Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Les responsabilités du Maire

Les responsabilités du maire concernant l’eau potable, d’après le site http://www.rhone-alpes.sante.gouv.fr/ :

Le maire

Par sa fonction, le maire détient des pouvoirs de police générale, prévus dans le Code général des collectivités territoriales. En matière d’eau potable, retenons que :

  • le maire est le garant de la salubrité publique sur le territoire communal ; il est le premier responsable de la qualité de l’eau qui y est distribuée, mais également de la qualité des ressources situées sur sa commune, quel que soit le mode d’exploitation.
  • le maire est tenu d’assurer l’information de la population sur sa commune.

Sur le site de la DRASS de l’Ile de France :

Le Maire est responsable de l’organisation du service public de l’eau potable.

Le Maire est le garant de la salubrité publique sur le territoire de sa commune. Cette responsabilité peut être engagée vis à vis de la qualité des eaux desservies ou des ressources situées sur la commune.

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26 novembre 2008 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

Les lyonnais enfin informés sur les solvants chlorés

En 2008, les 1 000 000 d’usagers de l’agglomération lyonnaise ont enfin été informés sur la présence de solvants chlorés dans leur eau « potable ».

« Dans l’eau mise en distribution à Croix Luizet, la valeur moyenne relevée est de 0,54 µg/l et la valeur maximale de 1,5 µg/l. « 

Nous vous rappelons qu’en 2007, il n’y avait pas la moindre information, même dans le rapport détaillé du Grand Lyon sur la qualité de l’eau au cours de l’année 2006. Voir https://leau.wordpress.com/2008/07/13/98-des-habitants-du-rhone-sont-exposes-au-tetrachlorethylene/

C’est bien sûr un point positif, mais pourquoi cette information a lieu si tard. La présence des solvants chlorés est connue depuis au moins le début des années 80, avec une eau dans certains puits au dessus de la valeur guide (1 µg/l de 1980 à 2003). C’est à dire que l’on informe les usagers avec 25 ans de retard.

En conclusion, « L’eau distribuée est restée conforme aux limites de qualité réglementaire pour l’ensemble des paramètres physico-chimiques mesurés. » C’est vrai, mais cela n’intéresse pas les 1 000 000 d’usagers. Ce que les usagers veulent savoir, c’est si l’eau qu’ils utilisent est potable ou non.

Hors le tétrachloréthylène, le polluant de l’eau des lyonnais, est 3 fois plus toxique que l’atrazine (limite de qualité de 0,1 µg/l). La pollution moyenne est de 0,54 µg/l. L’eau distribuée est donc très polluée. En utilisant les instructions officielles du Ministère de la Santé, la norme du tétrachloréthylène devrait être de 0,06 µg/l. L’eau est dangereuse pour la santé, donc non potable d’après la loi (Code de la Santé Publique, l’article R 1321-2).

Il y a aussi tous les paramètres physico-chimiques non mesurés : produits de dégradation des pesticides du Rhône (du métolachlore…), médicaments et résidus de médicaments, perturbateurs endocriniens des eaux usées rejetées dans le Rhône, phtalates, autres polluants détectés dans le Rhône : nonylphénols, tributylphosphate, monooctylétain, benzo (a) Pyrène (aussi détecté dans l’eau distribuée)…

La loi française est claire. Les pouvoirs publics ont une obligation de résultat sur la qualité de l’eau. La simple conformité à quelques limites de qualité n’est pas suffisante pour déclarer l’eau potable. L’eau réelle (pas celle des analyses de la DDASS) ne doit pas être dangereuse pour la santé.

24 novembre 2008 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, Tétrachloréthylène | Un commentaire

Décharges avec pesticides à Jarnioux

Jarnioux est une petite commune du Beaujolais, située à quelques km de Villefranche-sur-Saône. Depuis une dizaine d’années, nous dénonçons les décharges illégales, surtout lorsque des pesticides et des emballages de pesticides sont jetés dedans.

Voici une photo prise il y a une heure, le 22 novembre 2008 à 12h00 :

decharge_pesticide_jarnioux_2008_11_22

 

On voit nettement un bidon de pesticides qui a échappé au feu. Sur l’étiquette : « herbicide de la vigne », oryzalin 343 g/l et diuron 214 g/l. Le diuron est un fort polluant des eaux souterraines, qui pollue déjà les sources captées en aval de la décharge (analyse au-dessus de la norme européenne). Le trou est une doline, un effondrement karstique. Les pesticides rejoignent donc directement une rivière souterraine qui est captée en aval. Les sources polluées alimentent l’intérieur d’habitations, ainsi que des animaux et des étangs. Les déversements sauvages de déchets, de pesticides dans la nature, et surtout dans un effondrement karstique, sont strictement interdits depuis plus de 100 ans.

 

A Jarnioux, le phénomène des pesticides dans une décharge illégale n’est pas nouveau. Voici des photographies prises le 1 janvier 2000 dans une autre décharge illégale à proximité. Le propriétaire du terrain avait donné son accord pour la décharge, et se faisait probablement rétribuer par l’entreprise d’espaces verts qui plusieurs fois par jour jetait ses déchets divers dans la décharge. La justification de l’entreprise était que les décharges légales et les centres de compostage étaient trop chers.

decharge_pesticide_jarnioux_2000_01_01 

Quelques jours plus tard, les photos ont été apportées à Madame le Maire de Jarnioux. Le Maire a d’abord fait un grand discours sur la protection de l’environnement, en accusant les pollueurs. Pendant ce temps, la secrétaire de mairie a recherché le nom du propriétaire, puis discrètement à montrer le nom au Maire. Le discours a immédiatement changé, il fallait maintenant vérifier les photos, et la municipalité allait voir ce qu’elle pouvait faire. Un mois plus tard, l’entreprise a brulé tous les déchets de la décharge en même temps : pesticides en grains, emballage de pesticides, huiles de vidange, déchets divers de bâtiment et chantiers, déchets verts. En hiver, un immense nuage de fumée a envahi la région. Certains hameaux sont restés des heures dans la fumée, avec une odeur épouvantable. La visibilité sur la route départementale à quelques centaines de mètres de décharge était presque nulle pendant des heures, d’où un risque d’accident. L’entreprise a cessé de jeter ces déchets à Jarnioux, mais les versements sauvages d’huiles de vidange sur le sol, et d’emballages de pesticides ont continué jusqu’à maintenant.

Nous demandons de nouveau à la municipalité de Jarnioux de faire cesser les décharges illégales sur sa commune, de procéder à des analyses de sol et d’eaux souterraines (pesticides) et de dépolluer les sites des anciennes décharges. En aval sur la commune de Lacenas, des personnes utilisent l’eau polluée par les décharges. Vont-elles être dédommagées de la pollution?

Analyse du 02/08/2005 de l’eau captée en aval des décharges :

  • Atrazine déisopropyl (produit de dégradation de la simazine) : 1155 ng/l
  • Terbutylazine déséthyl : 815 ng/l
  • Norflurazon : 565 ng/l
  • Simazine : 320 ng/l
  • Oxadixyl : 260 ng/l
  • Terbutylazine : 240 ng/l
  • Diuron : 119 ng/l
  • Terbumeton : 50 ng/l
  • Total des pesticides détectés : 3524 ng/l

La norme européenne (objectif de qualité pour 2015) est de 100 ng/l pour les eaux souterraines. Dans le Beaujolais, l’objectif ne sera pas atteint en 2015. Mais quand, si on continue en 2008 de rejeter les emballages de pesticides dans des trous?

22 novembre 2008 Posted by | Eau, Pesticides, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Dégâts à Villefranche dus à la rupture du barrage

Les enregistrements des débits du Morgon prouvent que Villefranche-sur-Saône a bien reçu la vague du barrage.

morgon_villefranche_inondation1

D’après des témoignages et des photos, la rupture du barrage a eu lieu vers 4 h 45. Rappel : ce barrage était involontaire. Il s’agissait d’un chemin d’accès à une propriété privée. Pour une raison inconnue, le chemin s’est transformé en une digue de vrai barrage, et plusieurs dizaines de milliers de m3 d’eau se sont accumulés derrière. Puis brusquement, la digue a lâché, formant une vague de 1 à 1,5 m de haut dans le lotissement de Gleizé en aval (quartier des Carolines). En bordure du Morgon à Gleizé (secteur vers les Grands Moulins), l’eau a dû monter de 50 cm environ. Dans Villefranche, la rupture du barrage a dû entrainer une montée de l’eau de 20 cm environ. Près de l’autoroute, l’eau est montée de 5 cm (mesure de la banque HYDRO du Ministère de l’Ecologie). En estimant à 30 000 m3 l’eau dans la retenue en amont du chemin, et une augmentation du débit de 20 m3/s à 25 m3/s pendant le passage de la vague sous l’autoroute, on obtient une durée de 1,6 h, exactement ce qui a été enregistré par l’appareil du Ministère de l’Ecologie.

 

morgon_debits

La figure précédente montre les hauteurs d’eau, les débits du Morgon, et les pluies à Liergues. La pluie s’est arrêtée vers 2 heures du matin. Le Morgon a débordé dans Villefranche à partir de 0h30 environ (rectification 06/02/2009). Le niveau d’eau près de l’autoroute est resté assez stable de 1h30 à 5 h, temps pour remplir tous les points bas dans Villefranche. Brusquement vers 5-6 heures du matin, l’eau de la rupture du barrage est arrivée, avec un pic stable d’une durée de plus d’une heure (temps assez long pour pénétrer dans les voitures et les habitations). En fin de crue naturelle, les dégâts matériels dus à l’accident artificiel ont été très importants, car toute la ville basse était déjà saturée d’eau. Une grande partie des voitures destinées à la casse (2000 voitures sinistrées) et des dégâts au rez-de-chaussée des immeubles sont probablement dus à la rupture du barrage.

Sur les courbes, on voit que le niveau de l’eau après la vague est inférieur à celui d’avant la vague, et qu’ensuite le niveau a baissé rapidement. C’est exactement ce que disent les témoins à Gleizé et Villefranche qui ont suivi le passage de la vague. Ces témoins disent aussi qu’il y avait, à coté d’eux, des policiers et des pompiers qui ont vu la même chose.

Les conséquences sont aussi financières pour les sinistrés. Avec la « catastrophe naturelle », ils devraient être indemnisés uniquement pour les biens assurés, et en enlevant une franchise obligatoire. Hors de nombreux sinistrés ont perdu des biens non assurés (extérieur des habitations). Comme mentionné dans un commentaire, il y a aussi « le préjudice psychologique ». Pour la partie des dégâts dus à la rupture du « barrage involontaire », et non à la crue naturelle, il serait normal qu’ils soient indemnisés en totalité.

J’espère avoir prouvé ici que la soi-disant « rumeur » est la réalité.

20 novembre 2008 Posted by | Eau, Inondations Gleizé, Inondations Villefranche | Laisser un commentaire

Photographies des inondations à Gleizé

Des habitants de Gleizé nous ont envoyé des photographies prises après le passage de la vague de rupture du « barrage involontaire » de Pommiers. Ces photos ont été prises lors de la décrue. Les habitants ont été réveillés par le bruit de l’eau, ils ont porté secours aux personnes dormant au rez-de-chaussée, et après ils ont pris des photos. L’eau est montée à 1,5 m du sol lors du passage de la vague.

gleize_vague_barrage_1

Sur cette photo, on distingue que le mur à gauche du portail a déjà été arraché, et une voiture sous le lampadaire qui a été entrainée de plusieurs dizaines de mètres par la vague.

gleize_vague_barrage_2

Photo prise un peu plus tard, à 5h01 (heure vérifiée), le courant d’eau a diminué. On voit 2 voitures emportées par la vague.

gleize_vague_barrage_3

Photo prise à 5h24, arrivée de pompiers. Il n’y a plus d’écoulement d’eau dans le lotissement. Les habitants disent que le niveau de l’eau  est descendu très vite (30 cm en 10 minutes). Cela est une PREUVE que les dégâts ne sont pas dus à une catastrophe naturelle, mais bien à la rupture du barrage. Avant l’arrivée de la vague, depuis environ 2 h du matin d’après les habitants, il y avait 10 à 20 cm d’eau dans le lotissement, et les dégâts étaient faibles.

Une petite vidéo prise à 5h02 pendant la décrue après la vague : 

http://fr.youtube.com/watch?v=FVFirYEohBg

Comment certaines autorités peuvent-elles encore parler de « rumeur » (dans la rue, et sur ce blog), concernant les dégâts causés par la rupture de la digue et accuser les médias d »alimenter la rumeur » ?

Actuellement la tendance des autorités semble être à l’enterrement de l’affaire de la rupture du barrage. J’espère être bientôt contredit par une déclaration des maires de Pommiers, de Gleizé et Villefranche-sur-Saône disant qu’ils vont aider les sinistrés à se faire entièrement indemniser par la responsabilité civile des responsables de l’accident (pour la partie non naturelle des dégâts).

Plusieurs personnes se posent la question de la mise en danger de la vie d’autrui. D’après la municipalité de Pommiers, le problème de la digue, qui a cassé, était connu depuis 1990 par la CAVIL. Pourquoi en 18 ans n’a-t-on éliminé ce risque ? La municipalité de Pommiers a mis 2 jours pour résoudre le problème après la catastrophe, en aménagant un nouvel accès à la propriété. Des personnes sont passées voir l’état de la digue à 2h30, 4h30 et 5h10. A 4h30, l’eau passait par dessus la digue. Pourquoi n’a-t-on pas téléphoné aux habitants du lotissement pour leur demander de monter au premier étage les personnes sensibles dormant au rez-de-chaussée (enfants, personnes âgées) ? D’après un article de journal intitulé « On entendait les murs tomber les uns après les autres », une chambre d’enfant au rez-de-chaussée (heureusement vide la nuit au 1 au 2 novembre 2008) a été inondé sous 1,6 m d’eau.

16 novembre 2008 Posted by | Eau, Inondations Gleizé, Inondations Villefranche | Laisser un commentaire

Remblaiements des lits des cours d’eau

En amont de Villefranche, les remblaiements illégaux des lits mineurs et majeurs des cours d’eau sont fréquents. Certains propriétaires essaient de faire passer les eaux de crues chez leur voisin (c’est difficile car personne ne se laisse faire), donc en général les eaux finissent sur les routes goudronnées (là les Maires devraient réagir, mais certains ne font rien).

Exemple à Lacenas dans le lit d’un affluent du Morgon

lacenas_remblaiement_lit_riviere

 

En 1998, le lit du cours d’eau temporaire était entièrement dans une parcelle de terrain à coté de la route. L’eau de la route s’écoulait vers la parcelle (preuves par des mesures et des traçages). Le cours d’eau est temporaire car il se situe dans une vallée sèche en milieu karstique (en basses eaux, l’eau coule en profondeur dans des grottes). Cependant lors de chaque précipitation importante, un torrent descend dans la vallée.

Ensuite le lit a été obstrué en amont par 2 camions de terre. Puis fin 2003-début 2004, l’intégralité du lit du cours d’eau sur 170 m a été remblayée par des dizaines de camions de terre. Le Maire de la commune, qui habitait à 300 m de là et qui avait été prévenu, n’a rien fait. Résultat : depuis 2004, la route goudronnée en forte pente est devenue le lit mineur et majeur de la vallée. La pente actuelle est inversée, de la parcelle vers la route. L’eau descend avec une forte vitesse sur la route, et l’on imagine les conséquences en aval. Les 1-2 novembre 2008, les dégâts sur les habitations en aval ont été plus importants que les crues précédentes.

Toujours la même question : est-ce à la collectivité de payer des erreurs humaines ?

lacenas_remblaiement_11

2003 : premiers camions de terre ayant pour objectif de détourner le lit de la rivière sur la route. En 1998, l’eau coulait dans l’autre sens ! 

lacenas_remblaiement_2

Quelques camions de terre qui ont remblayé sur 170  m le lit naturel du cours d’eau 

 

Exemple à Pommiers dans le lit de la Galoche

Vers 1997-1999, à 1 km du village de Pommiers, les lits majeurs et mineurs de la Galoche ont été remblayés par des dizaines de camions, sur quelques dizaines de mètres. L’eau est obligée de couler en limite de parcelle, et chez le voisin en crue. Ces remblaiements accélèrent l’écoulement de l’eau, donc font des dégâts en aval. Est-ce la « goutte d’eau de trop » qui a fait céder le « barrage involontaire » de Pommiers ?

pommiers_remblaiement

Petite partie du remblaiement de la Galoche à Pommiers

Sur d’autres communes, il y a sûrement d’autres exemples. Tous ces aménagements irresponsables s’additionnent sur les 68 km2  du bassin versant du Morgon, et ensuite, les habitants en aval (Gleizé, Villefranche-sur-Saône) sont inondés. Les données météo montrent que les précipitations du 1-2 novembre n’étaient pas exceptionnelles.

15 novembre 2008 Posted by | Assainissement CCBNM, Eau, Inondations Villefranche | Laisser un commentaire

Précipitations du 1-2 novembre 2008 et inondations

Données Météo France de la station de Liergues située au milieu du bassin versant (68 km2) du Morgon. Le Morgon est la rivière qui a inondé une partie de Villefranche-sur-Saône et Gleizé.

  • 1 et 2 novembre 2008 : 79,5 mm (en 48 h)
  • 21 octobre 2008 : 83,5 mm (en 24 h)
  • 1 et 2 décembre 2003 : 90 mm

Idem pour la station météo de Villefranche-sur-Saône (d’après un journal local) :

  • 1 et 2 novembre 2008 : 79 mm
  • 21 octobre 2008 : 80 mm
  • en novembre 1996 : 85 mm en 24h
  • en juillet 1993 : 100 mm
  • en septembre 1958 : 109 mm (record)

Une certitude : les précipitations du 1-2 novembre 2008 n’étaient pas exceptionnelles. Pourquoi ont-elles fait des dégâts aussi importants ?

Quelques pistes :

  • L’urbanisation anarchique dans l’ensemble du bassin versant de 68 km2. On construit beaucoup, sans mettre en place des mesures compensatoires suffisantes (bassins de rétention en aval des lotissements).
  • Les constructions et les remblaiements en zone inondable.
  • Les constructions et les remblaiements dans les lits des cours d’eau. Une grande partie du bassin versant est karstique (l’eau circule en profondeur dans des grottes). Les cours d’eau sont souvent temporaires. On autorise donc les constructions dans les lits de ces cours d’eau. Quand il pleut, l’eau coule sur la route goudronnée, inondant les riverains situés un peu plus bas !
  • La rupture du « barrage involontaire » à Pommiers.

15 novembre 2008 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Inondations Villefranche | Laisser un commentaire

Dégâts des inondations de Villefranche

Les médias ont peu parlé des inondations de Villefranche-sur-Saône, probablement car la nuit il n’a pas été possible de prendre des photos ou films spectaculaires. Pourtant les dégâts matériels sont importants : 2000 véhicules sinistrés (dont environ 80 % finiront à la casse, si l’eau a atteint le niveau des sièges, Le Progrès du 07/11/2008), maison effondrée et immeubles qui risquent de s’effondrer, magasins et usine du centre-ville dévastés… Heureusement, pas de victime parmi la population.

Quelques photographies de l’aval vers l’amont :

eglise_villefranche_081102

Eglise dévastée de Villefranche-sur-Saône (collégiale Notre-Dame des Marais),  le 02/11/2008

commerces_villefranche_081102

Commerces inondés et dalles arrachées en plein centre-ville

immeuble_voitures_villefranche_081102

10 heures après la crue, des immeubles, des parkings, des voitures sous toujours sous les eaux

mairie_sprefecture_villefranche_0811021

Le Morgon est passé autour de l’Hôtel de Ville et de la Sous-Préfecture, et a inondé un chantier (3000 m3 d’eau ont été pompés dans le trou)

morgon_amont_villefranche_081102

En amont de Villefranche, le passage du Morgon sous la ville n’a pas été suffisant, et l’eau est montée. Débris accrochés au début du passage souterrain.

gleize_lotissement_081102

A Gleizé, traces du passage de la rupture du barrage. Une vague a dévasté le lotissement en aval.

gleize_degats_081102

Chaussées et murs arrachés à Gleizé par la vague du barrage

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Principale cause probable des dégâts à Gleizé : la rupture de ce barrage dans la vallée de la Galoche, sur la commune de Pommiers

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Cause naturelle : la crue. Le niveau de l’Azergues est suivi en temps réel. Le début de la crue a eu lieu à 19h00. Dès 22h00, il était certain qu’une crue importante allait se produire. Hors les Maires ont été prévenus par fax à 3h14 du matin « Situation orange : phénomènes météorologiques dangereux. Types d’événements : pluies et inondations » (vu le nombre de morts qu’aurait pu faire la rupture du barrage, rouge aurait été mieux, le barrage a cédé 1h30 après le fax). Réaction d’un Maire furieux « Ce fax de la Préfecture, c’est de la provocation : je pourrais presque l’envoyer au Canard Enchainé » (Le Progrès du 04/11/2008)

9 novembre 2008 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Inondations Villefranche | Un commentaire

Commentaires sur les inondations

Des critiques sur les messages précédents me sont parvenues directement par email.

Certains pensent que les « précipitations du 1-2 novembre 2008 étaient tout à fait exceptionnelles, et sont donc la cause des dégâts à Villefranche ». Lisez Le Progrès du 05/11/2008 et du 08/11/2008 : les niveaux de crues des autres rivières sont équivalents à ceux de 2003. Les précipitations à Villefranche du 1-2 novembre 2008 sont même inférieures à celles du 21 octobre 2008, et tout le monde se souvient qu’il n’y a eu aucune inondation à Villefranche le 21 octobre.
« Il est ridicule de dire que les constructions ou rénovations en zone inondable à Cogny , Lacenas et Denicé sont l’une des causes des inondations ». A Denicé bien sûr, car Denicé est dans la vallée du Nizerand, au dessus de Villefranche et Arnas. Mais la prochaine fois le Nizerand ne risque-t-il pas de déborder si l’on continue à construire dans le lit majeur de la rivière ? (Zone Artisanale de Denicé, lotissements à Rivolet et Denicé…)
Chaque construction en zone inondable a un petit impact négatif en aval, même une transformation de grange en habitation, car il faut faire des voiries et des parkings autour, et que les habitants vont essayer de se protéger (c’est normal) en construisant des murs et des digues autour d’eux. De petits impacts qui s’additionnent et provoquent un jour une grosse catastrophe en aval.
Bien sûr, les constructions déjà existantes doivent être conservées et protégées (il y a même un château du moyen âge, monument historique, en pleine zone inondable du Morgon). Mais ce qui est révoltant c’est de voir le grand nombre de nouvelles constructions en zone inondable depuis l’an 2000 à Lacenas, Cogny (Maison de la Petite Enfance de la CCBNM : la crèche), Denicé et Rivolet.

8 novembre 2008 Posted by | Eau, Inondations Villefranche | Laisser un commentaire

Photographies des causes des inondations de Villefranche

barrage_galoche_081022

Photographie avant la crue en amont de la digue (22/10/2008). Cette digue est un chemin d’accès à une propriété. Elle forme un barrage « involontaire » du lit de la rivière Galoche. Le 2 novembre, le passage de l’eau sous le chemin n’a pas été suffisant, et le chemin s’est transformé en digue de vrai barrage. 

barrage_galoche_081103

Après la crue, on voit la rupture du barrage, et le niveau maximal de la retenue d’eau (marques de boue sur les arbustes à droite) qui correspond au haut de la digue (03/11/2008)

denice_za_zone_inondable_081103

Dès le lundi matin 3 novembre, de nouveaux remblaiements et constructions démarraient à Denicé au milieu du lit majeur du Nizerand, préparant de futures inondations à Villefranche, coté Arnas, et dans la Zone Industrielle d’Arnas (épargnée le 2 novembre). Zone Artisanale de Denicé – CCBNM (Communauté de Communes Beaujolais Nizerand Morgon)

7 novembre 2008 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Inondations Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

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