trouvent pratiquement rien, car les seuils de détection par pesticides sont trop élevés, et car peu de substances sont analysées. On peut parler de tricherie officielle sur la qualité de l’eau distribuée. En aucun cas, les analyses DDASS ne permettent de vérifier la limite de qualité sur la somme des pesticides (500 ng/l).

Copie du rapport d’analyse du 5 février 2009

Publicités

2 mai 2009 - Posted by | Eau, Eau Villefranche, Tétrachloréthylène, Villefranche-Beaujolais

Aucun commentaire pour l’instant.

Laisser un commentaire

Choisissez une méthode de connexion pour poster votre commentaire:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :