En amont de Villefranche, les remblaiements illégaux des lits mineurs et majeurs des cours d’eau sont fréquents. Certains propriétaires essaient de faire passer les eaux de crues chez leur voisin (c’est difficile car personne ne se laisse faire), donc en général les eaux finissent sur les routes goudronnées (là les Maires devraient réagir, mais certains ne font rien).
Exemple à Lacenas dans le lit d’un affluent du Morgon
En 1998, le lit du cours d’eau temporaire était entièrement dans une parcelle de terrain à coté de la route. L’eau de la route s’écoulait vers la parcelle (preuves par des mesures et des traçages). Le cours d’eau est temporaire car il se situe dans une vallée sèche en milieu karstique (en basses eaux, l’eau coule en profondeur dans des grottes). Cependant lors de chaque précipitation importante, un torrent descend dans la vallée.
Ensuite le lit a été obstrué en amont par 2 camions de terre. Puis fin 2003-début 2004, l’intégralité du lit du cours d’eau sur 170 m a été remblayée par des dizaines de camions de terre. Le Maire de la commune, qui habitait à 300 m de là et qui avait été prévenu, n’a rien fait. Résultat : depuis 2004, la route goudronnée en forte pente est devenue le lit mineur et majeur de la vallée. La pente actuelle est inversée, de la parcelle vers la route. L’eau descend avec une forte vitesse sur la route, et l’on imagine les conséquences en aval. Les 1-2 novembre 2008, les dégâts sur les habitations en aval ont été plus importants que les crues précédentes.
Toujours la même question : est-ce à la collectivité de payer des erreurs humaines ?
2003 : premiers camions de terre ayant pour objectif de détourner le lit de la rivière sur la route. En 1998, l’eau coulait dans l’autre sens !
Quelques camions de terre qui ont remblayé sur 170 m le lit naturel du cours d’eau
Exemple à Pommiers dans le lit de la Galoche
Vers 1997-1999, à 1 km du village de Pommiers, les lits majeurs et mineurs de la Galoche ont été remblayés par des dizaines de camions, sur quelques dizaines de mètres. L’eau est obligée de couler en limite de parcelle, et chez le voisin en crue. Ces remblaiements accélèrent l’écoulement de l’eau, donc font des dégâts en aval. Est-ce la “goutte d’eau de trop” qui a fait céder le “barrage involontaire” de Pommiers ?
Petite partie du remblaiement de la Galoche à Pommiers
Sur d’autres communes, il y a sûrement d’autres exemples. Tous ces aménagements irresponsables s’additionnent sur les 68 km2 du bassin versant du Morgon, et ensuite, les habitants en aval (Gleizé, Villefranche-sur-Saône) sont inondés. Les données météo montrent que les précipitations du 1-2 novembre n’étaient pas exceptionnelles.



