Questions à la CAVIL sur REGEMAT (9)

14 septembre 2009 par brunod

Dans l’article du Progrès du 10 septembre, la CAVIL ne donne aucune réponse sur REGEMAT. Je pose donc de manière claire et ouverte des questions à la CAVIL.

Combien va coûter à la CAVIL, aux usagers de l’eau et aux contribuables les pollutions de REGEMAT à Arnas et Anse?

A Arnas, le coût de la dépollution du site va être considérable.  Il y a un an, une entreprise a commencé le tri et l’évacuation des déchets. Un quart des déchets à peine ont été traités. Nous savons seulement que le coût du broyage sur place du bois trié est de 10 €/tonne.

A Anse, plus de 200 000 m3 (360 000 tonnes) de déchets “inertes” REGEMAT vont être déplacés par le Syndicat Mixte du Bordelan pour libérer (en partie !)  le lit de la Saône. Le Syndicat, c’est 20% CAVIL, 50 % Conseil général, 30 % commune d’Anse. Le coût pour la CAVIL et les contribuables du Conseil général va être énorme.

Etant donné les coûts élevés, pourquoi la CAVIL n’a-t-elle pas engagé des actions en Responsabilité Civile pour faire payer les responsables du désastre REGEMAT.

Hl (7) : la pollution continue

13 septembre 2009 par brunod

Malgré des années d’alertes aux pouvoirs de police et une plainte devant le Procureur, les rejets illégaux de colles et de produits chimiques purs dans la nappe phréatique captée par l’eau potable continuent à Arnas.

Voici des photos prises le 10 septembre 2009 à 11h45

Le 10/09/2009, la pollution continue à Arnas

Le 10/09/2009, la pollution continue à Arnas

Produit chimique pur violet rejeté dans le Nizerand à sec

Produit chimique pur violet rejeté dans le Nizerand à sec

La photo précédente montre une substance chimique violette huileuse (flotte à la surface de l’eau, nombreuses taches dans la vasque). A coté, il y avait aussi une substance huileuse jaune. Il s’agit de produits chimiques purs, qui comme la rivière Nizerand est à sec, ne peuvent que se retrouver que dans l’eau potable de 60 000 usagers.

Autour de la vasque, il y avait également, comme d’habitude, des dépôts noirs de goudron collé aux galets.

 

Le matin même du 10 septembre, Le Progrès publiait un article sur les plaintes contre X pour cette pollution, constatée par nous depuis 2006, mais qui dure sans aucun doute depuis la mise en service de l’usine en 1972.

Dans le journal, le directeur général de la CAVIL a dit : « Les déversements de colle sont accidentels et sont liés à un problème d’entretien”. Cela est faux, les déversements de colles ne sont pas accidentels, et ne sont pas liés à un problème d’entretien. Nous passons dans le Nizerand depuis 3 ans, ils sont réguliers, quotidiens à certaines périodes. Le rejet de colles, de produits purs dans le réseau eau pluviale est une pratique industrielle régulière qui existe probablement depuis des dizaines d’années.

“Nous avons demandé à des entreprises ciblées de mettre en place des actions correctives.”

Visiblement les gentilles demandes ne suffisent plus. Ne faudrait-il pas contraindre l’industriel à respecter son étude d’impact et son arrêté préfectoral, qui impose le rejet dans le réseau d’eau pluviale uniquement des eaux pluviales.

Une autre indication de l’origine de la pollution est donnée par les pastilles de colle “hot melt” que l’on retrouve dans le Nizerand depuis des années.  Photographie du 17 août 2009 à 16h00.

Pastilles de colle "hot melt" en provenance de l'usine Henkel

Pastilles de colle "hot melt" en provenance de l'usine Henkel

Dans l’arrêté préfectoral du 20 septembre 1979, l’usine devait respecter pour ses rejets d’eaux industrielles dans le réseau d’assainissement, les prescriptions parues au Journal Officiel du 20 juin 1953 : l’effluent devra être exempt de matières flottantes et ne pas provoquer de coloration visible dans le milieu récepteur. Le 10 septembre 2009, le rejet illégal dans la rivière ne respectait même pas les prescriptions de 1953 pour un rejet dans un réseau d’assainissement!

Collectif Beaujolais des usagers de l’eau

10 septembre 2009 par brunod

Un collectif sur l’eau, l’environnement et la santé dans le Beaujolais a été créé. Si vous êtes préoccupés par votre santé et celle vos enfants, n’hésitez à venir nous rejoindre. Depuis mai 2009, quatre réunions d’usagers ont eu lieu pour la création du collectif.

La pollution de l’eau distribuée est notre principale préoccupation. L’eau du robinet est-elle réellement potable?

Sans réponse valable des pouvoirs publics depuis 10 ans, se regrouper nous a semblé  la seule solution.

http://eaubeaujolais.wordpress.com/

Lutte réussie contre REGEMAT à Pontcharra (8)

4 septembre 2009 par brunod

Exemple positif à Pontcharra : quand les élus et les citoyens se mobilisent, les catastrophes environnementales sont évitées.

Pendant des années, des élus et des habitants de Pontcharra-sur-Turdine se sont battus contre l’installation de l’entreprise REGEMAT sur leur commune (http://membres.lycos.fr/pontcharra/cm%20vote%20et%20vote.htm).

Votes contre Regemat à Pontcharra

Votes contre Regemat à Pontcharra

REGEMAT a tout de même eu l’autorisation d’exploiter le site d’une ancienne carrière. Cependant à la faillite de REGEMAT en 2006, peu de déchets sont restés sur la commune. Cette réussite environnementale est due à la lutte des habitants. Se sentant surveillé, REGEMAT n’a pas osé remplir le site de déchets divers, comme cela s’est passé à Arnas et Anse.

Site REGEMAT de Pontcharra : quelques poteaux EDF et tas de gravats

Site REGEMAT de Pontcharra : quelques poteaux EDF et tas de gravats

Une centaine de poteau en béton d’EDF et des tas de déchets inertes : les dégâts de REGEMAT sur la commune de Pontcharra-sur-Turdine sont limités. La mobilisation citoyenne est utile.

REGEMAT (7) : pollutions à Anse

3 septembre 2009 par brunod

Ces photographies ont été prises le 2 janvier 2008, après avoir été alerté par un habitant de Lyon.

Rappel : 2,6 millions de tonnes de déchets ont été apportés sur le site d’Anse en toute illégalité par l’entreprise REGEMAT entre 1997 et 2006 : infractions aux législations de l’urbanisme, des installations classées et de la police de l’eau. Ces déchets forment un immense barrage de la vallée de la Saône, menaçant la sécurité des habitants des vallées de la Saône (inondations catastrophiques) et du Rhône (immense vague si le barrage casse). Cela est déjà arrivé en petit en novembre 2008 : inondations à Gleizé et Villefranche dues à la rupture d’un barrage involontaire : http://leau.wordpress.com/category/inondations-villefranche/

Entrée du site REGEMAT d'Anse

Entrée du site REGEMAT d'Anse

 

Vue d'une partie des déchets, énormes blocs de béton non recyclés, DIB...

Vue d'une partie des déchets, énormes blocs de béton non recyclés, DIB...

 Bien cachés dernière d’immenses tas de gravats, des déchets industriels (DIB) ont été déposés par REGEMAT. Le site d’Arnas devant être plein, l’escroquerie aux déchets a continué à Anse, probablement juste avant le dépôt de bilan. Rappel : REGEMAT se faisait payer par leurs clients et l’ADEME pour RECYCLER les déchets, et non les stocker (activité illégale d’exploitation de décharge de classe 2).

Déchets divers (DIB) non triés stockés illégalement sur le site (2677 m3 d'après les relevés officiels du géomètre)

Déchets divers (DIB) non triés stockés illégalement sur le site (2677 m3 d'après les relevés officiels du géomètre)

 

Caché entre d'immenses "tas" de béton non recyclé, une grande zone polluée noire : REGEMAT brulait des déchets divers, et particulier les fils de cuivre pour récupérer le métal : totalement illégal pour une installation classée

Cachée entre d'immenses "tas" de béton non recyclé, une grande zone polluée noire : REGEMAT brulait des déchets divers, et particulier les fils de cuivre pour récupérer le métal : totalement illégal pour une installation classée

Zone polluée avec eau s'infiltrant dans la nappe phréatique captée pour l'eau potable à 1,5 km en aval (alimentant des dizaines de milliers d'habitants)

Zone polluée avec eau s'infiltrant dans la nappe phréatique captée pour l'eau potable à 1,5 km en aval (alimentant des dizaines de milliers d'habitants)

Eau polluée s'écoulant dans un forage abandonné de REGEMAT. Zone polluée noire à coté. Nappe captée pour l'eau potable en aval (Sud du Beaujolais, Val d'Azergues, pas la commune d'Anse, qui comme l'autre commune pollueuse d'Arnas,  a un captage propre non situé en aval d'une zone polluée)

Eau polluée s'écoulant dans un forage abandonné de REGEMAT. Zone polluée noire à coté. Nappe captée pour l'eau potable en aval (Sud du Beaujolais, Val d'Azergues)

 Une dernière photo montrant l’ampleur du site REGEMAT : 210 000 m2 remplis de 1 400 000 m3 de déchets inertes et non inertes déposés là en toute illégalité sans que personne n’intervienne.
Site REGEMAT d'Anse, 210 000 m2 (plate forme sans arbre au milieu de la photo)

Site REGEMAT d'Anse, 210 000 m2 (plate forme sans arbre au milieu de la photo)

REGEMAT (6) : photos Google des “TAS” de déchets non triés à Arnas

25 août 2009 par brunod

Photographie aérienne de l’IGN du site d’Arnas avant l’arrivée de REGEMAT en 2003 : le terrain est propre sans déchet. Le site est occupé par l’entreprise CMC Couturier.

Site d'Arnas en 2003 avant l'arrivée de REGEMAT : propre sans déchet

Site d'Arnas en 2003 avant l'arrivée de REGEMAT : propre sans déchet

1,5 ans après l’arrêté d’autorisation, l’extérieur des bâtiments est à moitié plein de déchets :
Site REGEMAT au 31 décembre 2005 : rempli à moitié de déchets
Site REGEMAT au 31 décembre 2005 : rempli à moitié de déchets

Photo prise quelques mois après la faillite de REGEMAT, le site est rempli au maximum de déchets (les bâtiments sont également remplis de déchets non triés sur 5 mètres de haut)

Site REGEMAT au 20 avril 2007 : rempli à ras bord de déchets non triés
Site REGEMAT au 20 avril 2007 : rempli à ras bord de déchets non triés

Ces photographies prouvent le caractère frauduleux des stockages de déchets non triés. Trois ans est le temps qu’il a fallu à Regemat pour remplir le site de dizaines de milliers de m3 de déchets industriels banals (DIB). L’entreprise n’a jamais eu l’intention de recycler ces déchets. Elle a déposé son bilan que le site était plein, et qu’elle ne pouvait plus recevoir d’argent pour le faux recyclage.

Voici les engagements de REGEMAT devant le Préfet, pour obtenir son autorisation d’exploiter :
  • Emprise du site : REGEMAT ne l’a pas respecté, les bâtiments à l’est du site ont également été remplis de déchets non banals (cartouches de toner, bidons de produits chimiques, déchets non identifiés…).
  • Stockage de 900 m3 de déchets triés, avec des murets en parpaings à l’intérieur, des détecteurs de fumées, des parois béton de 4 m de hauteur minimale : REGEMAT n’a rien respecté : plusieurs dizaines de milliers de m3 de déchets non triés, pas de murets, pas de parois béton…

 

Engagements de REGEMAT sur le stockage extérieur (rien n'a été fait)

Engagements de REGEMAT sur le stockage extérieur (rien n'a été fait)

 

Hl (6) : poissons morts de la pollution

24 août 2009 par brunod

Le 25 juillet 2007, 3 poissons morts ont été retrouvés en aval du rejet industriel illégal du tuyau Eaux Pluviales de la rue Grange Morin à Arnas. Une truite dans la vasque même du rejet, une autre truite quelques dizaines de mètres en aval et un petit poisson 250 m en aval. Aucun poisson mort n’a été trouvé en amont du rejet. Le débit du Nizerand le 25/07/2007 était important pour la saison : 100 l/s environ.

Le 25/07/2007 à 12h, truite morte sous le rejet de colle de National Starch, 2 autres poissons morts en aval, procès verbal de l'ONEMA le lendemain

Le 25/07/2007 à 12h, truite morte juste sous le rejet de colle de National Starch

Truite morte dans la vasque du rejet industriel (25/07/2007)

Truite morte dans la vasque du rejet industriel (25/07/2007)

 

Deuxième truite morte quelques dizaines de mètres en aval du rejet industriel
Deuxième truite morte quelques dizaines de mètres en aval du rejet industriel
Petit poisson mort trouvé 250 m en aval du rejet (emporté par le courant)
Petit poisson mort trouvé 250 m en aval du rejet (emporté par le courant)

J’ai essayé de faire constater les poissons morts. Comme pour les rejets polluants, aucune autorité locale n’a voulu se déplacer. En insistant, j’ai réussi à faire venir une personne de l’ONEMA. Malheureusement le lendemain, deux des poissons avaient disparu. Il restait la truite dans la vasque. Le procès-verbal, réalisé par l’ONEMA, a été envoyé à la CAVIL.

Honnêtement, je croyais le problème réglé, et que l’industriel ne recommencerait pas à rejeter de la colle dans le Nizerand. Mais constatant que les rejets de colle continuaient le 29 juillet 2009, j’ai déposé une plainte contre X devant le Procureur de la République de Villefranche le 30 juillet 2009 pour destruction du poisson (Article L432-2 du code de l’environnement). Une autre plainte similaire a été déposée par un habitant de Villefranche-sur-Saône.

Article L432-2 du code de l’environnement
“Le fait de jeter, déverser ou laisser écouler dans les eaux mentionnées à l’article L. 431-3, directement ou indirectement, des substances quelconques dont l’action ou les réactions ont détruit le poisson ou nui à sa nutrition, à sa reproduction ou à sa valeur alimentaire, est puni de deux ans d’emprisonnement et de 18 000 euros d’amende.”

HENKEL (5) : pollutions de 2006

23 août 2009 par brunod
En 2006, l’usine de fabrication de colles industrielles s’appelait National Starch. Aujourd’hui, le nom a changé : Henkel, mais le nouvel exploitant est toujours responsable des pollutions anciennes, et continue les mêmes pratiques industrielles de pollution (nouveaux rejets de colles du 29 juillet et 17 août 2009). Il devra donc réparer les dommages causés depuis 36 ans à l’environnement, à la rivière du Nizerand, aux sols, à la nappe phréatique, aux captages d’eau potable, à la santé des 60000 usagers de l’eau, et des consommateurs des produits agroalimentaires fabriqués à partir de l’eau du robinet : pain de toutes les boulangeries de la région (le pain, c’est plus de 30 % d’eau) , pain BIO (près de Villefranche-sur-Saône, un agrément pour la fabrication de pain BIO en utilisant l’eau du robinet a été donné), aliments pour bébés (plus de 50 % d’eau dans la préparation des céréales infantiles)…

Les 24 et 29 octobre 2006, des pollutions par la colle du Nizerand ont été constatées (pas de photos).

Les premières photos datent du 3 novembre 2006.

Pollution du Nizerand le 3 novembre 2006 à 16h00, substance flottante

Pollution du Nizerand le 3 novembre 2006 à 16h00, substance flottante

 

Acculumation de colle en aval immédiat du rejet "Eaux Pluviales" de la rue Grange Morin (photo ep_morin_0611_01.jpg)

Accumulation de colle en aval immédiat du rejet "Eaux Pluviales" de la rue Grange Morin (photo ep_morin_0611_01.jpg)

Le 10 novembre 2006 à 11h00, toujours le même triste spectacle : pollutions aux colles flottantes dans le lit du Nizerand à sec
Le 10 novembre 2006 à 11h00, toujours le même triste spectacle : pollutions aux colles flottantes dans le lit du Nizerand à sec

Vidéo du 10/11/2006 (11s) : http://www.youtube.com/watch?v=aAnBsdW5R_Y

Autre vidéo (12 s) : http://www.youtube.com/watch?v=Y6D5-JSB6Qs

Le 10/11/2006 11h46, en aval du rejet, le Nizerand est uniquement l'égout des pollutions industrielles (à sec en amont)

Le 10/11/2006 11h46, en aval du rejet, le Nizerand est uniquement l'égout des pollutions industrielles (à sec en amont)

Pour connaitre la pollution de la nappe phréatique en aval des rejets de colle, un prélèvement d’eau a été réalisé le 10/11/2006 à 11h00 dans une résurgence du lit du Nizerand à 300 m en aval. L’analyse des hydrocarbures aromatiques a donné : Styrène = 0,80 µg/l et 4-isopropyltoluène (p-cumène) = 0,79 µg/l. Le styrène est bien un composant de nombreuses colles industrielles. Dans le dossier d’étude d’impact de l’arrêté du 27 avril 2009, un composé à base de styrène est mentionné dans le dossier. Le p-cumène a été détecté dans un échantillon d’eau polluée par la colle (analyse de 2007). Les rejets de colles industrielles pollueraient donc la nappe phréatique superficielle sur au moins 300 m.
Résurgence de la nappe phréatique superficielle en aval des rejets de colles

Résurgence de la nappe phréatique superficielle en aval des rejets de colles, lit du Nizerand à sec en amont (lieu du prélèvement d'eau du 10/11/2006)

Toutes les pollutions Henkel -National Starch : http://leau.wordpress.com/category/henkel-national-starch/
Le rejet des déchets de colles dans la rivière, et donc dans l’eau potable, donc une pratique industrielle banale de l’usine, quelque que soit l’année, la saison.

Qualité de l’eau du Grand Lyon : 37 pesticides dans le Rhône

22 août 2009 par brunod

Plus d’un million d’habitants du département du Rhône boivent l’eau en provenance du champ captant de Crépieux-Charmy, alimenté principalement par l’eau du fleuve Rhône. L’eau distribuée est brute sans aucun traitement (à part l’ajout de chlore). En 2006, d’après les rapports du Grand Lyon,  93 % de l’eau du Grand Lyon provenait de Crépieux-Charmy, soit 1 100 000 habitants consommant une eau en provenance du fleuve Rhône.

La qualité de l’eau du Grand Lyon est donc dépendante de l’eau du Rhône. La station de mesure de la qualité la plus proche est située au pont de Jons. Voici la (longue) liste des pesticides détectés dans le Rhône par les analyses officielles du réseau européen RCS-RCO (Réseau de Contrôle de Surveillance et Réseau de Contrôle Opérationnel). 

Alachlore : max 0,06 µg/l le 16/05/1997, produits de dégradation non analysés (10 à 100 fois le produit brut)

Acétochlore : traces le 03/06/2008, produits de dégradation non analysés (10 à 100 fois le produit brut)

Aminotriazole : nombreuses détections, max 0,59 µg/l le 04/03/2008, 6 fois la norme de l’eau potable

AMPA (produit de dégradation du glyphosate) : nombreuses détections, max 0,51 µg/l  le 14/12/2004, 5 fois la norme de l’eau potable

Anthraquinone : 0,07 µg/l  le 19/11/2003

Atrazine déséthyl (produit de dégradation de l’atrazine) : 0,17 µg/l  le 13/03/2002

Atrazine : 1,4 µg/l  le 19/06/2001, 14 fois la norme de l’eau potable

Carbendazime : nombreuses détections, max 0,34 µg/l  le 02/06/2005, 3 fois la norme de l’eau potable

Carbofuran : max 0,02 µg/l  le 23/05/2007

Chlortoluron : 0,05 µg/l  le 14/11/2001

Cyprodinil : 0,18 µg/l  le 11/12/2001

Diclofop méthyl : 0,59 µg/l  le 18/08/1999, 6 fois la norme de l’eau potable

Diméthénamide : 0,05 µg/l

Diuron : 0,05 µg/l

Ethofumésate : 0,11 µg/l

Glyphosate : max 0,56 µg/l, 6 fois la norme de l’eau potable

HCH gamma : 0,02 µg/l

Isoproturon : 0,23 µg/l, traces en 2009

Mécoprop : 0,04 µg/l  le 19/07/2006, traces en 2009

Métalaxyl : nombreuses détections, max 0,06 µg/l

Métazachlore : traces

Métolachlore : nombreuses détections, max 0,2 µg/l  le 19/06/2001, 2 fois la norme de l’eau potable, produits de dégradation non analysés (10 à 100 fois le produit brut)

Monolinuron : 0,3 µg/l

Norflurazon : 0,28 µg/l  le 19/06/2001

Oxadixyl : 0,13 µg/l le 19/06/2001

Piperonil butoxide : 0,04 µg/l, traces en 2009

Simazine : nombreuses détections, max 0,1 µg/l

Tébutame : 0,03 µg/l

Terbuthylazine : 0,1 µg/l

Terbutryne : 0,04 µg/l

2 4 MCPA  : 0,03 µg/l

Dans la station plus en amont (près de Lagnieu), d’autres pesticides ont été détectés :

Foséthyl aluminium : 1,1 µg/l  le 19/06/2008, 11 fois la norme de l’eau potable

Hexazinone : 0,64 µg/l  le 09/05/2006, 6 fois la norme de l’eau potable

Oxadiazon : 0,06 µg/l  le 11/05/2005

Terbuthylazine hydroxy : traces le 28/08/2008

2 6 Dichlorobenzamide : 0,03 µg/l  le 21/02/2008, produit de dégradation du Dichlobenil

 Détections supplémentaires dans l’Ain près de la confluence avec le Rhône :

Glufosinate-ammonium : 0,11 µg/l  le 06/02/2006

 

Au total,  37 pesticides différents ont été détectés dans le Rhône par les analyses officielles en amont des captages du Grand Lyon.

Le Rhône a un débit moyen de 600 m3/s à Lyon, pour un prélèvement pour l’eau potable de 3,3 m3/s (100 000 000 m3/an). Le prélèvement d’eau du Grand Lyon représente 0,55 % du débit du Rhône. Quand le Rhône est pollué par un pesticide à 0,5 µg/l, cela signifie qu’il transporte 26 kg de pesticides par jour, quantité largement suffisante pour contaminer l’eau de 1,1 million d’habitants au dessus de la norme de l’eau potable (0,1 µg/l). Certains prétendus “experts” du Grand Lyon disent qu’à cause du fort débit pompé, l’eau de Lyon ne pourra jamais être polluée : cela est faux.

Certains de ces  37  pesticides, plus leurs produits de dégradation, se retrouvent donc aux robinets des lyonnais. Le minimum serait de les informer (hors rien n’est fait, à part de dire que l’eau est d’excellente qualité, et l’une des meilleures de France : faux d’après les analyses précédentes).

 Un traitement de l’eau distribuée aux charbons actifs serait une solution provisoire.  Le prix de l’eau est très élevé à Lyon, un tel prix devrait inclure un traitement de l’eau. A 3 € TTC le m3, distribuer un eau sans traitement est anormal (2,99 € TTC exactement pour une consommation de 120 m3/an).

La solution définitive devrait être d’aller chercher l’eau ailleurs, et d’arrêter de faire boire aux lyonnais l’eau du Rhône (cela dure depuis 150 ans). Il faudrait reprendre les projets du 19° siècle, qui ont été abandonnés car la Compagnie Générale des Eaux (VEOLIA aujourd’hui) a toujours proposé aux lyonnais de boire l’eau du Rhône.

HENKEL (4) : mains collées en 2007

22 août 2009 par brunod

Cela s’est passé en juillet 2007.

L’eau rejetée par le tuyau EP de la rue Grange Morin paraissait alors propre et claire : de l’eau normale. Pour me nettoyer les mains, je les ai plongées dans l’eau. Sentant quelque chose d’anormal, j’ai joint les doigts des 2 mains. Mes 2 mains sont alors restées collées ensemble. J’ai eu du mal à séparer les 2 mains, et ensuite à enlever la colle.

Cela fait une troisième sorte de colle rejetée dans la rivière. La pollution dans le réseau EP est donc une pratique courante de l’usine polluante. Rappelons :

  • Que l’usine a démarré en 1973, depuis 36 ans des rejets de colles ont lieu dans le Nizerand.
  • Que la pollution par les produits chimiques des colles se retrouve dans les captages d’eau potable de Villefranche-sur-Saône, soit par l’intermédiaire de la nappe phréatique, soit directement par le Nizerand, la Saône et les drains des P10 et P11 : 8 à 12 heures de temps de transfert entre le rejet polluant de l’usine et les captages d’eau portable.
  • Que les polluants de Henkel n’ont été recherchés dans l’eau potable. Si on ne recherche pas, on ne peut pas les trouver, donc l’eau est potable d’après la DDASS. En 2007, la DDASS, qui avait toutes les informations sur les rejets, a cru l’industriel (il ne rejette rien), et a parlé d’”allégations” pour dénigrer les observations et les photos de ce blog. 
  • Que les captages de Villefranche alimentent en “eau potable” 60000 personnes, et une usine de fabrication d’aliments à mettre dans les biberons des bébés : moitié du marché français, des dizaines de pays dans le monde consomment les aliments de l’usine de Villefranche-sur-Saône, seule usine de production au niveau mondial (pour les produits fabriqués à Villefranche) du groupe alimentaire.