Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Protection globale des captages d’eau potable avec des objectifs quantifiés et évalués

Actuellement, le seul moyen réglementaire de protection des captages d’eau potable est l’établissement de périmètres de protection. Ces périmètres sont inefficaces, car souvent la réglementation des périmètres n’est même pas appliquée. Ils ne sont associés à aucun objectif quantifié pouvant être évalué. Ils sont impopulaires et gênent tout le monde. Il ne protège que 1 à 5 % de l’eau captée en général.

Je propose pour chaque captage d’eau potable l’établissement d’un véritable plan réglementaire de protection, de conservation et d’amélioration de la qualité de l’eau. Les périmètres n’étant qu’un moyen parmi d’autres, à utiliser seulement s’ils sont utiles. Ce plan devrait comporter des objectifs à attendre, des moyens pour atteindre ces objectifs, des évaluations régulières pour corriger les moyens. Les moyens ne doivent pas seulement être des interdictions, comme actuellement pour les périmètres de protection. L’information et l’éducation sont aussi importantes. Il faut expliquer aux industriels que les rejets illégaux de produits toxiques dans les nappes et les rivières vont un jour se retrouvaient dans leur eau « potable », même chose pour les pesticides des agriculteurs. Les industriels et les agriculteurs ne sont pas des empoisonneurs, seulement ils n’ont pas l’information que leur polluant va se retrouver plus tard dans l’eau potable (je l’ai constaté personnellement dans toute la France, quand on va voir le pollueur d’un captage, il vous répond que ce n’est pas vrai, mais que si on lui prouve, il arrêtera de polluer. Il faut donc l’informer).

Autre moyen : mesures fiscales, par exemple pour favoriser l’implantation de l’agriculture écologique (utilisation des pesticides seulement pour éviter la perte des récoltes) ou biologique dans les bassins d’alimentation des captages.

Et surtout, faire un lien entre la protection des captages (DDASS et DIREN) et la politique des sites et sols pollués (DRIRE). La priorité doit être la recherche, l’étude et le traitement des sites pollués en amont des captages déjà pollués. Actuellement les sites pollués font l’objet d’un traitement au hasard sur la France, sans se préoccuper des captages d’eau potable pollués (et même en les évitant, les collectivités ne veulent pas admettre que leur eau est polluée, car cela est nuisible à leur image). Pour être efficace, il faudrait enlever la protection rapprochée des captages au Ministère de Santé (DDASS), et la transférer au Ministère de l’Ecologie (qui a déjà la responsabilité de la protection éloignée des captages). Il faut également un lien entre la protection des captages et l’aménagement du territoire. Plus d’industries polluantes dans les bassins d’alimentation des captages, comme c’est le cas aujourd’hui. 

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31 octobre 2007 - Posted by | Eau

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