Qualité de l’eau dans le Rhône

Pour une gestion de l’eau dans l’intérêt des usagers

Qualité de l’eau « potable » de Villefranche-sur-Saône

Présentation sur la qualité de l’eau avec des courbes d’évolution des polluants :
qualite_eau_0705.pdf

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16 janvier 2007 Posted by | Eau Villefranche | Laisser un commentaire

Les polluants du captage de Villefranche-sur-Saône

Liste des polluants déjà détectés dans le captage ou l’eau potable
15 pesticides (janvier 2007)
 :  atrazine, atrazine déséthyl, atrazine déisopropyl, dichloropropène-2,3 , diuron, terbuthylazine hydro, métolachlor, oxadixyl, simazine, simazine hydroxy, tébutame, asulame, 2,6-dichlorobenzamide, linuron, métoxuron

Correction de janvier 2009 : 21 pesticides ont maintenant été détectés dans l’eau captée. 6 pesticides nouveaux en 2 ans : Bromacile, 2 hydroxy atrazine, deisopropyl déséthyl atrazine, lenacile, terbuthylazine déséthyl, carbofuran

20 micropolluants : tétrachloréthylène, trichloréthylène, dichloréthylène-1,1 , trichloréthane-1,1,1 , dichloéthane-1,1 , dichlorométhane, tétrachlorure de carbone, chloroforme, benzène, xylène-méta, naphtalène, dibromoéthane-1,2 , dichloroéthane-1,2 , trichloroéthane-1,1,2 , trichlorotrifluoréthane, dichloroéthylène 1,2cis, bromoforme, dichlromonobromométhane, dibromomonodichlrométhane, fluoranthène (nouveau : 01/10/2007 au robinet de la cuisine de la Chambre de Commerce)

5 polluants « classiques » :  nitrates, manganèse, coliformes totaux, coliformes thermotolérants, streptocoques fécaux

Liste des polluants détectés dans le bassin d’alimentation non encore détectés ou non analysés dans l’eau potable
Pesticides Nizerand : 2 4 D, Aminotriazole, AMPA, Azoxystrobine, bénalaxyl, carbendazime, chlorpyriphos éthyl, desmétryne, dichlorprop, diéthofencarbe, diméthoate, diméthomorphe, dithianon, DNOC, flumioxazine, glyphosate, iprodione, métalaxyl, méthomyl, norfluorazon, norflurazon desméthyl, oxadiazon, procymidone, tébuconazole, terbuméton, terbuthylazine déséthyl, tetrachlorobenzène, trichlopyr

Micropolluants Nizerand (pertes) : styrène, 4-isopropyltoluène, toluène, xylènes (m+p), xylène ortho, 1,2,3-triméthylbenzène, 1,2,4-triméthylbenzène, chloroéthane, chlorométhane, chloroforme

Pesticides Sâone : acétochlore, alachlore, anthraquinone, bentazone, carbofuran, chlortoluron, cyprodinil, DCPMU, diflufénicanil, diméthénamide, dinoterbe, HCH alpha, HCH gamma, isoproturon, mécoprop

Micropolluants Saône : benzo a pyrène (13 fois la norme de l’eau potable en mai 2006), benzo anthracène, chrysène, fluoranthène, pyrène, méthyl naphtalène, benzo b fluorenthène, benzo k fluorenthène, benzo pérylène, phénanthrène (0,02 µg/l le 22/12/2006), nonyphénols, tributylphosphate, monophénylétain (0,031 µg/l le 21/05/2007), dibutylétain (0,01 µg/l le 21/05/2007), dioctylétain (0,005 µg/l le 19/07/2006), mercure (0,7 µg/l le 10/12/2001), chrome (5 µg/l le 04/08/2004), cadmium
Site pollué 69-139 : monochlorobenzène, dichlorobenzènes, trichlorobenzènes, tétrachlorobenzènes, hydrocarbures

Site pollué 69-60 : Pb, Cd, hydrocarbures

Produits de dégradation de tous les polluants précédents (souvent plus persistants ou plus toxiques, la plupart sont inconnus, il est impossible de les analyser) : chlorure de vinyl…

STEP de la CCBNM (à venir) : nitrosamines, hormones, résidus de médicaments et de produits ménagers…

Octobre 2007, la liste des polluants s’allonge :
Pesticides Eau Sâone : 2 4 D (0,02 µg/l le 21/05/2007), acétochlore (0,15 µg/l le 21/05/2007), alachlore, anthraquinone, bentazone, carbofuran (0,49 µg/l le 21/05/2007), chlortoluron, cyprodinil, DCPMU, diflufénicanil, diméthénamide (0,27 µg/l le 21/05/2007), diuron (0,13 µg/l le 21/05/2007), HCH alpha, HCH gamma, isoproturon, mécoprop, métolachlore (1 µg/l le 21/05/2007), spiroxamine (0,14 µg/l le 21/05/2007, Ardières : 0,44 µg/l le 21/09/2006, vigne). Somme des pesticides : 2,24 µg/l le 21/05/2007

Pesticides Eau Ardières (vigne) : carbendazime (0,18 µg/l le 18/05/2006), cyprodinil (0,34 µg/l le 23/06/2004), diméthomorphe (1 µg/l le 02/06/2003), diuron (14,6 µg/ le 08/08/1995), endosulfan alpha (0,02 µg/ le 18/05/2006), endosulfan beta (0,03 µg/ le 18/05/2006), forpel (1,3 µg/ le 08/08/1995), Glufosinate-ammonium (0,3 µg/l le 20/07/2006), iprodione (3,2 µg/ le 08/08/1995), procymidone (6,8 µg/l le 08/08/1995), tébuconazole (0,21 µg/l le 22/06/2006), spiroxamine (0,44 µg/l le 21/09/2006) …

Saône à Lyon sur eau : DEPH ou di(2-éthylhexyl) phtalate (5,7 µg/l le 20/09/2006), dichlorophénol-2,4 , dichlorophénol-2,5 , dichlorophénol-3,4 (3 détections en 2000), nitrophénol-2 (2001), éthylbenzène (2002), dichlorobenzène-1,4 (1999), octylphénols (2003)

Saône à Lyon sur Matières En Suspension (MES) : hexachlorobutadiène, isopropylbenzène, hexachlorobenzène, PCB 28, PCB 101, PCB 138, PCB 153, PCB 170, PCB 180, PCB 194, biphényle

Nouveaux polluants détectés en 2008 dans l’eau souterraine près de Villefranche :

  • Desmethylnorflurazon (2737) : 0,15 µg/l
  • Epoxinonazole (1744) : 0,11 µg/l
  • Terbuphos (1267)
  • 1-(3,4-dichlorophényl)-3-méthyl-urée (C8H8Cl2N2O ou 1929)

Synthèse fin 2008 :

Nombre de substances polluantes détectées dans l’eau autour des captages d’eau potable de Villefranche : 152, dont 72 pesticides différents

15 janvier 2007 Posted by | Eau Villefranche | 2 commentaires

Stop au projet d’assainissement de la CCBNM

Le projet d’assainissement de la Communauté de Communes Beaujolais Nizerand Morgon, c’est:

  • Pour les habitants de la CCBNM, boire leurs propres eaux usées
  • Pour les 65000 habitants alimentés en eau par les captages de Villefranche-sur-Saône, boire une eau provenant en partie des égouts de la Communauté de Communes Beaujolais Nizerand Morgon
  • Plusieurs millions d’euros d’argent public gaspillés. Pour une petite Communauté de Communes de 4000 habitants, c’est énorme.
  • La pollution irréversible de plusieurs kilomètres de nappes alluviales non polluées actuellement par les solvants chlorés, c’est une atteinte aux droits des générations futures.
  • La pollution de la rivière du Nizerand, qui a actuellement une très bonne qualité au niveau du rejet prévu des eaux de la station d’épuration.
  • Le non-respect des objectifs de qualité du Nizerand fixés par la loi sur l’eau de 1992 et le Préfet du Rhône.

Le projet totalement aberrant consiste à détruire les stations d’épuration existantes (dont certaines ont des rendements de 98 % et 99 %), à mettre des tuyaux partout, à construire des stations de relevage des eaux usées pour concentrer tous les égouts de 6 vallées différentes dans la vallée du Nizerand et ensuite rejeter les eaux partiellement traitées dans le Nizerand, c’est-à-dire dans l’eau potable de 65000 habitants (30 % de l’eau captée, 1 verre sur 3, est de l’eau du Nizerand).

 Une seule solution pour éviter tout cela, rénover et mettre aux normes les 7 stations d’épuration actuelles de la Communauté de Communes.

11 janvier 2007 Posted by | Assainissement CCBNM | Laisser un commentaire

Pollution des captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône

Quelques chiffres donnent une idée de l’ampleur de la pollution. Depuis 20 ans, 400 kg de solvants industriels ont été injectés dans le réseau d’eau « potable ». En 2006, 16 kg de tétrachloréthylène et 40 kg de solvants vont être distribués aux usagers. Comment certaines personnes peuvent-elles encore dire qu’il n’y a aucun problème ?  

La présence d’un produit de dégradation du tétrachloréthylène–trichloréthylène (cis -1,2-Dichloroéthylène) et la présence de solvants interdits d’utilisation aujourd’hui (trichloroéthane, tétrachlorure de carbone, trichlorotrifluoéthane…) montrent que les déversements des solvants dans la nappe datent de plusieurs années. Or les concentrations en solvants continuent d’augmenter dans l’eau potable chaque année depuis 20 ans. La quantité de polluants déversés dans la nappe peut donc être estimée à plus d’une tonne, probablement plusieurs tonnes de solvants. Seule une grosse industrie, ou un centre où transitaient des corps creux souillés (fûts métalliques ou bidons), peut être à l’origine d’une pollution aussi importante.  

L’étude de la DDASS de 1996 prouve que les solvants chlorés proviennent de la zone industrielle d’Arnas (d’après plusieurs dizaines d’analyses sur les puits dans et autour du champ captant). Dans des nappes similaires, les vitesses de l’eau mesurées par traçage varient de 500 m/j à quelques mètres par jour, soit des temps de transfert de 3 jours à 2 ans. Un temps de transfert de 6 mois entre la zone industrielle et les captages est une première estimation. 

D’après le site internet BASOL, le seul endroit, où a été découvert des sols pollués aux solvants chlorés dans la zone industrielle, est le site n° 69 139 où 25 kg de chlorobenzènes ont été évacués en 2005. Le site est actuellement exploité par la société X, mais la pollution des sols est ancienne, avant 2002 date de l’inspection de la Drire qui a découvert les sols pollués. Avant 2001, le site était occupé par les sociétés X (partie sud où ont été découverts les sols pollués aux solvants) et X (partie nord sans sols pollués). D’après l’étude d’X de 1994, les activités sont « Récupération de métaux ferreux et non-ferreux » pour X et « Dépôt de bennes d’OM. et de déchets verts » pour X. La consultation à la Préfecture des études menées sur le site BASOL 69 139 montre des investigations insuffisantes : une seule analyse des solvants chlorés dans les sols sur un site de 9 000 m2 ; échantillon choisi à cause de la couleur et l’odeur du sol, alors que les études suivantes ont montré que c’était une erreur ; piézomètres de surveillance de la nappe mal implantés et mal conçus pour les solvants chlorés plus lourds que l’eau ; aucune analyse des chlorobenzènes dans les captages d’eau potable en aval alors que c’est obligatoire pour une Evaluation Simplifiée des Risques (s’il n’existe pas d’analyses précédentes). Après le déversement des chlorobenzènes sur le site 69 139 dans les années 80 ou 90, l’eau potable a pu être contaminée, mais aucune analyse de chlorobenzènes n’est été réalisée à ce moment. 

En bordure de la Saône et au nord des captages, les polluants s’accumulent à cause de la faible perméabilité des berges de la Saône (100 mg/l de nitrates). En l’absence des puits de captage, la concentration en solvants chlorés de la nappe dépasserait 1 000 µg/l. Nos captages sont donc de véritables ouvrages de dépollution de la nappe phréatique de la Saône. En payant notre facture d’eau, nous payons la dépollution pour le compte du pollueur. Sans les captages, le pollueur aurait des ennuis avec l’administration, on lui demanderait de réaliser une couteuse dépollution de la nappe de la Saône. Où est le principe du pollueur-payeur ? 

Nous rappelons que :

  •  Les premières analyses montrant la pollution aux solvants chlorés des captages d’eau datent du milieu, ou de la fin, des années 80.
  •  Depuis 10 ans, des associations, des particuliers ne cessent d’attirer l’attention des responsables de la distribution d’eau sur le problème des solvants chlorés.
  • Une lettre dénonçant la présence anormale de ce produit cancérigène dans l’eau « potable » avait déjà été envoyée à la mairie de Lacenas le 5 décembre 1999, suite à l’analyse du 22 juin de l’eau du robinet de l’école de Lacenas montrant une concentration de tétrachloréthylène de 1,2 µg/l.
  • En l’absence totale d’information sur la qualité de l’eau à Lacenas, nous sommes obligés de payer nous-mêmes des analyses.

10 janvier 2007 Posted by | Eau, Eau Villefranche | Laisser un commentaire

Périmètre de protection des captages d’eau potable

L’un des principaux problèmes des périmètres de protection vient du fait qu’ils ne comportent pas d’objectifs à atteindre en terme de qualité de l’eau brute. Ces objectifs doivent être plus sévères que les normes administratives obligatoires en distribution (décret 2001-1220). Par exemple, les MCLG (objectif maximum en concentration d’un polluant) aux Etats Unis ont un objectif de 0 µg/l pour 22 composés organiques (tétrachloréthylène, trichloréthylène…). Avoir comme seul objectif 10 µg/l de tétrachloréthylène dans l’eau potable distribuée est inacceptable. Des centaines de milliers de français ont ce type d’eau, et cela ne pose aucun problème car la norme administrative obligatoire est respectée. Les périmètres devraient être inclus dans un véritable plan règlementaire d’amélioration ou de préservation de la qualité de l’eau brute, avec des objectifs, des actions et des évaluations régulières. Les périmètres ne sont qu’un moyen parmi d’autres de protection des captages.

9 janvier 2007 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

Efficacité de la protection des eaux souterraines

Un seul et même service du ministère de l’Ecologie et du Développement Durable devrait avoir l’entière responsabilité des eaux souterraines. La dispersion actuelle entre la DDASS (analyses d’eau brute et protection rapprochée des captages AEP), la DRIRE (eaux minérales, nappes polluées), la DIREN (quantité et protection générale), l’Agence de l’Eau (qualité), la DDAF – DDE… semble négative. Le manque de coordination efficace entre la DDASS et la DRIRE pose de graves problèmes : exemple des captages AEP de Villefranche-sur-Saône pollués depuis 20 ans par du tétrachloréthylène dont on ne connaît toujours pas l’origine. Dès les premières détections par la DDASS au milieu des années 80, la priorité de l’action de la DRIRE dans la région aurait due être de trouver l’origine et de stopper l’activité responsable de la pollution

9 janvier 2007 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

Bonjour

Bienvenue sur le blog de l’eau et du développement durable, par B. Ducluzaux

8 janvier 2007 Posted by | Eau | Laisser un commentaire

   

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