Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Tétrachloréthylène premier polluant des nappes (et de l’eau potable ?)

La théorie officielle oppose les pollutions diffuses d’origine agricole (pesticides supposés dangereux car très répandus : atrazine, diuron…) aux pollutions ponctuelles d’origine industrielle (solvants chlorés supposés moins dangereux car peu répandus : tetrachlorethylene, trichlorethylene, trichlorethane-1,1,1…).

Cependant, voici la synthèse des analyses d’eaux souterraines dans le bassin RMC contenues  dans la banque de données ADES :

  • 24 % de détections de tétrachloréthylène sur 9701 analyses (en réalité 30 % à 50 % des nappes pourraient être polluées, car 68 % des analyses négatives ont un seuil de détection trop haut : 5 µg/l à  0,1 µg/l)
  • 22 % de détections d’atrazine sur 13293 analyses (résultat non biaisé par l’effet seuil de détection)
  • 22 % de détection de trichloréthane-1,1,1 sur 7706 analyses
  • 20 % de détection de trichloréthylène sur 9580 analyses 
  • 6 % de détection de diuron sur 9062 analyses

De plus, les analyses récentes en milieu rural montrent souvent la présence de tétrachloréthylène alors qu’il n’y a aucune grosse industrie en amont.  

Le tétrachloréthylène (PCE ou TTCE) serait donc le plus important polluant des eaux souterraines. La vision officielle serait donc à réviser, et le problème devrait être étudié si on ne veut  pas se retrouver devant une catastrophe environnementale et sanitaire dans quelques années.

Le PCE contamine aussi les eaux et les sédiments des rivières, donc les captages d’eau potable et la mer. Une estimation donne plus d’une centaine de tonnes de PCE dans les sédiments du Rhône. La teneur en PCE dans les Matières En Suspension du Rhône est en progression (270 µg/kg en décembre 2006).

Dans les captages d’eau « potable » en nappe, 15 % (résultat complètement biaisé par le problème des seuils de détection trop hauts) des analyses de la DDASS montre une concentration supérieure à 0,06 µg/l, norme de l’eau potable en appliquant le Code de la Santé Publique et la circulaire du 30 mai 2006. La « limite de qualité » de 10 µg/l n’est pas à prendre en compte car à cette concentration le danger pour la santé est au moins potentiel.

Les traitements d’eau classiques (chloration, ozonation, filtration sur sable…) sont inefficaces pour éliminer le PCE. Le PCE contamine donc les eaux distribuées, dite potables (là malheureusement, aucune transparence, aucune analyse disponible sur internet).

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31 octobre 2007 - Posted by | Eau, Tétrachloréthylène

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