Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Actions immédiates pour Villefranche

Pour améliorer la qualité de l’eau à Villefranche-sur-Saône et dans les 14 autres communes périphériques, des actions simples et peu coûteuses sont possibles. Depuis des années, ces actions sont demandées aux pouvoirs publics de toutes les manières possibles. Une lettre recommandée a même été envoyée à une mairie et transmisse au Préfet le 24 novembre 2006 (donc refus officiel d’agir deux mois après).

  • Action technique : pompage en continu dans le puits n°6 et rejet de l’eau dans la Saône. Cette action simple, rapide avec une mise en œuvre en 2 jours maximum (si elle avait été faite en novembre 2006, des vies auraient probablement pu être sauvées plus tard) et peu coûteuse. A court terme, ce pompage peut faire baisser la concentration en solvants chlorés dans l’eau distribuée de 30 %, peut être 50 % ou plus. En France, de nombreux champs captants utilisent cette technique pour résoudre les pollutions aux solvants chlorés. Par exemple, dans un département voisin, l’eau pompée dans un champ captant est sans aucune trace de pollution : efficacité de 100 % du pompage en continu dans le puits en direction de l’arrivée des solvants chlorés. Le puits n°6 a été arrêté en 1999 : action totalement inutile car la pollution ne fait que se répartir dans les 5 puits situés autour du puits n°6. « Action cache misère » qui permet de ne pas publier dans le rapport annuel les analyses catastrophiques du puits n° 6.
  • En parallèle, il faut obstruer les drains des puits en direction de la Saône (coulis de ciment injecté avec une canne de 60 m de long pour colmater totalement les drains). En effet, le rejet dans la Saône de l’eau du puits n°6 va entrainer une augmentation du débit, et donc de la pollution, venant de la Saône. Ces drains aberrants prennent l’eau à 20-30 m de la Saône. ils envoient de l’eau très polluée de la Saône dans le réseau d’eau potable. Cette action entrainera une amélioration de la qualité de l’eau par une diminution des polluants en provenance de la Saône (HAP, pesticides, perturbateurs endocriniens, mercure…). De plus, la majorité du manganèse provient des drains des puits 10 et 11. L’obturation des drains résoudra de manière définitive le problème du manganèse. Le problème de la pollution bactériologique de l’eau brute devrait également entièrement résolu par le colmatage des drains.
  • Information des usagers sur la qualité réelle de l’eau et les dangers pour la santé (indispensable, LE POINT ESSENTIEL DANS UNE DEMOCRATIE). Le minimum serait de « conseiller aux enfants et aux femmes enceintes de ne pas boire l’eau du robinet ». L’Etat conseille déjà cela aux usagers ayant des branchements au plomb (Qualité des eaux d’alimentation 2006 de la DDASS du Rhône).
  • Information obligatoire sur la qualité réelle de l’eau des nouveaux arrivants, avant la signature d’un compromis de vente ou d’un bail de location. En effet, de nombreux habitants actuels ne seraient jamais venus dans la région de Villefranche s’ils avaient été informés sur les polluants de l’eau distribuée. L’exemple d’une famille, qui a CHOISI de manger bio et de ne pas exposer ses enfants aux pesticides et solvants industriels, et qui après avoir acheté un logement à Villefranche et être resté 20 ans sans aucune information réelle sur les dangers de l’exposition de ses enfants à l’eau, découvre la triste réalité. La désinformation actuelle sur la qualité de l’eau est un acte de tromperie, et probablement de tromperie aggravée. Tout usager a le droit de CHOISIR de ne pas être exposé à tous les polluants contenus dans l’eau de Villefranche. Sans information, pas de choix possible.

Ces actions immédiates sont bien sûr provisoires en attendant la création de nouveaux captages. Pour résoudre les problèmes de pollution de l’eau potable, la seule solution définitive est l’abandon du champ captant, décision qui doit être prise le plus rapidement possible. En effet, l’obturation des drains ne fait que retarder l’arrivée des polluants de la Saône dans les puits. Le rejet de l’eau polluée par les solvants chlorés dans la Saône, au lieu de l’envoyer dans le réseau potable, est une solution provisoire pour protéger la santé des 60 000 usagers.

18 juillet 2008 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | Laisser un commentaire

Les solutions pour l’eau dans le Rhône

La situation actuelle n’est pas bonne, mais des solutions existent pour obtenir une eau de bonne qualité.

A Villefranche-sur-Saône, les captages actuels sont implantés au plus mauvais endroit possible : à quelques mètres de la Saône, en aval de la zone industrielle et de l’agglomération. Heureusement il y a de nombreuses nappes non polluées tout autour de la ville. Il suffit donc de déplacer les captages. Je propose de créer deux nouveaux champs captants : un dans la nappe au nord de la ville (zone de Boitray-Besonne) et un dans la nappe de la Dombes (zone de Bessey à Frans).

Pour Lyon, le Grand Lyon et le reste du département, je propose une alimentation par des captages dans des nappes situées à plusieurs dizaines de kilomètres. Les romains étaient arrivés à alimenter Lyon de cette manière, il n’y a pas de raison de ne pas pouvoir le faire aujourd’hui. Dans les départements voisins de l’Ain et de l’Isère, il y a encore des nappes non polluées par les solvants chlorés qui ont les capacités d’alimenter le Grand Lyon.

Ces propositions seront détaillées plus tard.

15 juillet 2008 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, Eau Villefranche | Laisser un commentaire

Le scandale de l’aluminium dans l’eau de la CAVIL

A Villefranche-sur-Saône, un traitement d’eau inutile rajoute de l’aluminium dans l’eau distribuée aux habitants de 15 communes des départements du Rhône et de l’Ain : Villefranche-sur-Saône, Gleizé, Limas, Liergues, Jarnioux, Ville-sur-Jarnioux, Pouilly-le-Monial, Cogny, Denicé, Lacenas, Rivolet, Jassans-Riottier, Beauregard, Frans, Fareins. L’eau alimente aussi les boulangers, les restaurants et une usine de fabrication d’aliments pour bébés.

Dernières analyses de la DDASS de l’eau distribuée :

  • 07/09/2006 : 46 µg/l d’aluminium dissous
  • 13/09/2007 : 52 µg/l d’aluminium dissous
  • 02/01/2008 : 23 µg/l d’aluminium dissous
  • 02/02/2008 : 38 µg/l d’aluminium dissous
  • 07/03/2008 : 156 µg/l d’aluminium dissous
  • 15/05/2008 : 25 µg/l d’aluminium dissous

La concentration en aluminium dissous de l’eau de 60 000 habitants est en moyenne de 30 µg/l, avec des pointes à plus de 200 µg/l (probabilité quasi nulle que 156 µg/l soit la concentration maximale). 30 µg/l correspondent à 135 kg par an d’aluminium envoyé aux usagers des 15 communes.

Message aux usagers qui disent : « La qualité de l’eau je m’en fous car je bois de l’eau en bouteille ». Ils vont aussi chez le boulanger. En consommant une baguette de pain composée de 35 à 40 % d’eau, ils avalent 5 à 25 µg d’aluminium.

Dans les années 60, des études scientifiques ont prouvé que l’aluminium s’accumulait dans le cerveau des personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer (un million de malade en France). Des études récentes confirment que l’aluminium serait une cause de la maladie d’Alzheimer.

L’aluminium est donc potentiellement dangereux pour la santé. Certaines analyses montrent que l’aluminium est absent de l’eau brute des puits de captage, par exemple, analyse de la DDASS du 11/02/2004 : 0 µg/l d’aluminium dissous. L’aluminium dans l’eau de 60 000 habitants est dû (au moins partiellement) à l’ajout de sulfate d’alumine par la CAVIL et VEOLIA Eau lors d’un traitement de l’eau.

Les usagers doivent réagir, car personne ne le fera à leur place. Ils doivent demander à leurs élus le remplacement de l’aluminium par un autre produit sans danger pour la santé.  Mais comment peuvent-ils réagir quand les responsables de l’information sur la qualité de l’eau, les 15 maires des communes contaminées, ne donnent aucune information. Par exemple à Paris, le sulfate d’aluminium n’est pas utilisé. Il est remplacé par un produit non toxique. Nous avons l’une des eaux les plus chères de France, pour certainement l’eau de plus mauvaise qualité en France (critère du nombre de produits cancérigènes et toxiques dans l’eau).

A quelques km de Villefranche, dans la vallée de l’Azergues, l’eau est également traitée pour le manganèse, et il y a 0 µg/l d’aluminium dans l’eau distribuée (précisons que le Syndicat de la Vallée de l’Azergues est exploité en régie, sans entreprise privée).

Information des 60 000 usagers sur la présence et la concentration en aluminium dissous dans l’eau : AUCUNE. C’est simple, jamais aucune information n’a été donnée aux usagers sur présence d’aluminium dissous dans l’eau potable. L’aluminium est un composé important en concentration dans l’eau. Sa présence doit être indiquée au consommateur. Des plaintes pour tromperie pourraient être déposées.

En plus d’être dangereux pour la santé, ce traitement est  inutile. En effet, l’objectif est la diminution du manganèse dans l’eau distribuée. Au dessus de 50 µg/l, le manganèse peut troubler l’eau (désagrément visuel et avec le lavage du linge). Aux concentrations où on le retrouve dans l’eau, le manganèse n’est pas toxique. Bien au contraire, c’est un oligo-élément indispensable à la vie. Les besoins journaliers en manganèse sont de 5000 µg par jour.

L’eau brute, qui arrive des captages, a souvent une concentration en manganèse inférieure ou égale à la référence de qualité (50 µg/l). Le traitement à l’aluminium est inutile, et pourtant il est réalisé. Analyses du manganèse dans l’eau brute de la DDASS dans le dossier d’enquête publique : 50 µg/l le 11/02/2004, 30 µg/l le 14/04/2005, 50 µg/l le 05/04/2007. Les dépassements de la référence de qualité sont de faibles ampleurs : 70 µg/l le 06/07/2005, 68 µg/l le 03/04/2008. Le traitement pourrait être évité, car même à 100 µg/l d’autres usagers arrivent à supporter les légers désagréments visuels. Et surtout car le manganèse est bon pour la santé, les enfants et les personnes âgées sont souvent en déficit de manganèse.

Autre aberration : le coûteux traitement à l’aluminium a parfois une efficacité douteuse : 32 µg/l de manganèse dans l’eau traitée le 07/03/2008. On baisse de 20 µg/l la concentration en manganèse bon pour la santé, en rajoutant 30 à 200 µg/l d’aluminium toxique dans l’eau « potable »!

Le scandale est que le problème du manganèse est connu depuis de 37 ans (1971), et qu’en 1992, le mandataire de l’Etat, l’hydrogéologue agréé avait officiellement demandé à la CAVIL une étude sur l’origine du manganèse pour résoudre le problème à la source (au lieu du traitement coûteux et potentiellement dangereux pour la santé).

La CAVIL n’a jamais réalisé cette étude (preuve dans le premier paragraphe de la page 12 de l’avis de 1999). Au lieu de cela, la CAVIL a choisi la solution de continuer le traitement éternel de l’eau, qui avait débuté en 1984.

Techniquement, le manganèse a deux origines à Villefranche : certains captages de l’eau par des drains trop près de la Saône (drains de 20 à 30 mètres de la rivière), et d’autres par des puits trop profond. Près de la Saône, à cause de l’oxydation des matières organiques, et en profondeur, l’eau manque d’oxygène ce qui entraine une dissolution du manganèse dans l’eau. En 1994, le problème des quelques dépassements de la référence de qualité auraient pu être réglé facilement, de manière définitive et pour un faible coût, en modifiant certains puits (ceux trop près de la Saône et trop profond). Bien évidement, cela n’aurait pas arrangé le chiffre d’affaire de l’exploitant privé des captages.

La modification des puits aurait également amélioré la qualité de l’eau pour les autres paramètres. Depuis 1970, des drains prennent l’eau à 27 m de Saône. Inutile de dire que c’est de l’eau de Saône quasi pure. La preuve est que l’eau est polluée bactériologiquement par la Saône. La Saône est l’égout d’un vaste territoire, avec une forte pollution au mercure, aux HAP, aux pesticides, aux perturbateurs endocriniens… Sûrement pas très bon pour la santé des 60 000 habitants qui boivent cette eau là. Scandaleux d’alimenter une usine de fabrication d’aliments pour bébés avec cela. En 1994, ce problème de l’eau de Saône pure envoyée dans le réseau d’eau potable aurait dû être résolu, si la demande de l’hydrogéologue agréé à la CAVIL avait été respectée.

14 juillet 2008 Posted by | Aluminium, Eau, Eau Villefranche, Villefranche-Beaujolais | 2 commentaires

98 % des habitants du Rhône sont exposés au tétrachloréthylène

D’après la DDASS, 98 % des habitants du département du Rhône (soit 1 500 000 personnes) boivent une eau contaminée par le tétrachoréthylène. Cette pollution généralisée aux solvants chlorés va poser un problème de santé publique.

Ce problème est en fait parfaitement connu depuis plus de 20 ans. L’Etat et les collectivités locales (qui vendent l’eau polluée) ne font rien d’efficace pour essayer de le résoudre. Alors pourquoi n’informe-t-on pas les usagers qu’ils puissent se protéger par leurs propres moyens?

Exemple du champ captant de Crépieux-Charmy qui alimente en eau l’agglomération de Lyon (environ un  million de personnes). La situation est bien similaire à celle de Villefranche en ce qui concerne l’absence totale d’information des usagers sur la qualité réelle de l’eau et la gestion contestable de la ressource en eau :

  • Concentration en tétrachloréthylène dans l’eau distribuée aux usagers : 0,6 µg/l, soit 10 fois au dessus de la norme de l’eau potable (0,06 µg/l d’après l’article R 1321-2 du Code de la Santé Publique et la circulaire du 30 mai 2006 du Ministère de la Santé).
  • Nombre de cancers et de morts provoqués par l’empoisonnement au tétrachloréthylène similaire à celui de Villefranche.
  • Strictement aucune information des usagers sur la présence de tétrachloréthylène dans l’eau du robinet, et sur les risques pour la santé (rien dans le rapport annuel 2006 sur la qualité de l’eau, rien sur  les sites internet des communes). Les mairies refusent de donner des informations par téléphone. Un usager a passé une heure avec des responsables sanitaires qui ne savaient pas (ou faisaient semblant de ne pas savoir) la signification du mot « tétrachloréthylène ». Le chef de service a ensuite rappelé en refusant de donner des informations sur la qualité de l’eau, et en disant que les résultats d’analyses du tétrachloréthylène dans l’eau des lyonnais faisaient partie du « SECRET SANITAIRE » (du jamais vu, le secret sanitaire est illégal !).
  • Comme à Villefranche, la pollution des captages de Lyon et du Grand Lyon est connue début le début des années 80. D’après la directive européenne de 1980, l’origine du tétrachloréthylène aurait dû être trouvé, et le problème résolu par arrêt et dépollution des sources de pollution. Au lieu de cela, les autorités ont pratiqué (et continue de pratiquer) la dilution de la pollution aux solvants chlorés par l’eau du fleuve Rhône. Des bassins d’infiltration servent à amener l’eau du Rhône vers les puits de captage. Mais on n’avait pas pensé que l’eau du fleuve Rhône pouvait être aussi polluée : HAP (benzo a pyrène détecté dans l’eau distribuée en 2006), PCB (Les PCB se sont-ils accumulés dans le corps des lyonnais?) et pesticides. Des documents officiels de la DDASS du Rhône mentionnent la dilution comme une méthode de traitement des pollutions : non, la dilution est une méthode pour cacher aux usagers les problèmes, mais la dilution ne résout rien.
  • La même société privée, VEOLIA Eau, gère le captage et la distribution de l’eau depuis très longtemps:
    • Depuis 125 ans à Villefranche-sur-Saône sans interruption.
    • Depuis 150 ans à Lyon (avec une période de régie au 20ième siècle).

Partout, le discours officiel est invariable. Tout va bien. L’eau est de très bonne qualité à Lyon et Villefranche On a même qualifié le champ captant de Crépieux-Charmy de « bijou », peut-être mais surtout « bijou pollué ». La pollution aux solvants chlorés de l’eau potable à Lyon et Villefranche est officiellement qualifiée de « bruit de fond », alors que le tétrachloréthylène est 10 à 100 fois au dessus de la norme de l’eau potable.

13 juillet 2008 Posted by | Eau, Eau Lyon, Eau Rhône, Eau Villefranche, Tétrachloréthylène | Un commentaire

Conseil municipal de Limas

Extrait « Le Patriote Beaujolais » du 10 juillet 2008 : suite à la question d’un élu sur les risques pour la santé des solvants chlorés dans l’eau dite potable, un maire de la CAVIL a répondu « qu’il serait plus favorable à ce que des enquêtes soient menées pour rechercher la source qui génère ces solvants chlorés. »

On croit rêver!

Rappel au Maire : En 1980, une directive européenne imposait à la France une valeur guide de 1 µg/l par solvant chloré, donc pour le tétrachloréthylène? Une valeur guide est un seuil au dessus duquel on doit rechercher l’origine de la pollution et résoudre le problème pour les usagers. Monsieur le Maire envisage de faire aujourd’hui, ce qui aurait du être fait il y a 28 ans. Les premières analyses de la DDASS des années 1980 montraient déjà une concentration en tétrachloréthylène supérieure à 1 µg/l. Rien n’a été fait à l’époque pour résoudre le problème alors que la loi l’imposait. Pire, en 1994 et 1996, 2 études permettaient de trouver sans problème les industriels pollueurs sur la commune d’Arnas. Il suffisait de faire quelques analyses supplémentaires pour arrêter la source de la pollution. Hors, rien n’a été fait : véritable sabotage de la ressource en eau potable de Villefranche-sur-Saône.

Aujourd’hui, c’est TROP TARD pour rechercher l’origine de la pollution (à part pour faire payer et poursuivre les responsables, mais je doute qu’il n’y ait la moindre volonté politique de ce coté là). D’après la loi, ça fait 20 ans que cela aurait dû être fait. L’important est de SAUVER LE PLUS DE VIE POSSIBLE. Ce qu’il faut faire pour cela :

  • Informer les habitants sur les risques pour la santé. Donner des conseils aux usagers pour se protéger. Les femmes enceintes et les bébés doivent diminuer les contacts avec l’eau. L’eau distribuée actuellement n’est pas potable.
  • Donner de l’eau potable (bouteilles) dans les écoles. Alimenter l’usine de fabrication d’aliments pour bébé par des camions citernes.
  • Décider d’abandonner les captages pollués le plus rapidement possible. Créer 2 nouvelles zones de captage d’eau dans des nappes non encore polluées par les solvants chlorés (Boitray-Bessonne et la Dombes).

Autre discours contestable : « Les services de la DDASS ont confirmé que l’eau distribuée présente une bonne qualité bactériologique ». L’eau a été désinfectée 4 fois avant distribution. Il est tout fait normal qu’il n’y ait pas de bactérie. L’absence de bactérie est un paramètre technique de contrôle, et non un critère de qualité. La qualité de l’eau, ce sont les polluants présents dans l’eau distribuée : solvants chlorés, pesticides, HAP, métaux lourds, aluminium, perturbateurs endocriniens…

Des études scientifiques en cours montrent que des cancers à 40 -50 ans pourraient être dus à des lésions dans les organes lors de la conception et lorsque l’on est bébé. Les embryons, les fœtus et les bébés contaminés seraient alors programmés pour mourir à 40-50 ans.

A Villefranche-sur-Saône, l’eau est polluée par des produits toxiques cancérigènes depuis au moins 35 ans. C’est à dire que bientôt des cancers risquent de se développer dans toute la jeunesse actuelle. Et le risque existe aussi pour toute la France et le monde, car depuis 35 ans, on fabrique avec l’eau polluée des aliments pour bébé qui sont vendus dans 50 pays.

Messieurs les responsables, agissez dans le bon sens et arrêtez de dire que tout va bien !

12 juillet 2008 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

Nouvelle augmentation de la pollution de l’eau « potable » de Villefranche-sur-Saône

Quelques courbes et commentaires montrant une nouvelle dégradation de la qualité de l’eau dite « potable » de Villefranche-sur-Saône.  Jusqu’où la pollution doit-elle monter pour que les pouvoirs publics réagissent?

tetrachlorethylene_villefranche-sur-saone_eau-brute_0806

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6 juillet 2008 Posted by | Eau, Eau Villefranche, Tétrachloréthylène | Laisser un commentaire

   

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