Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Dégâts à Villefranche dus à la rupture du barrage

Les enregistrements des débits du Morgon prouvent que Villefranche-sur-Saône a bien reçu la vague du barrage.

morgon_villefranche_inondation1

D’après des témoignages et des photos, la rupture du barrage a eu lieu vers 4 h 45. Rappel : ce barrage était involontaire. Il s’agissait d’un chemin d’accès à une propriété privée. Pour une raison inconnue, le chemin s’est transformé en une digue de vrai barrage, et plusieurs dizaines de milliers de m3 d’eau se sont accumulés derrière. Puis brusquement, la digue a lâché, formant une vague de 1 à 1,5 m de haut dans le lotissement de Gleizé en aval (quartier des Carolines). En bordure du Morgon à Gleizé (secteur vers les Grands Moulins), l’eau a dû monter de 50 cm environ. Dans Villefranche, la rupture du barrage a dû entrainer une montée de l’eau de 20 cm environ. Près de l’autoroute, l’eau est montée de 5 cm (mesure de la banque HYDRO du Ministère de l’Ecologie). En estimant à 30 000 m3 l’eau dans la retenue en amont du chemin, et une augmentation du débit de 20 m3/s à 25 m3/s pendant le passage de la vague sous l’autoroute, on obtient une durée de 1,6 h, exactement ce qui a été enregistré par l’appareil du Ministère de l’Ecologie.

 

morgon_debits

La figure précédente montre les hauteurs d’eau, les débits du Morgon, et les pluies à Liergues. La pluie s’est arrêtée vers 2 heures du matin. Le Morgon a débordé dans Villefranche à partir de 0h30 environ (rectification 06/02/2009). Le niveau d’eau près de l’autoroute est resté assez stable de 1h30 à 5 h, temps pour remplir tous les points bas dans Villefranche. Brusquement vers 5-6 heures du matin, l’eau de la rupture du barrage est arrivée, avec un pic stable d’une durée de plus d’une heure (temps assez long pour pénétrer dans les voitures et les habitations). En fin de crue naturelle, les dégâts matériels dus à l’accident artificiel ont été très importants, car toute la ville basse était déjà saturée d’eau. Une grande partie des voitures destinées à la casse (2000 voitures sinistrées) et des dégâts au rez-de-chaussée des immeubles sont probablement dus à la rupture du barrage.

Sur les courbes, on voit que le niveau de l’eau après la vague est inférieur à celui d’avant la vague, et qu’ensuite le niveau a baissé rapidement. C’est exactement ce que disent les témoins à Gleizé et Villefranche qui ont suivi le passage de la vague. Ces témoins disent aussi qu’il y avait, à coté d’eux, des policiers et des pompiers qui ont vu la même chose.

Les conséquences sont aussi financières pour les sinistrés. Avec la « catastrophe naturelle », ils devraient être indemnisés uniquement pour les biens assurés, et en enlevant une franchise obligatoire. Hors de nombreux sinistrés ont perdu des biens non assurés (extérieur des habitations). Comme mentionné dans un commentaire, il y a aussi « le préjudice psychologique ». Pour la partie des dégâts dus à la rupture du « barrage involontaire », et non à la crue naturelle, il serait normal qu’ils soient indemnisés en totalité.

J’espère avoir prouvé ici que la soi-disant « rumeur » est la réalité.

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20 novembre 2008 - Posted by | Eau, Inondations Gleizé, Inondations Villefranche

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