Conférence de Marc Laimé à Villefranche le 10 décembre

12 novembre 2009 par brunod

Conférence-débat : « À boire ! » Eau, pollution et santé à Villefranche et dans le monde

Jeudi 10 décembre 2009 – 20h – Cinéma Les 400 coups

Avec Marc Laimé, expert et conseil en politiques publiques de l’eau, journaliste spécialiste des problèmes de l’eau, auteur de divers ouvrages et enquêtes, rédacteur du blog www.eauxglacees.com

 Organisée par le Collectif beaujolais des usagers de l’eau

 Entrée : 4 euros / 2 euros pour les faibles revenus

 Résumé de la conférence de Marc Laimé :

“Rejets industriels, produits chimiques, métaux lourds, pesticides, nitrates, phosphates, médicaments…, ces substances polluantes sont chaque année plus massivement présentes dans les eaux de surface et les eaux souterraines. Elles posent un véritable problème sanitaire, qui pourrait conduire à une crise de santé publique. L’agriculture, l’industrie, les transports, l’aménagement, la croissance économique et leur impact sur nos modes de vie sont à l’origine d’une dégradation des ressources en eau aujourd’hui combattues par le recours à des technologies curatives de plus en plus sophistiquées et dispendieuses. Et si nous faisions fausse route? La fuite en avant dans la dépollution industrielle ne résout rien. Seule une remise en cause radicale de notre modèle de développement permettra de recouvrer un bon état écologique et chimique de toutes les masses d’eau, comme nous y engage la Directive-cadre européenne sur l’eau pour l’horizon 2015.”

 Le Collectif beaujolais des usagers de l’eau présentera ses objectifs et des données sur la qualité de l’eau potable à Villefranche-sur-Saône et environs.

Cinéma Les 400 coups  – 60 rue de la Barmondière   -   69400 Villefranche-sur-Saône

De nouveaux HAP dans notre eau potable

27 octobre 2009 par brunod

Les dernières analyses du contrôle sanitaire ont montré la présence de nouveaux HAP aux robinets des usagers de Villefranche-sur-Saône et environs. HAP : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques, polluants dont certains sont cancérigènes.

Le 31 juillet 2009, au centre de Villefranche (première détection de ces 2 polluants dans l’eau distribuée par la CAVIL)

  • Fluorène : 12 ng/l
  • Méthyl(2) fluoranthène : 11 ng/l

Le 30 juin 2009, à Liergues (eau distribuée par le SEOV) :

  • Fluoranthène : 14 ng/l. Première détection de HAP dans l’une des 9 communes du Syndicat des Eaux de l’Ouest de Villefranche : preuve d’une nouvelle dégradation de la qualité l’eau distribuée

Il n’y a aucune norme sur ces 3 paramètres, donc l’eau est donc ”conforme”. Cependant, quand il y a un HAP, il y a les autres à coté, en particulier le benzo(a)pyrène (cancérogène certain pour l’homme, groupe 1 du CIRC Centre International de Recherche sur le Cancer). Or la norme française pour le benzo(a)pyrène est 10 ng/l, et le seuil de détection du laboratoire est aussi 10 ng/l. Donc il peut y avoir ce produit dangereux à 9 ng/l (plus les actions combinées des dizaines d’autres polluants détectés dans l’eau), et l’eau est toujours “conforme”.

Déjà le 1 octobre 2007, 57 ng/l de fluoranthène avaient été détectés au robinet de la cuisine de la Chambre de Commerce (http://leau.wordpress.com/2007/12/09/les-hap-nouveaux-polluants-de-l%e2%80%99eau-distribuee-par-la-cavil/).

Au total 23 micropolluants ont été détectés dans l’eau de Villefranche : tétrachloréthylène, trichloréthylène, dichloréthylène-1,1 , trichloréthane-1,1,1 , dichloéthane-1,1 , dichlorométhane, tétrachlorure de carbone, dichlorométhane, chloroforme, benzène, xylène-méta, naphtalène, dibromoéthane-1,2 , dichloroéthane-1,2 , trichloroéthane-1,1,2 , trichlorotrifluoréthane, dichloroéthylène 1,2cis, bromoforme, dichlromonobromométhane, dibromomonodichlrométhane, fluoranthène, fluorène,  méthyl(2) fluoranthène (plus des hydrocarbures 11 µg/l le 06/01/2005).

A cela s’ajoutent des dysfonctionnements de l’usine de traitement d’eau exploitée par une entreprise privée, le manganèse n’est pas éliminé, et une forte concentration en aluminum est envoyée au robinet des usagers (analyses du 03/10/2008 et du 03/04/2007)

Je rappelle qu’il n’y a aucun danger à court ou moyen terme de boire ou utiliser l’eau de Villefranche. Les risques pour la santé sont uniquement à long terme (cancers, stérilité…).

Nouveau pesticide dans l’eau de Villefranche

18 octobre 2009 par brunod

En mars 2009, un nouveau pesticide, le chlortoluron, a été détecté dans l’eau des captages de Villefranche-sur-Saône. Six pesticides étaient présents dans l’eau analysée.

Au total, 22 pesticides différents ont été détectés dans l’eau de Villefranche-sur-Saône. Ce triste record devrait inciter les autorités à agir, mais toujours rien. Aucune action de terrain n’est menée pour résoudre ce problème.

Liste des pesticides : atrazine, atrazine-déséthyl, atrazine-déisopropyl, dichloropropène-2,3, diuron, terbuthylazine-hydro, métolachlor, oxadixyl, simazine, simazine-hydroxy, tébutame, asulame, 2,6-dichlorobenzamide, linuron, métoxuron, bromacile, 2-hydroxy-atrazine, deisopropyl-déséthyl-atrazine, lenacile, terbuthylazine-déséthyl, carbofuran, chlortoluron.

Enquêtes publiques à Anse

17 octobre 2009 par brunod

Trois dossiers d’enquêtes publiques sont disponibles à la mairie d’Anse. La principale se termine de 26 octobre. Ces enquêtes concernent l’ancien site REGEMAT à Anse. 

La commune d’Anse possède environ 500 000 m2 de terrain en zone inondable dans le lit majeur de la Saône, donc normalement non aménageable. A partir de 1995-1997, environ 250 000 m2 ont été remblayés en toute illégalité : infractions au code de l’urbanisme, à la loi sur l’eau, à la législation sur les installations classées, au PERI (Plan d’Exposition au Risque d’Inondation). L’objectif (d’après moi) était de permettre des opérations immobilières sur ces terrains. Ces remblaiements, SOREAL et REGEMAT, ont duré jusqu’en 2005 (calcul à 2 600 000 tonnes), sans aucune action efficace des pouvoirs publics (Préfet, Maire) pour les arrêter. Des déchets divers ont également été apportés par l’entreprise REGEMAT. Les conséquences environnementales de ces travaux illégaux sont considérables d’après moi, des millions d’habitants des vallées de la Saône et du Rhône pourraient être menacés par des inondations.

D’après les autorités, l’objectif de deux des enquêtes serait de réparer une toute petite partie des dégâts, donc des travaux apparemment positifs. Le négatif est que ces enquêtes légalisent les remblais illégaux, donc le coup de force pour rendre constructibles les terrains. L’autre point négatif est que les habitants de la CAVIL et du département du Rhône vont payer ces travaux, alors qu’ils n’y sont pour rien (pourquoi ne pas faire payer les responsables ?). En étudiant de manière approfondie les 3 énormes dossiers, la réalité est bien différente : en fait, les contribuables vont payer pour satisfaire des intérêts privés de grandes entreprises et pour de nouvelles dégradations de l’environnement.

Les pollutions continuent à Arnas (toujours et toujours)

3 octobre 2009 par brunod

Ces jours derniers, nous avons identifié 6  rejets d’eau polluée industrielle et 4 rejets d’eau polluée domestique (égouts), illégaux bien sûr, dans le Nizerand à sec, sur la commune d’Arnas. Donc toutes les pollutions rejoignent notre eau potable : 60000 habitants et 500 millions de biberons de bébés par an (céréales et lait déshydratés fabriqués avec l’eau brute du robinet, depuis 40 ans, des dizaines de millions de personnes nourris avec).

02/10/2009 : Pollution venant du collecteur d"eau pluviale" de la rue Grange Morin. 10 rejets pollués illégaux de ce type dans le lit du Nizerand à sec sur Arnas ont été constatées

02/10/2009 : Pollution venant du collecteur d"eau pluviale" de la rue Grange Morin. 10 rejets pollués illégaux de ce type dans le lit du Nizerand à sec sur Arnas ont été constatées

Les pollutions continuent, et jamais aucun procès verbal de pollution n’a été établi.

La plupart des pollutions sont rejetée dans le réseau d’eau pluviale de la Communauté d’Agglomération, avant d’être infiltrées vers les captages d’eau potable. A chaque pluie, une eau très polluée (noire, hydrocarbures, polluants divers) est rejetée dans le Nizerand par les collecteurs d’eau pluviale de la zone industrielle. Il n’y a aucun traitement, tous les polluants s’infiltrent en aval vers la nappe phréatique, puis atteignent les captages d’eau dite potable.

Nouveaux déchets illégaux à Arnas

27 septembre 2009 par brunod

Le samedi 26 septembre, un reportage pour la télévision a eu lieu pour montrer des pollutions des captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône. Ils ne se sont déplacés pour rien, malgré des années de luttes pour stopper les pollutions illégales, la pollution continue de plus belle, sans action efficace des pouvoirs publics.

En passant devant l’ancien site Rt, visiblement exploité actuellement par la société Er, voila ce que nous avons vu :

Déchets DIB non triés illégaux, supérieurs aux 20 m3 autorisés

Déchets DIB non triés illégaux, supérieurs aux 20 m3 autorisés

La quantité de déchets illégaux est impossible à voir de la rue, car la plupart est cachée à l’intérieur des hangars délabrés.

Autre information (non vérifiée) : les déchets hospitaliers de la ville de Lyon (nombreux problèmes environnementaux, dont la radioactivité) seraient incinérés Villefanche-sur-Saône. Pourquoi, alors qu’il y a deux incinérateurs autour de Lyon?

Arnas : pesticides déposés dans le Nizerand

27 septembre 2009 par brunod

Hier, lors d’un tournage d’un film pour la télévision, voici ce que nous avons découvert : des sacs de raticides purs déposés au milieu du lit du Nizerand. Trois sacs étaient immergés dans des vasques d’eau alimentant la nappe phréatique captée pour l’eau potable de Villefranche. Les sacs ont été sortis de l’eau. 

Deux sacs de pesticides dans le perte (infiltration vers la nappe phréatique captée pour l'eau potable, d'un écoulement d'eau illégal en provenance du site de la société EPUR)

Deux sacs de pesticides dans la perte (infiltration vers la nappe phréatique captée pour l'eau potable, d'un écoulement d'eau illégal en provenance du site de la société Er)

 

 

Sac de pesticides sorti de l'eau (pêche avec un baton), le produit toxique rose est visible. La vasque est la perte d'un écoulement d'eau illégal et pollué (substance blanche flottante) en provenance du collecteur d'"eau pluviale" de la rue Grange Morin

Sac de pesticides sorti de l'eau (pêche avec un bâton), le produit toxique rose est visible. La vasque est la perte d'un écoulement d'eau illégal et pollué (substance blanche flottante) en provenance du collecteur d'"eau pluviale" de la rue Grange Morin

Sac de pesticide déposé bien consciencieusement au milieu du lit à sec du Nizerand. Cette mise en danger de la vie d'autrui est acte volontaire.

Sac de pesticide déposé bien consciencieusement au milieu du lit à sec du Nizerand. Cette mise en danger de la vie d'autrui est un acte volontaire.

 

Un sac a même été vu au milieu du complexe sportif de Villefranche, sur la commune d’Arnas. Les jeunes enfants, qui sont là dans le parc, pourrait confondre le produit de couleur rose bonbon avec des friandises.

Le pesticide, appelé aussi biocide (produit qui tue), est le DIFENACOUM, conçu pour TUER les mammifères. D’après une rapide recherche sur internet, ce biocide est encore plus toxique que les précédents (les rats s’accoutument aux anciens raticides), il ne serait pas autoriser pour un emploi  dans le lit d’une rivière, donc des écoulements d’eau qui s’infiltrent à 100 % vers un captage d’eau potable.

Phrase de Prudence NA1 DESTINE UNIQUEMENT AUX USAGES MENTIONNES

Il est écrit que les sacs doivent être placés hors de la portée des enfants, des chats, des chiens, des animaux domestiques et des animaux non visés. Visiblement, les conditions d’usage du pesticide ne sont pas respectées sur la commune d’Arnas.

Phrase de Risque R22 NOCIF EN CAS D’INGESTION
AQUA DANGEREUX POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES.

Je demande à la CAVIL et la mairie d’Arnas d’enlever les sacs du lit du Nizerand, avant la prochaine pluie .  Nous avons sorti les sacs de l’eau, mais ils en restent dans le lit du Nizerand à sec , qui vont être emportés vers nos captages d’eau potable à la prochaine pluie. Le contrôle sanitaire officiel n’analyse pas le DIFENACOUM dans l’eau distribuée, donc aucun risque d’avoir une eau (administrativement) non potable.

L’eau de Villefranche est-elle potable ?

15 septembre 2009 par brunod

Le 10 septembre 2009, un journal a publié un article sur les plaintes contre X déposées par des usagers de l’eau, accompagné de propos rassurants du Président de la CAVIL : « Les indicateurs sont bons ».

Cela n’est pas nouveau, depuis 36 ans nos élus nous rassurent sur la qualité de l’eau, alors que depuis 36 ans aucune action efficace pour améliorer la qualité de l’eau captée n’a été entreprise.

Déjà, le 18 juillet 1973, le Maire de Villefranche avait fait publier un article “Les Caladois peuvent boire leur eau sans inquiétude”. Cela faisait suite à un article accusateur paru dans Le Progrès du 17 juillet 1973 : en gros “il faut rechercher les responsables de la dégradation de l’eau distribuée à Villefranche et leur faire payer les dégâts”.

« L’eau distribuée est potable» affirme le Président de la CAVIL. Cependant, personne ne peut affirmer que l’eau est potable quand une usine envoie depuis 37 ans des polluants dans un captage d’eau potable, et que l’on ne connait pas les noms des polluants (Article L1321-1).

Pour pouvoir dire que l’eau de Villefranche est potable, c’est à dire sans danger potentiel pour la santé (Article R1321-2), il faut :

  • Connaitre les noms et la toxicité des substances utilisées dans l’usine de colle.
  • Les analyser dans l’eau du robinet.
  • Faire de même pour toutes les autres sources de pollution en amont des captages (autres industries, pesticides du vignoble beaujolais, des maraichers près des captages, des céréaliers de la vallée de la Saône, collectivités locales avec les STEP qui rejettent des perturbateurs endocriniens et des résidus de médicaments…)
  • Faire une Evaluation Quantitative des Risques Sanitaires, en incluant tous les polluants susceptibles d’être dans l’eau distribuée (analyses DDASS, VEOLIA, RCS, RCO des captages, Saône, Nizerand)
  • Si EQRS montre qu’il n’y a pas de risque potentiel pour la santé, alors l’eau est potable.

Hors le fabriquant de colles donne de fausses informations à la CAVIL (pas de solvant chloré dans l’usine, ce qui est faux), au Préfet (pas de produit CMR, aucun impact sur l’eau), ne respecte pas les Arrêtés Préfectoraux (études des sols et des nappes, ESR non faites, rejets de colles dans la rivière), a un comportement dissimulateur (envoie de grande quantité d’eau propre, quand il sait que la police va passer). Actuellement, la Préfecture et la CAVIL ne connaissent pas tous les produits utilisés dans l’usine, comment peuvent-ils affirmer que l’eau est potable.

Les analyses non faites depuis des années sont une destruction irréparable de preuves. L’Etat, la CAVIL et VEOLIA ne pourront jamais apporter les preuves que l’eau ancienne a été potable. L’eau ancienne n’existant plus, les analyses nécessaires, pour pouvoir dire que l’eau est potable, sont impossibles à faire. D’après la loi, l’eau distribuée pendant des années à Villefranche doit donc être considérer comme non potable, avec toutes les conséquences juridiques pour les usagers de l’eau, et les consommateurs des produits agroalimentaires fabriqués avec l’eau (réf. Article L1321-1, 2°  paragraphe), qui pourront demander réparation des préjudices.

Références du Code de la Santé Publique :

Article L1321-1 : 

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=DFF7D2054D9709B093E8BA6ABCAD798B.tpdjo13v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006171049&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20090915

“Toute personne qui offre au public de l’eau en vue de l’alimentation humaine, à titre onéreux ou à titre gratuit et sous quelque forme que ce soit, y compris la glace alimentaire, est tenue de s’assurer que cette eau est propre à la consommation.

L’utilisation d’eau impropre à la consommation pour la préparation et la conservation de toutes denrées et marchandises destinées à l’alimentation humaine est interdite.”

Article R1321-2 :

http://www.legifrance.gouv.fr/affichCode.do;jsessionid=DFF7D2054D9709B093E8BA6ABCAD798B.tpdjo13v_2?idSectionTA=LEGISCTA000006198945&cidTexte=LEGITEXT000006072665&dateTexte=20090915

“Les eaux destinées à la consommation humaine doivent, dans les conditions prévues à la présente section : 

- ne pas contenir un nombre ou une concentration de micro-organismes, de parasites ou de toutes autres substances constituant un danger potentiel pour la santé des personnes ;”

 

Les textes législatifs et réglementaires sont clairs : il y a une obligation de résultat sur la potabilité de l’eau. Depuis 10 ans, je demande sans résultat que nos élus “s’assurent que l’eau distribuée est propre à la consommation“.

Le S à “substances” est essentiel. Les dangers potentiels de tous les polluants doivent être additionnés. Les effets de synergie entre tous les produits toxiques doivent être pris en compte. Les limites de qualité, établies pour un seul produit, ne peuvent donc pas être utilisées seules. Dans le cas très particulier de Villefranche-sur-Saône (toutes les catégories de polluants présentes dans l’eau distribuée), une EQRS est indispensable pour dire si l’eau est potable.

Questions à la CAVIL sur REGEMAT (9)

14 septembre 2009 par brunod

Dans l’article du Progrès du 10 septembre, la CAVIL ne donne aucune réponse sur REGEMAT. Je pose donc de manière claire et ouverte des questions à la CAVIL.

Combien va coûter à la CAVIL, aux usagers de l’eau et aux contribuables les pollutions de REGEMAT à Arnas et Anse?

A Arnas, le coût de la dépollution du site va être considérable.  Il y a un an, une entreprise a commencé le tri et l’évacuation des déchets. Un quart des déchets à peine ont été traités. Nous savons seulement que le coût du broyage sur place du bois trié est de 10 €/tonne.

A Anse, plus de 200 000 m3 (360 000 tonnes) de déchets “inertes” REGEMAT vont être déplacés par le Syndicat Mixte du Bordelan pour libérer (en partie !)  le lit de la Saône. Le Syndicat, c’est 20% CAVIL, 50 % Conseil général, 30 % commune d’Anse. Le coût pour la CAVIL et les contribuables du Conseil général va être énorme.

Etant donné les coûts élevés, pourquoi la CAVIL n’a-t-elle pas engagé des actions en Responsabilité Civile pour faire payer les responsables du désastre REGEMAT.

Hl (7) : la pollution continue

13 septembre 2009 par brunod

Malgré des années d’alertes aux pouvoirs de police et une plainte devant le Procureur, les rejets illégaux de colles et de produits chimiques purs dans la nappe phréatique captée par l’eau potable continuent à Arnas.

Voici des photos prises le 10 septembre 2009 à 11h45

Le 10/09/2009, la pollution continue à Arnas

Le 10/09/2009, la pollution continue à Arnas

Produit chimique pur violet rejeté dans le Nizerand à sec

Produit chimique pur violet rejeté dans le Nizerand à sec

La photo précédente montre une substance chimique violette huileuse (flotte à la surface de l’eau, nombreuses taches dans la vasque). A coté, il y avait aussi une substance huileuse jaune. Il s’agit de produits chimiques purs, qui comme la rivière Nizerand est à sec, ne peuvent que se retrouver que dans l’eau potable de 60 000 usagers.

Autour de la vasque, il y avait également, comme d’habitude, des dépôts noirs de goudron collé aux galets.

 

Le matin même du 10 septembre, Le Progrès publiait un article sur les plaintes contre X pour cette pollution, constatée par nous depuis 2006, mais qui dure sans aucun doute depuis la mise en service de l’usine en 1972.

Dans le journal, le directeur général de la CAVIL a dit : « Les déversements de colle sont accidentels et sont liés à un problème d’entretien”. Cela est faux, les déversements de colles ne sont pas accidentels, et ne sont pas liés à un problème d’entretien. Nous passons dans le Nizerand depuis 3 ans, ils sont réguliers, quotidiens à certaines périodes. Le rejet de colles, de produits purs dans le réseau eau pluviale est une pratique industrielle régulière qui existe probablement depuis des dizaines d’années.

“Nous avons demandé à des entreprises ciblées de mettre en place des actions correctives.”

Visiblement les gentilles demandes ne suffisent plus. Ne faudrait-il pas contraindre l’industriel à respecter son étude d’impact et son arrêté préfectoral, qui impose le rejet dans le réseau d’eau pluviale uniquement des eaux pluviales.

Une autre indication de l’origine de la pollution est donnée par les pastilles de colle “hot melt” que l’on retrouve dans le Nizerand depuis des années.  Photographie du 17 août 2009 à 16h00.

Pastilles de colle "hot melt" en provenance de l'usine Henkel

Pastilles de colle "hot melt" en provenance de l'usine Henkel

Dans l’arrêté préfectoral du 20 septembre 1979, l’usine devait respecter pour ses rejets d’eaux industrielles dans le réseau d’assainissement, les prescriptions parues au Journal Officiel du 20 juin 1953 : l’effluent devra être exempt de matières flottantes et ne pas provoquer de coloration visible dans le milieu récepteur. Le 10 septembre 2009, le rejet illégal dans la rivière ne respectait même pas les prescriptions de 1953 pour un rejet dans un réseau d’assainissement!