En 2006, l’usine de fabrication de colles industrielles s’appelait National Starch. Aujourd’hui, le nom a changé : Henkel, mais le nouvel exploitant est toujours responsable des pollutions anciennes, et continue les mêmes pratiques industrielles de pollution (nouveaux rejets de colles du 29 juillet et 17 août 2009). Il devra donc réparer les dommages causés depuis 36 ans à l’environnement, à la rivière du Nizerand, aux sols, à la nappe phréatique, aux captages d’eau potable, à la santé des 60000 usagers de l’eau, et des consommateurs des produits agroalimentaires fabriqués à partir de l’eau du robinet : pain de toutes les boulangeries de la région (le pain, c’est plus de 30 % d’eau) , pain BIO (près de Villefranche-sur-Saône, un agrément pour la fabrication de pain BIO en utilisant l’eau du robinet a été donné), aliments pour bébés (plus de 50 % d’eau dans la préparation des céréales infantiles)…
Les 24 et 29 octobre 2006, des pollutions par la colle du Nizerand ont été constatées (pas de photos).
Les premières photos datent du 3 novembre 2006.

Accumulation de colle en aval immédiat du rejet "Eaux Pluviales" de la rue Grange Morin (photo ep_morin_0611_01.jpg)

- Le 10 novembre 2006 à 11h00, toujours le même triste spectacle : pollutions aux colles flottantes dans le lit du Nizerand à sec
Vidéo du 10/11/2006 (11s) : http://www.youtube.com/watch?v=aAnBsdW5R_Y
Autre vidéo (12 s) : http://www.youtube.com/watch?v=Y6D5-JSB6Qs
Pour connaitre la pollution de la nappe phréatique en aval des rejets de colle, un prélèvement d’eau a été réalisé le 10/11/2006 à 11h00 dans une résurgence du lit du Nizerand à 300 m en aval. L’analyse des hydrocarbures aromatiques a donné : Styrène = 0,80 µg/l et 4-isopropyltoluène (p-cumène) = 0,79 µg/l. Le styrène est bien un composant de nombreuses colles industrielles. Dans le dossier d’étude d’impact de l’arrêté du 27 avril 2009, un composé à base de styrène est mentionné dans le dossier. Le p-cumène a été détecté dans un échantillon d’eau polluée par la colle (analyse de 2007). Les rejets de colles industrielles pollueraient donc la nappe phréatique superficielle sur au moins 300 m.
Toutes les pollutions Henkel -National Starch : http://leau.wordpress.com/category/henkel-national-starch/
Le rejet des déchets de colles dans la rivière, et donc dans l’eau potable, donc une pratique industrielle banale de l’usine, quelque que soit l’année, la saison.


